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Meghan et Kate, William et Harry : La rupture ?

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On parle de tensions entre les frères et d'inimitié entre leurs épouses. | © Paul Grover / POOL / AFP

People et royauté

Si le prince Harry et Meghan ont choisi de s’exiler loin de Kensington, dit-on, c’est qu’ils ne souhaitent plus vivre à côté de Kate et William…

 

Harry avait déjà tout dit, dès leur premier tour de piste à quatre en février dernier. “Travailler en famille présente des défis, c’est certain. Mais nous sommes coincés ensemble jusqu’à la fin de nos jours !” Meghan, Kate et William, réunis pour lancer leur fondation commune, avaient bien ri. Neuf mois plus tard, la plaisanterie a pris une drôle de tournure avec l’annonce du déménagement du couple Sussex à Windsor. Si le prince cadet et sa belle Américaine ont choisi de s’exiler loin de Kensington, dit-on, c’est qu’ils ne souhaitent plus vivre à côté de Kate et William. On parle de tensions entre les frères, d’inimitié entre leurs épouses. Pourtant, Harry et Meghan doivent quitter leur petit cottage pour un plus grand avant l’arrivée du bébé, le printemps prochain. Alors, simple bisbille montée en épingle ? Apparemment pas. De l’outrancier The Sun, au respectable et sérieux Telegraph, en passant par les grands tabloïds le Daily Mail et le Daily Express, la presse britannique est unanime : quelque chose ne va pas.

Si le Sun n’a pas détaillé les “tensions entre les deux frères” évoquées samedi, l’édition dominicale du Mail a, elle, avancé une première explication : Kate et Meghan sont en froid. “Ce sont deux personnes très différentes” qui ne « s’entendent pas particulièrement ». Les termes reviendront lundi dans divers quotidien comme le Daily Express, tel un élément de langage politicien mais avec une nuance. Meghan est d’un naturel extravertie et Kate, malgré sa grande expérience en public, reste une femme plus réservée. Certes, ce n’est pas le même caractère, mais cela veut simplement dire qu’elle n’ont pas vraiment d’atomes crochus. On les compare comme Diana et Fergie en leur temps. Depuis leur rencontre il y a 18 mois, on aura voulu faire de Kate et Meghan les meilleures amies du monde – ou les pires ennemies. Surprise, elles ne seraient ni l’un, ni l’autre.

Kate en larmes après une rencontre tendue avec Meghan ?

Pour la plupart des journaux, il n’y a pas eu de brouille à proprement parler, mais le Telegraph évoque toutefois une anecdote troublante. Selon le quotidien, qui cite deux sources distinctes, Kate aurait fondu en larmes à l’issue d’une rencontre particulièrement tendue avec Meghan, avant le mariage en mai, à propos des robes de demoiselles d’honneur dont faisait partie la petite Charlotte. “Kate venait juste de donner naissance au prince Louis et elle était très émotive”, a souligné l’un des confidents.

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Cette histoire ne va pas arranger la réputation de Meghan. Selon les confidences faites à la presse britannique, les portraits les plus flatteurs dessine une jeune femme généreuse, dynamique, très investie, debout dès 5 heures du matin, bombardant ses aides de mails. D’autres la disent difficile dans le travail, voire « cassante » avec son équipe, ce qui expliquerait la démission inattendue de son assistante personnelle, début novembre. Son allant agace une partie de l’administration royale, bousculée dans sa “façon de faire” bien établie, mais ses partisans à la cour trouve cela “rafraichissant”. Pour reprendre l’expression anglaise de Rebecca English, la grande spécialiste du Daily Mail, Meghan serait un “acquired taste”, une chose dont les qualités ne peuvent s’apprécier qu’à la longue – même si aujourd’hui, elle ne semble « pas au goût de tout le monde, notamment de Kate ».

Les débuts compliqués de Meghan

Pour la défense de Meghan, il est absolument injuste de la comparer à Kate. L’Anglaise est entrée dans la sphère royale il y a plus de quinze ans maintenant. L’épouse du prince Harry a été propulsée parmi les joyaux de la Couronne en deux petites années. L’ancienne actrice est arrivée à 37 ans, en femme indépendante, avec son bagage – une culture différente, une carrière, un premier mariage, des amis ; une “vie d’avant”. Elle s’est forgée un solide caractère qui doit à présent entrer de force dans le carcan royal. “Comprendre les façons du palais, la déférence, la politique et le fait qu’il y a un ordre hiérarchique, cela prend à Meghan un certain temps”, souligne une source royale bien placée, citée par le Daily Mail. L’adaptation a été d’autant moins facile que la jeune femme a été publiquement humiliée par les errements de son père, et les bouffonneries de sa demi-sœur et de son demi-frère. Kate, dont l’oncle avait fait les choux gras des impitoyables tabloïds anglais, a été d’une aide précieuse, même si la proximité n’a pas durée. Méfiante, Meghan se serait éloignée de nombre de ses amis américains, écrivait le Daily Mail le mois dernier, au point de se retrouver un peu seule.

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Personne n’est mieux placé que son époux, le fils de Diana, pour comprendre cette difficulté. Dans le Telegraph, une source souligne : « Certains membres du personnel ne semblent pas vouloir donner sa chance à Meghan. Harry, lui, l’adore, et il est extrêmement protecteur vis-à-vis d’elle”. Il serait trop simple de blâmer le tempérament -supposé- de la seule Meghan dans cette triste affaire. Le prince n’a pas “rendu les choses faciles”, selon une source du Daily Mail qui le décrit comme de “plus en plus autoritaire”. L’éminent “royal watcher” Robert Jobson avait, à ce propos, rapporté la fameuse anecdote de la tiare de la Reine. En mai dernier, Elizabeth avait choisi une tiare de la collection royale pour Meghan, le jour de ses noces. La mariée, elle, en préférait une autre, comme si l’on pouvait discuter les choix de Sa Majesté. Harry, énervé par les réticences des aides royaux, aurait élevé la voix : ”Ce que Meghan veut, Meghan l’obtient”. Quelques jours plus tard, il était convoqué par sa grand-mère, qui l’avait “fermement remis à sa place”.

La cour est un « bocal pour poisson rouge”

En déménagement loin de Buckingham et Kensington, soulignent de nombreux d’observateurs, c’est aussi à cela que le prince souhaite échapper. Consciencieux dans ses tâches officiels, Harry n’a pour autant jamais caché le peu de sympathie qu’il avait pour l’austère cour du Royaume. Il a toujours voulu échapper à ce “bocal pour poisson rouge”. Longtemps, il a fait équipe avec Kate et William. Passé sixième dans l’ordre de succession avec la naissance des enfants Cambridge, il entend être suffisamment loin du trône à présent pour « voler de ses propres ailes ». Son frère sera roi, pas lui. Pourquoi rester dans ses pattes et mener une existence similaire ? “Ils sont toujours incroyablement proches, plus proches que la plupart des frères et sœurs, mais maintenant, Harry est marié et il est sur le point de devenir père, alors c’est un bon moment pour préparer son propre avenir”, indique une source du Mail qui insiste : “Il n’y a pas d’acrimonie”.

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En réalité, Meghan et Harry aurait peut-être pu rester au palais de Kensington. Le couple avait même des vues sur l’appartement voisin de celui de Kate et William, actuellement occupé par le duc et la duchesse de Gloucester. Richard, cousin de sa Majesté, et son épouse Brigitte étaient heureux de laisser la place aux jeunes Sussex, pour une demeure plus petite à présent que leurs enfants ont tous quitté le foyer. Le problème est, comme pour Kate et William, que le vieil appartement aurait bien besoin d’un rafraîchissement et d’une mise aux normes. Comptez un an de travaux, soit bien après l’arrivée du bébé, raison première de leur déménagement. Comptez aussi plusieurs millions de livres des caisses publiques, ce qui ne donne jamais bonne presse…

À Londres, aucune résidence officielle digne de leur rang n’est libre. En outre, Harry veut une grande maison avec un grand jardin pour la famille qu’il construit, avec des paparazzi le plus loin possible. Ce sera donc dans le domaine privé du château de Windsor, à 40 km de là. Le Frogmore Cottage, à deux pas du manoir où le couple Sussex a célébré ses noces. Malheureusement pour eux, le choix n’a pas fini de faire parler. C’est là que repose le duc et la duchesse de Windsor, l’ancien roi Edward VIII, celui-là même qui avait abandonné le trône pour épouser Wallis, son Américaine.

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