Paris Match Belgique

Kate et William, unis face aux attaques

kate william

Le couple princier en juin 2017. | © Britta Pedersen / dpa.

People et royauté

Meghan lui avait volé la vedette mais, un an après la naissance de Louis, Kate fait un retour en majesté.

 

God save la future reine ! Dans un royaume désuni – et même éparpillé façon puzzle par le Brexit –, les amateurs de zizanie sont encore loin de l’indigestion. Et c’est aux dépens de Kate qu’ils concoctent de croustillantes intrigues arrosées de sauce à la menthe … poivrée. Au lieu de se réjouir de l’îlot sérénissime que représente aujourd’hui la famille royale, ils s’attaquent à celle qui, précisément, en incarne la stabilité. Et alors qu’elle jouit d’une popularité sans faille : si le prince Harry est aujourd’hui l’altesse la plus appréciée des Britanniques, la duchesse de Cambridge arrive en quatrième position, avec 64 % d’opinions positives, derrière son mari (3e) et Sa Majesté en personne (2e), selon la base de données yougov.com. Bien mieux que Meghan, qui ne rassemble que la moitié des suffrages, à 52 %. L’air de ne pas y toucher, Buckingham prend sa revanche sur Hollywood …

Lire aussi > Kate Middleton, sa mère accusée de malmener ses employés

La duchesse de Sussex avait un temps volé la vedette à sa belle-sœur. Un coup de foudre planétaire. On la trouvait encore plus moderne que la roturière aux escarpins couleur chair. Et bien plus fashion, une victoire assez facile à remporter face à une mère de famille enceinte de son troisième enfant. Meghan s’est aussi retrouvée victime de son succès, en devenant une cible de choix pour les esprits chagrins : actrice, américaine et divorcée, trois bonnes raisons d’en faire une intrigante animée des pires intentions, bonté gracieuse ! Ces jours-ci, elle attend son premier enfant, prévu pour fin avril. Alors, la concernant, les médisants mettent un peu d’eau dans leur whisky frappé au coin du non-sens. Et tournent leurs regards vers Kate … La duchesse de Cambridge reste égale à elle-même : bon chic, bon genre, encourageant le scoutisme et désormais mère de famille nombreuse. Son petit dernier, Louis, soufflera bientôt sa première bougie. Le couple qu’elle forme avec William évoque un long fleuve tranquille et l’avenir lui tend mieux que les bras : un trône. Vraiment trop tentant de leur chercher des noises … surtout quand on s’ennuie entre deux parties de chasse aussi aristocratiques que pluvieuses.

Kate et William lors de la 72e cérémonie des Bafta au Royal Albert Hall, à Londres, le 10 février. ©Tim Ireland / AFP.

C’est en effet dans la campagne du Norfolk, où les Cambridge passent leurs week-ends, que le tabloïd The Sun assure avoir trouvé matière à scandale. Sans avancer la moindre preuve, mais pourquoi s’arrêter à ce genre de détail ? Le décor est parfait : de nobles demeures posées sur le gazon émeraude et entretenu aux ciseaux à ongles. Quant au casting, il tient sans peine le haut de l’affiche : la future reine, le futur roi, et Rose, exquise marquise autrefois mannequin, qui avait posé en Bikini rose bonbon avec Tony Blair. La première se serait disputée avec la seconde. Puis aurait exigé de William qu’il bannisse de leur cercle la dame et son marquis de mari. Pas de quoi fouetter un chat, fût-il du Cheshire ? La presse anglaise tente quand même d’en faire ses choux gras. Mais selon Richard Kay, un ami de Diana fin connaisseur des « royals », le conflit n’est même pas minime, il est inexistant. Quant aux deux femmes, si elles évoluent dans le même milieu, elles n’ont jamais été particulièrement proches. Bref, beaucoup de bruit pour pas grand-chose au pays de Shakespeare.

Quand Meghan arrive dans l’équation, toute l’Angleterre se pâme

Reste que, comme le souligne Richard Kay en une formule aussi british que pertinente à l’heure des « zéros sociaux » : « Un mensonge peut faire le tour du monde avant que la vérité ait eu le temps d’enfiler ses bottes. » Bien vu. A 5 000 kilomètres de Buckingham, une blogueuse américaine de l’Utah, Nicole Cliffe, décide d’interpréter à sa manière la prétendue dispute. Très active sur Twitter, cette « non-journaliste », comme elle se définit elle-même, avait commencé l’année en proposant à ses quelque 130 000 abonnés de livrer les mensonges qu’ils inventent pour se mettre en valeur … et de donner l’exemple, confiant à la terre entière avoir menti à son petit ami pour qu’il emménage avec elle. Fin mars, elle s’« autorise à penser », comme aurait dit Coluche, que William a trompé Kate avec Rose. Et que celle-ci aurait accepté juste pour pouvoir raconter son aventure « avec un prince chauve » à ses copines… Le tout sur la base de « commérages », comme la tweeteuse l’avoue sans ambages. Surtout, elle a trouvé là une belle astuce pour séduire les Américains fans de Meghan, et vexés que la presse anglaise accuse leur idole d’avoir créé un froid entre les deux princes : Nicole se persuade que Harry reprocherait en fait à son frère d’avoir blessé Kate … Autant de pépiements dignes d’une collégienne, que ducs et duchesses n’ont même pas pris la peine de commenter.

Dans la vraie vie, William et Harry se concentrent aujourd’hui sur leurs familles respectives. Et sur des projets forcément de plus en plus dissemblables. L’un deviendra roi, l’autre pas. Une époque se clôt : celle où le petit prince, longtemps resté traumatisé par la mort de sa mère, cherchait chaleur et réconfort auprès de son aîné, plus solide. Une relation qui perdurait malgré l’irruption d’une certaine Catherine Middleton. La jeune fille autrefois méprisée sous le sobriquet « Waity Katy » (la Kate qui attend) avait fait mieux que se tailler une place aux côtés de son prince. Le petit frère était aussi devenu le sien, en un trio joyeux, léger, complice. Quand Meghan arrive dans l’équation, toute l’Angleterre se pâme : les très royaux chouchous passent de trois à quatre. On les surnomme les « Fab Four » : les quatre fabuleux, comme les Beatles. L’histoire est belle. Mais, dans la série Friends, ce genre d’amitié fusionnelle, « adulescente », ne résiste pas à l’âge adulte …

Harry et Meghan, battent tous les records d’inscriptions sur Insta : un million de followers en moins de six heures

Début avril, le duc et la duchesse de Sussex se sont définitivement envolés. Adieu palais de Kensington, où résident les Cambridge. Comme prévu depuis le mois de novembre, le jeune couple s’est installé près du château de Windsor, à Frogmore Cottage, une résidence royale datant du XVIIe siècle, où ils accueilleront bientôt leur bébé. Mais c’est aussi sur le plan professionnel que Harry coupe le « cordon ombilical » avec son frère adoré. Jusqu’à présent affiliés à la maison Kensington, Meghan et lui devaient soumettre leurs activités à l’approbation de William. Ils règnent maintenant sur la leur, la maison Sussex. Installée au palais de Buckingham, cette officine est placée sous l’autorité directe de Sa Majesté Elisabeth. Harry et Meghan ont même « divorcé » de Kate et William sur Instagram.

La famille presque au complet. © Paul ELLIS / AFP.

Les aînés gardent le compte @kensingtonroyal. Les cadets viennent de créer le leur, @sussexroyal, et battent tous les records d’inscriptions sur ce réseau social : un million de followers en moins de six heures. Objectif : partager les causes humanitaires qui leur tiennent à cœur, comme la santé mentale. Aujourd’hui, à plus de quatre millions d’inscrits, ils restent en deçà des sept millions et demi que totalise Kensington. En portrait d’accueil : Kate, William et leurs trois enfants, sourires radieux et cheveux couronnés de soleil doré. Parmi les premiers événements recensés : la visite officielle d’un département scientifique de l’université londonienne King’s College, où la duchesse s’est rendue seule avec la Reine. Pour admirer les robots high-tech, l’aïeule était en rose et la plus jeune en vert. Des couleurs complémentaires.

CIM Internet