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Les temps forts de la première journée d’Emmanuel Macron en Belgique

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Ce lundi, l'amitié franco-belge a été au centre de toutes les discussions. | © Frederic Sierakowski / Isopix

People et royauté

La visite d’État du président français, à l’invitation du roi Philippe,  comprend plusieurs rendez-vous protocolaires, politiques, socio-économiques et culturels lundi et mardi.

 

La dernière visite d’État française en Belgique datait de 1971, avec Georges Pompidou. 47 ans plus tard, elle a amené le couple Macron au plat pays. Cette première journée, le président français a foulé le sol bruxellois, puis celui de Gand. L’amitié franco-belge a été au centre de toutes les discussions. Retour sur quatre moments forts de ce lundi 19 novembre.

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1. L’accueil par le couple royal, sur la place des Palais

Lundi, de 11H30 à midi, une cérémonie d’accueil a été organisée sur la place des Palais à Bruxelles. Environ 250 personnes  sont venues voir l’arrivée du président français et de la première dame. Le couple royal a fait son entrée en voiture sur une Brabançonne interprétée par la musique royale des guides belges. La cavalerie de la police fédérale s’est ensuite mise en rang pour accueillir Emmanuel et Brigitte Macron. Les deux couples ont écouté ensemble avec révérence la Marseillaise. Emmanuel Macron et le roi Philippe ont ensuite longé, sur un tapis rouge, les différents corps de l’armée alignés, à savoir des représentants des forces médicales, aériennes, navales et de l’armée de terre. Leurs épouses ont elles marché sur un second tapis rouge, positionné plus au centre de la place des Palais et plus près du public. Elles ont rejoint leurs époux pour passer la grille du palais.

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Emmanuel Macron, le roi Philippe, Brigitte Macron et la reine Mathilde lors de la cérémonie officielle de bienvenue © BELGA PHOTO / BENOIT DOPPAGNE

2. Palais d’Egmont, réunion avec Charles Michel

Au Palais d’Egmont, Macron a eu une réunion avec Charles Michel à l’issue de laquelle ils ont donné une conférence de presse conjointe. Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre belge Charles Michel y ont affiché leur ambition commune à donner un « nouvel élan » à l’Union européenne, tout en insistant sur l’étroitesse des liens qui unissent les deux pays sur de nombreux plans et la communauté de vues entre les dirigeants. M. Michel a salué la « mobilisation au quotidien » du chef de l’État français « au service de l’idéal européen ». Il a aussi  souligné que face à des défis comme le changement climatique, le terrorisme, la question des migrations, « notre monde a besoin de coopération, a besoin de dialogue, a besoin de compréhension mutuelle, a besoin d’échanges, de respect » , en insistant sur la « qualité de nos relations bilatérales » qu’il a qualifiées de « fortes » , « étroites » , « constantes » . Le chef de l’Etat français a pour sa part souligné « combien le travail que l’on fait ensemble est un travail précieux, fait de convergences » afin de rendre l’Europe « plus unie », « plus solidaire » et « plus forte ». 

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Le président français Emmanuel Macron (à gauche) et le Premier ministre belge Charles Michel donnent une conférence de presse à l’issue de leur réunion © EMMANUEL DUNAND / AFP

3. La visite au musée des Beaux-Arts de Gand

Le couple royal et le couple présidentiel français ont visité lundi après-midi l’atelier du MSK de Gand (Musée des Beaux-Arts), où est restauré le polyptyque de l’Agneau mystique des frères Van Eyck. Ils ont également reçu des explications sur la méthode de travail de cette méticuleuse campagne de restauration. Depuis 2012, des restaurateurs spécialisés – y compris des Français – travaillent sur l’oeuvre flamande mondialement connue. L’Agneau mystique est resté en France, à Paris, entre 1795 et 1815. Cette présence de l’oeuvre dans la capitale française avait en outre permis de susciter un nouvel intérêt pour les peintres primitifs flamands, quelque peu oubliés à l’époque. Après la chute de Napoléon en 1815, les panneaux sont retournés dans la cathédrale Saint-Bavon à Gand.

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la reine Mathilde de Belgique, le roi Philippe ; Emmanuel et Brigitte Macron à gauche de la peinture « L’Agneau mystique » © Emmanuel Dunand / AFP  

4. Banquet d’État à Laeken

La journée s’est clôturée par un banquet d’État à Laeken. 172 personnalités issues du monde politique, artistique, économique ou sportif ont été conviées, parmi lesquelles Justine Henin, Vincent Blondel, le recteur de l’Université catholique de Louvain, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close ou encore l’ancienne bourgmestre de Molenbeek Françoise Schepmans.

D’après nos confrères de la DH, le Roi a ouvert le banquet d’un discours élogieux sur la France et sur le président : « Nous recevons le chef d’État d’un grand pays, grand par son histoire, par son rayonnement et par son poids dans le monde (…) Nous recevons en vous, Monsieur le Président, un homme pétri de cette belle culture française, un visionnaire donnant un nouvel élan à son pays et à l’Europe, dans un esprit de dialogue et de rassemblement ». Il a ensuite loué l’amitié entre les deux pays, encensé les université belges (le président a vu Gand ce lundi et ira à Louvain-la-Neuve mardi), et souligné les enjeux européens et difficultés auxquelles les deux pays font face.

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©  BELGA PHOTO / BENOIT DOPPAGNE

Mardi, le président se rendra accompagné du roi Philippe à Molenbeek, devenue aux yeux du monde un fief de jihadistes après les attentats de novembre 2015. Ils seront accueillis à l’espace de coworking LaVallée, qui héberge environ 150 jeunes artistes et entrepreneurs des métiers de la culture. Emmanuel Macron ira également à la renconre d’étudiants à Louvain-la-Neuve et terminera son déplacement par une rencontre avec un échantillon des quelque 250 000 Français installés outre-Quiévrain.

Avec Belga 

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