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Cinq ans après la mort de sa fille Kate, Jane Birkin revient sur son difficile deuil

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Jane Birkin, le 29 juillet 2018. | © PHOTOPQR/PRESSE OCEAN

People et royauté

Jane Birkin est revenue sur la douloureuse période de deuil qui a suivi le décès de sa fille aînée Kate Barry, il y a presque cinq ans.

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

 

Jane Birkin partage des souvenirs de sa vie, révèle ses pensées intimes dans les pages de Munkey Diaries, le journal intime qui couvre sa vie entre ses 11 et 36 ans. La chanteuse en a fait la promotion dimanche sur France Inter dans « Le Grand Atelier » de Vincent Josse. Elle a notamment évoqué son manque de confiance en elle en ce qui concerne sa carrière. « Je ne sais pas d’où vient la confiance en soi. C’est les autres qui me l’ont donnée », explique l’artiste de 71 ans qui estime avoir eu « beaucoup de chance » de croiser la route de « gens avec une exceptionnelle vision » qui ont changé le cours sa carrière. Elle cite notamment sa première pièce de théâtre La Fausse Suivante de Marivaux, dans laquelle elle jouait en 1985.

« Etre misérable chez soi c’est du gaspillage »

Si elle manque d’assurance dans le domaine professionnel, l’ancienne compagne de Serge Gainsbourg avait confiance en ses capacités de mère quand elle élevait ses trois filles : Kate Barry, Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon. « Je savais quoi faire, je savais les nourrir, je savais les ramasser, je savais les cajoler », raconte-t-elle avant de préciser qu’elle considérait ses enfants comme ses « amis »Après le décès de sa fille aînée en 2013 à la suite d’une chute de quatre étages, elle confie avoir perdu ce trait de sa personnalité. « Quand ma fille est morte, j’ai perdu cette confiance-là aussi. Je ne savais plus quoi faire. J’étais sortie de la vie, enfin je vivais une sorte de vie en parallèle ».

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Elle a réussi à sortir de cette période douloureuse en s’entourant de ses « enfants ou petits-enfants » et en se replongeant dans la musique. Une activité qui lui permet « de trotter dans le monde entier, de rencontrer des gens, de rencontrer aussi les difficultés des gens et de pouvoir être leur porte-parole parfois », raconte encore celle qui est heureuse de « servir à quelque chose » quand elle le peut. Elle conclut sur le sujet : « Être misérable chez soi c’est du gaspillage ». Dans une interview accordée à Paris Match en 2017, Jane Birkin avait qualifié la scène de « formidable échappatoire ». « Avant, j’étais complètement bloquée, aujourd’hui les choses sortent. Je me dis par exemple que j’ai eu la chance d’avoir Kate pendant quarante-six ans… ».

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