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Pourquoi Jameela Jamil s’appelle elle-même « une féministe en progression »

Jameela Jamil

Jameela Jamil dans The Good Place. | © Netflix

People et royauté

Fervente partisane du « body positivism », Jameela Jamil ne revendique pas facilement l’étiquette féministe. Sur les réseaux sociaux, l’actrice de The Good Place se décrit plutôt comme une « féministe en progression ».

La réputation de Jameela Jamil n’est plus à refaire. À l’opposé de son personnage dans The Good Place, l’actrice britannique apporte peu d’importance au paraître. Elle souhaite plutôt défendre le « body positivism », soit l’appréciation de son corps tel qu’il est. En mars 2018, l’interprète de la « parfaite » Tahini a lancé un compte Instagram intitulé I Weigh, où elle invite des femmes et des hommes à mesurer leur poids non pas en chiffres, mais en tant que personnes, en expériences et en valeurs humaines. Début janvier, la comédienne a décidé de passer à la vitesse supérieure, en transformant ce mouvement en une entreprise dont le but est de changer les discours haineux sur les corps. « Notre but est de changer les habitudes, comme cette façon de parler des corps qui est en fait un discours de haine. La grossophobie est réelle, répandue et endommage la santé mentale de millions de personnes », a-t-elle annoncé sur Twitter.

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Et malgré tous ces efforts, Jameela Jamil ne revendique pas facilement l’étiquette féministe. En réalité, elle s’appelle « une féministe en progression », peut-on lire dans les descriptions de ses comptes Instagram et Twitter. « Je pense que nous sommes tous des féministes en progression », explique l’actrice britannique au site HelloGiggles, lors d’une récente conférence à Los Angeles. « Je pense que nous n’avons pas toutes toutes les réponses, et je pense qu’il ya un grand pouvoir à admettre cela, parce que vous créez ainsi un espace pour vous permettre de grandir, d’apprendre et de changer. Je suis quelqu’un qui n’a pas compris le féminisme. Je ne connaissais même pas le terme de féminisme intersectionnel, je pensais simplement ‘Eh bien, j’aime tout le monde, alors je suis une féministe intersectionnelle’. Mais mon féminisme ne visait pas spécifiquement à aider et à élever des cultures qui n’étaient pas les miennes. Je me concentrais sur le sort des femmes brunes et par conséquent, je ne tenais pas compte du sort des femmes noires, des femmes handicapées ou des femmes sourdes, aveugles ou trans ».

Trop mince pour défendre le body positivism ?

Victime de body-shaming durant sa carrière, notamment lorsqu’elle a pris du poids alors qu’elle présentait une émission de radio sur la BBC, Jameela Jamil est pourtant souvent considérée comme « trop mince pour défendre le body positivism ». « Si vous êtes plus gros, ils disent que vous êtes trop jaloux pour parler de body positivism, et si vous êtes mince, vous êtes trop jolie ou trop mince pour en parler. Alors, qui peut en parler ? Quel moyen génial de nous réduire tous au silence ? », explique l’actrice, avant de déclarer qu’elle ne tente pas de devenir le visage du mouvement. Au contraire, elle essaie d’utiliser sa voix pour « passer le micro » à ceux qui promeuvent le body positivism depuis plus longtemps qu’elle mais qui pourraient recevoir la même reconnaissance. « Si vous avez des privilèges, vous devez les utiliser et vous devez élever ceux qui ne sont pas entendus à cause de la discrimination ».

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