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Affaire Luc Besson : L’actrice qui l’accuse de viols témoigne à visage découvert

Luc Besson. | © Samantha Zucchi Insidefoto

People et royauté

L’actrice Sand Van Roy s’est exprimée à visage découvert devant les caméras de BFM TV. Elle accuse à nouveau le réalisateur et producteur Luc Besson de l’avoir violé. 

D’après un article Paris Match France de Yannick Vely (Avec AFP)

Les accusations sont graves et réitérées à visage découvert. L’actrice Sand Van Roy s’est exprimée sur BFM TV quant aux viols qu’elle aurait subis de la part du réalisateur et producteur Luc Besson. Après s’être rencontrés sur un casting fin 2015, Sand Van Roy et Luc Besson ont eu une relation sentimentale durant deux années, deux années pendant lesquelles elle aurait subi quatre relations sexuelles non consenties. C’est en tout cas ce qu’elle a déclaré aux enquêteurs. La dernière se déroulera le 17 mai 2018, à l’hôtel Bristol à Paris. « J’ai dit : ‘Arrête, tu me fais mal… il ne s’est pas arrêté’ », déclare-t-elle tout d’abord. « Pour moi, il était sadique », ajoute Sand Van Roy avant de poursuivre : « Il savait que ça faisait mal, il a vu que je pleurais ». Elle portera plainte dès le lendemain, et explique dans le reportage qu’aux urgences médico-légales une ecchymoses à l’oeil et des marques au dos seront constatées.


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Une autre accusatrice témoigne

Une autre accusatrice – elles sont cinq femmes à avoir témoigné dans une enquête de Mediapart – prend également la parole dans ce reportage, cette fois-ci le visage crypté. Étudiante en cinéma en stage au moment des faits, elle aurait été la victime de Luc Besson, notamment dans un ascenseur. « De nouveau, il m’a repris dans ses bras et m’a ré-embrassé dans le cou, la joue, enfoui son visage dans les cheveux (…) Je n’arrivais pas à le repousser ».

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Entendu en audition libre le 2 octobre, Luc Besson a été confronté le 12 décembre dernier à la comédienne belgo-néerlandaise dans les bureaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne. Au cours de cette confrontation qui avait duré environ 4h30, chacun avait maintenu ses versions. Luc Besson a jugé les accusations de « fantaisistes ». Le parquet de Paris, qui dirige les investigations, peut à tout moment décider d’un classement sans suite, ordonner des investigations complémentaires ou encore – s’il juge les indices suffisants – ouvrir une information judiciaire, obligatoire en matière criminelle.

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