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Michel Polnareff revient sur son hospitalisation : « C’est un miracle que je sois aujourd’hui en vie »

Le chanteur Michel Polnareff | © BELGA/Pierre LE MASSON

People et royauté
Début décembre 2016, l’interprète de « Love Me, Please Love Me », était admis à l’hôpital suite à des vertiges causés par une embolie pulmonaire. Le soir-même, alors qu’il avait annulé son concert salle Pleyel, il était aperçu au restaurant, créant ainsi la polémique sur la véracité de sa maladie. Une polémique alimentée quelques jours plus tard par son producteur qui estimait qu’il était « un malade imaginaire », et par certains médias pour qui sa maladie était « un caprice de star ». Pour Paris Match, le chanteur revient sur cette période difficile où il affirme avoir frôlé la mort.

 

Tout a démarré le 2 décembre dernier, Polnareff ne se sent pas bien et annule son concert à Paris : « parce que je ne pouvais pas chanter, parce que je ne pouvais pas fonctionner, parce que je ne pouvais plus marcher (…) Je savais qu’un groupe de fans s’était déplacé du Japon pour assister au spectacle. Donc je tenais vraiment à cette soirée. Mais là, je ne pouvais pas… »
Pourtant, il a pu aller au restaurant le soir-même « Oui et alors ? Ce n’est pas parce qu’on est malade qu’on ne peut pas dîner ! » Le lendemain, il ne sera pas non plus à son concert à Nantes, emmené de force par sa femme à l’hôpital : « Danyellah m’a sauvé. Si elle n’avait pas insisté, nous ne serions pas en train de parler aujourd’hui (…) C’est un miracle que je sois aujourd’hui en vie ». Mais une fois à l’hôpital, l’artiste n’est pas des mieux accueillis par le médecin : « quelqu’un l’avait prévenu que si j’étais là, c’était simplement pour me faire porter pâle ». Bonne ambiance…
Finalement, c’est le docteur Siou qui finit par le prendre en charge « malgré les « conseils » qu’il avait reçus de l’extérieur». Le chanteur de 72 ans souffre d’une embolie pulmonaire et doit subir un lourd traitement pendant plusieurs mois. Mais son producteur Gilbert Coullier, qui ne lui a pas donné de nouvelles depuis son hospitalisation, émet des doutes sur la réalité de sa maladie. Le chanteur ironise « C’est bien connu, non ? Quand quelqu’un est malade, on lui envoie une huissier plutôt qu’un médecin». Polnareff se sent blessé et meurtri par toutes ces accusations :
Je ressens une vraie amertume. Cette superbe tournée s’est terminée en eau de boudin, c’est dommage. (…) Il va falloir que je cicatrise mentalement. Une mort silencieuse s’est insinuée en moi.

 

Aujourd’hui, l’artiste est en convalescence dans le sud de la France aux côtés de son fils Louka et de sa femme Danyellah : « la vie continue, je vais me remettre à travailler sur mon disque, j’ambitionne de remonter sur scène dès que les médecins m’y autoriseront et, évidemment, de commencer ma prochaine tournée à Pleyel ». Lui qui se disait être le premier homme immortel en mai 2016 avoue savoir désormais « qu’on peut partir du jour au lendemain » et assure que l’alcool n’y est pour rien. En tout cas, une chose est sûre pour le chanteur, il ne sera pas comme Molière, à mourir sur scène.
 
Retrouvez l’interview intégrale de Michel Polnareff dans le Paris Match du 5 janvier 2017
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