Le hurlement d’Anna Wintour quelques heures après la mort de Karl Lagerfeld

Le hurlement d’Anna Wintour quelques heures après la mort de Karl Lagerfeld

anna wintour

Anna Wintour, le 24 janvier 2019. | © Saeed KHAN / AFP

People et royauté

La rédactrice en chef du Vogue américain Anna Wintour a mis plusieurs heures à réaliser la perte de son ami Karl Lagerfeld.

 

« Le monde a perdu un géant parmi les hommes. (…) Karl était brillant, acerbe, marrant, extrêmement généreux et profondément bon. Il va énormément me manquer. » Mardi 19 février, les mots d’Anna Wintour accompagnaient les centaines d’hommages rendus à Karl Lagerfeld, décédé à 85 ans.

Vendredi, interviewée lors du sommet Women in the World, la rédactrice en chef du Vogue américain s’est confiée sur sa réaction à l’annonce de la mort du Kaiser de la mode. Elle explique qu’après avoir appris son décès, des suites d’un cancer du pancréas, ce n’est que le lendemain que le processus émotionnel de deuil a réellement commencé. « J’étais à l’aéroport, en partance pour Milan, en train de lire tous les journaux et les notices nécrologiques », raconte-t-elle. « J’étais assise à côté d’un homme particulièrement démodé, avec une chemise à carreaux et c’est là que je me suis mise à hurler ».

Lire aussi > Inspirée par Meghan Markle, Anna Wintour songe à changer de style

« L’homme m’a discrètement tendu un mouchoir. Je l’ai remercié d’être aussi gentil et il m’a répondu : ‘Madame, le monde a perdu une immense figure' », se souvient-elle. « Karl était juste cette force. Il n’y avait personne, il n’y a personne comme lui ; c’était quelqu’un d’exceptionnel. »

« Mon brillant ami »

Quelques jours après la disparition de Karl Lagerfeld, Anna Wintour avait partagé un vibrant hommage au défunt couturier dans les colonnes du Vogue US« J’ai toujours adorer célébrer l’incroyable créativité de Karl dans Vogue, et pourtant, c’est en tant que personne, et non en tant que créateur, qu’il me manquera le plus », écrivait-elle dans un article intitulé Mon brillant ami : Anna Wintour se souvient de Karl Lagarfeld. “Mon compatriote coloré. Mon brillant ami. Karl voudrait qu’on ne concentre que sur l’avenir, mais aujourd’hui, je laisse place à la tristesse. »

CIM Internet