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Adriana Karembeu : « Ma vie commence avec Nina »

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Papa lui fait découvrir le jeu de l’avion et maman assure l’atterrissage en douceur. Dans les jardins du Palais Ronsard, l’hôtel 5 étoiles d’Aram et Adriana, à Marrakech, le 6 janvier. | © Philippe Doignon / Bestimage.

People et royauté

À 47 ans, grâce à Aram, son mari, l’ex-top devenue animatrice découvre le bonheur d’être mère. Premiers extraits de l’interview d’Adriana Karembeu.

D’après une interview Paris Match France de Caroline Rochmann

Paris Match. Adriana, il y a cinq mois, vous donniez naissance à votre petite Nina et vous voici amincie, plus épanouie que jamais. L’arrivée du bébé vous aurait-elle transformée ?
Adriana Karembeu. La naissance de Nina a été un big bang, une explosion qui m’a frappée comme la foudre. Je peux dire que pour moi la vie a commencé quand j’ai accouché de ma fille. Je ne pensais pas possible d’aimer quelqu’un à ce point. Durant les neuf mois de ma grossesse, je ne voulais pas accoucher tant j’adorais être enceinte. J’aurais voulu que cet état se prolonge encore et encore. Quand Nina est née, j’étais folle de joie : elle ressemblait tellement à son papa ! C’était exactement ce que je désirais : que mon enfant soit la reproduction en miniature de l’homme que j’aime.

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Il a été écrit que votre grossesse vous avait épuisée…
C’est complètement faux ! J’étais au contraire en pleine forme, dotée d’une énergie incroyable. Après une fausse couche et l’échec de deux Fiv, ma nature anxieuse reprenait parfois le dessus, mais je considérais chaque jour comme une petite victoire. Comme si je traversais la pluie sans être mouillée.

Vous n’avez pas été malade ?
J’ai eu des nausées permanentes, un dégoût total de la nourriture. Je parvenais à peine, par moments, à avaler un yaourt entier. Des reflux constants m’obligeaient à dormir pratiquement assise dans le lit. Pourtant, j’étais tellement heureuse d’être enceinte que ces petits problèmes n’entachaient pas ma joie. J’ai perdu sans le vouloir 7 kilos durant les trois premiers mois et, lorsque j’ai accouché, j’avais exactement le même poids qu’avant de tomber enceinte ! Depuis la naissance de Nina, j’ai encore perdu 11 kilos. J’ai maintenant retrouvé le poids que j’avais à 20 ans.

Mon mari m’a ouvert les yeux en me disant qu’une vie sans enfants n’avait pas beaucoup de sens.

Dans un entretien précédent, vous me disiez hésiter à faire un enfant, ne connaissant rien à l’amour maternel et ayant peur de mettre votre vie de couple en danger.
Je disais n’importe quoi ! Je m’inventais des prétextes de peur d’affronter la réalité. En fait, j’avais peur d’être une mauvaise mère comme mon père avait été un mauvais père, lui qui n’avait aucun instinct paternel. Et si j’avais hérité de lui ? Si je n’avais pas, moi non plus, le moindre instinct parental ? J’ai été traumatisée par mon enfance. Lorsque j’ai accouché, je me suis dit : “Quel gâchis ! J’aurais pu avoir trois ou quatre enfants… »

Alors que vous aviez 46 ans et votre mari 63 … Qui est à l’origine de ce très beau projet ?
Aram, mon mari, déjà papa d’un grand garçon de 29 ans. Il m’a ouvert les yeux en me disant qu’une vie sans enfants n’avait pas beaucoup de sens. Il m’a parlé d’une façon simple et logique. Il simplifiait les choses alors que je me prenais la tête.

J’ai eu ma fille très tard, elle sera mon unique enfant.

L’accouchement a-t-il été facile ?
Je dînais avec Aram et des amis, dans un restaurant proche du casino de Monte-Carlo, lorsque j’ai été prise de contractions violentes qui m’ont obligée à m’allonger sur la banquette. Nous sommes partis et elles sont devenues si fortes que je me suis mise à genoux au milieu de la rue. Il était 23h et Aram m’a amenée à la maternité. Deux heures plus tard, le travail d’accouchement commençait sous péridurale. Aram est resté tout le temps à mes côtés. Il était tout blanc et disait qu’il allait s’évanouir, à tel point que les infirmières s’occupaient plus de lui que de moi ! [Rires.] Puis j’ai aidé Nina à sortir, en la maintenant par les épaules, et je l’ai posée sur mon ventre avant que mon mari ne coupe le cordon. Nous étions tellement émus que nous avons pleuré tous les deux.

Comment êtes-vous organisée ? Avez-vous engagé une nounou ?
Ah non, il n’en est pas question ! J’ai eu ma fille très tard, elle sera mon unique enfant et je tiens à m’en occuper exclusivement ! J’ai vécu pratiquement toute seule à Monaco avec elle. Puis, à Noël, nous sommes arrivés à Marrakech pour une quinzaine de jours. Mon mari faisait sans cesse des allers-retours entre Monaco et Marrakech pour superviser la fin des travaux de notre hôtel dans la palmeraie, le Palais Ronsard, un Relais & châteaux de style colonial qui ouvrira ses portes en février. A la maison, à Monaco, j’ai des caméras dans chaque pièce pour surveiller ma fille. Les premiers mois, je ne m’autorisais à me laver et à manger que lorsqu’elle dormait, et il m’arrivait de ne pas réussir à me brosser les dents avant 16 heures ! Je vais faire pipi avec ma fille au bras et quand je peux dormir trois heures d’affilée la nuit, je trouve ça génial. Maintenant, j’apprends à dormir dans la journée quand mon bébé dort.

Mon téléphone n’a jamais autant sonné que depuis ma grossesse.

Si Nina a changé votre vie a-t-elle aussi changé la femme que vous êtes ?
Du tout au tout. Avant, je vivais dans mon petit univers assez égoïste et mégalo, j’étais le centre du monde. Maintenant, toutes ces vanités ont disparu et je suis devenue une meilleure personne. J’ai davantage d’empathie et de tendresse pour les gens. Moi qui étais très solitaire, je suis devenue plus sociable, j’apprécie désormais de sortir.

Quel genre de papa est votre mari ?
Un papa génial, très vigilant, qui ne néglige rien. La semaine où je tourne un épisode des “Pouvoirs extraordinaires du corps humain » avec Michel Cymes, nous descendons à l’hôtel et c’est lui, secondé d’une nounou provisoire, qui s’occupe de Nina. Ce qui est amusant, c’est que mon téléphone n’a jamais autant sonné que depuis ma grossesse. En plus d’Atol, dont je suis avec fierté l’ambassadrice depuis onze ans, j’ai signé de nouveaux contrats avec la gamme Innoxa, Chattawak, le champagne Lanson et un site de bien-être, Facilaforme.

À quoi ressemble la chambre de Nina ?
Pour l’instant, Nina dort dans ma chambre, dans son petit lit. C’est une chambre très grande, avec beaucoup de plantes vertes et un lit à baldaquin d’où s’échappent des petites plumes et des fleurs. Le matin, le soleil filtre à travers les rideaux gris et blanc et elle adore ça. Teddy, son ourson préféré, ne la quitte pas d’une semelle et elle ne peut s’endormir sans lui… Je lui ai également fait une playlist : la berceuse anglaise “Twinkle, Twinkle, Little Star » est sa préférée.

J’initie ma fille à la nature en lui faisant sentir des feuilles de menthe.

Cette fille unique grandira-t-elle parmi d’autres enfants de son âge ?
Bien sûr ! Ma sœur Natalia, âgée de 41 ans, a accouché d’une petite Stella trois mois avant moi, et la nièce de mon mari a accouché à Noël d’une petite Perrine. En matière d’éducation, Natalia teste tout avant moi et me trace le chemin ! Nous cherchons les meilleures choses pour nos bébés, comme l’application Kinedu qui accompagne le bébé dans son développement, les ateliers créatifs puisés dans les livres Montessori, l’acquisition d’un portique en bois et d’un tapis d’éveil. J’initie également ma fille à la nature en lui faisant sentir des feuilles de menthe et toucher l’écorce des arbres.

Votre sentiment aujourd’hui ?
Le regret. Celui d’avoir attendu si longtemps pour faire un enfant. Je considère la naissance de Nina comme un miracle de Dieu et de la nature qui aurait, certes, été plus facile à accomplir quinze ans plus tôt. Je réalise combien j’ai mené une existence égoïste. Chaque seconde, j’ai peur pour mon enfant. S’il arrivait quelque chose à Nina, ma vie s’arrêterait net.

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