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Laeticia Hallyday, l’entretien vérité

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"Dans le regard de Daniel Dos Reis, son coach, qui était avec lui, j’ai compris que c’était fini. J’ai hurlé". | © Capture d'écran Instagram / Laeticia Hallyday

People et royauté

Alors que triomphe mon Pays c’est l’Amour, déjà disque de diamant, elle revit les derniers mois du chanteur, raconte la vie sans lui et nous parle de sa relation compliquée avec David et Laura. Premiers extraits.

D’après un article de Paris Match France de Olivier Royant

Dans ce bureau, rien n’a bougé. Le monde de Johnny s’est figé. Ses médiators de guitare, ses briquets, ses lunettes trônent sur une table basse décorée d’une lettre de Jade. Aux murs, encadrés, le diplôme de la Légion d’honneur et les images de toute une vie : Saint-Barth avec Laeticia, dans une loge entre Delon et Belmondo, un éclat de rire avec Sarkozy après un concert. Sur une console, des images de David et Laura enfants. Laeticia a un moment d’appréhension en entrant. Elle prend sa respiration. Ses yeux se brouillent. La présence de Johnny imprègne encore le lieu.

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Elle pose sa main sur le canapé en cuir et me désigne l’endroit où il aimait se tenir: « Je ne peux pas m’asseoir là ». Alors elle prend place à l’autre extrémité. Elle sourit ; parfois, sa voix s’étrangle. C’est ici, au milieu de ses guitares et de ses gris-gris de toute une vie, que, le 5 décembre 2017, à 22 h 30, le combat de Johnny a cessé : « J’ai quitté le bureau cinq minutes pour aller à la cuisine chercher le plat que lui avait préparé son ami le chef Jean-François Piège, et on ne m’a pas laissé rentrer dans la chambre. La porte est restée fermée. Dans le regard de Daniel Dos Reis, son coach, qui était avec lui, j’ai compris que c’était fini. J’ai hurlé. A cet instant, mon monde s’est arrêté ». Les jours précédents, les matelas des petites avaient été disposés autour du lit médicalisé de leur père. Elles lui apportaient réconfort et espoir. « Depuis la naissance de Jade, il y a quatorze ans, nous dormions ensemble, tous les quatre dans le même lit. C’était notre vie. C’est vrai que cela pouvait choquer certaines personnes ».

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Des instants de vie conservés dans la mémoire de son téléphone

Le lendemain du décès, Laeticia a dû se résigner à se séparer de Johnny. « Il a fallu que j’accepte qu’il s’en aille. Je l’ai gardé deux jours à la maison mais, après, on me l’a pris pour le funérarium du Mont-Valérien. J’ai passé la nuit avec lui, une dernière nuit. Mon matelas était posé à côté de lui. Il n’était plus là mais je lui parlais. Je ne sais pas s’il m’entendait. Cette nuit-là, je lui ai dit beaucoup de choses, des choses que je lui avais déjà dites. Donc je n’avais pas de remords ». Samedi, à son retour pour la première fois à Marnes-la-Coquette, il a fallu trois heures à Laeticia avant de pouvoir ouvrir la porte du bureau. « Ici, les derniers mois, tout n’a été que désespérance. Avec Jade et Joy, aidées par nos amis, nous nous sommes tenu la main et nous sommes finalement entrées dans la pièce ». Notre conversation commence et elle l’illustre par des instants de vie conservés dans la mémoire de son téléphone.

Paris Match. Dans l’album, il y a un texte qui vous touche, c’est “pardonne-moi”…
Laeticia Hallyday. J’ai beaucoup de mal à l’écouter. C’est la plus belle déclaration d’amour. Le pardon, c’est l’histoire de notre vie. Johnny avait du mal à pardonner. Quand on s’est rencontrés, il y a vingt-trois ans, nous étions deux âmes cabossées par la vie. Nos cœurs étaient liés par certaines failles. Ensemble, nous avons appris à panser ces blessures. J’ai vécu mille vies avec lui. Nous avons passé des grands moments de bonheur, mais de grandes peines aussi. J’ai traversé les épreuves, les doutes, les trahisons. Mais nous avons réussi la plus belle chose, qu’il n’avait jamais réussie avant : construire une famille.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le numéro 3624 de Paris Match, en vente dans les kiosques et sur iPad.

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