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« Gilets jaunes » : Franck Dubosc estime avoir été victime d’un « déferlement de haine injuste »

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Franck Dubosc. | © FRANCK CASTEL/MAXPPP

People et royauté

Franck Dubosc est revenu sur son revirement au sujet des « gilets jaunes » qui lui a valu un flot de critiques et d’insultes sur les réseaux sociaux au mois de décembre dernier. 

Franck Dubosc a pris une résolution en 2019 : celle de ne plus jamais s’exprimer sur des sujets politiques. Fin 2018, l’humoriste français avait soutenu les « gilets jaunes » sur Facebook avant de les déclarer « trop haineux, trop hargneux » à la sortie d’un de ses spectacles à Lausanne, en Suisse, le 6 décembre dernier. Ce revirement lui avait valu critiques et insultes sur les réseaux sociaux, le forçant à faire son mea culpa dans « Touche pas à mon poste » quelques jours plus tard. Il est revenu sur cette affaire dans une interview accordée à GQ. « Avec les gilets jaunes, je me suis embarqué dans quelque chose que je ne maîtrisais pas. Quand on est un clown, on évite la politique. Sauf si c’est son créneau, ce qui n’est pas mon cas », a-t-il déclaré. « J’ai laissé parler mon cœur sur Facebook, sans maîtriser le sujet. Je le connais mieux aujourd’hui par la force des choses ».

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Peut-être aurais-je dû tout bonnement me taire

Concernant sa sortie sur les « gilets jaunes » filmée à la fin d’un spectacle, il affirme qu’elle n’avait « pas vocation à être une prise de position publique ». « C’était juste l’expression d’une exaspération à un instant T. Rien de plus. Mais il a été repris, détourné et vécu comme une trahison. Je le regrette. Mais je suis sûr d’une chose maintenant : ceux qui m’ont insulté ne sont pas ceux qui sont sur les ronds-points. Les gilets jaunes aiment leur France et veulent que la France les aime en retour. Et si j’ai réagi à chaud, dès le début du mouvement, c’est bien parce que personne ne le faisait. Peut-être aurais-je dû attendre ou tout bonnement me taire », a-t-il encore raconté.

Dans l’entretien, celui qui incarne Patrick Chirac dans Camping estime également avoir été victime d’un « déferlement de haine » « injuste » sur les réseaux sociaux. « Quand je dis ‘trop de haine, trop de hargne’ dans cette vidéo volée, je ne ciblais bien évidemment pas les gilets jaunes, mais la violence – celle dont j’étais victime sur les réseaux sociaux, celle qui se ­déchaînait dans la rue. »

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