Elisabeth de Belgique : Apparition remarquée sur la scène internationale

Elisabeth de Belgique : Apparition remarquée sur la scène internationale

Lors des obsèques du grand-duc Jean de Luxembourg, la princesse Elisabeth est apparue pleine d'aisance, la taille serrée dans un manteau couture. Photo Violaine le Hardy de Beaulieu

People et royauté

Samedi 4 mai, la famille royale belge était venue en force rendre hommage au grand-duc Jean de Luxembourg, qui avait épousé en 1953 Joséphine-Charlotte, sœur de Baudouin et Albert de Belgique. La jeune Élisabeth, future reine des Belges, était présente lors de ces funérailles, réalisant une entrée à la fois discrète et remarquée sur une scène familiale, officielle et très internationale. Les monarchies européennes, celle du Maroc et de Jordanie ont assisté à la cérémonie.

Silhouette fuselée, taille serrée dans un manteau prince de Galles noir et blanc, à revers noirs, très couture, pochette noire, la princesse belge aux cheveux de sirène ne manquait pas d’aisance.

On sait qu’Élisabeth suit un cursus au très réputé Atlantic College, au Pays de Galles. Une formation pointue et particulièrement ouverte sur le monde, la pluriculturalité, la dimension mixte de nos cultures et les enjeux environnementaux. Son aplomb, acquis en partie dans le cadre de cette immersion internationale fait impression. Le caractère forcément polyglotte de la jeune femme – néerlandais, français, allemand, anglais – retient aussi l’attention.

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«En observant l’évolution de la fonction royale, on constate que le souverain est de moins en moins appelé à jouer un rôle déterminant en politique intérieure», nous rappelait il y a peu Christian Cannuyer, professeur à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lille, historien spécialiste des monarchies et président de la Société royale belge d’Etudes orientales. «Mais les monarques d’aujourd’hui ont une visibilité internationale, ce sont des bons représentants tant sur le plan des valeurs du pays que de sa promotion économique. D’autres chefs d’État sont moins à même de jouer ce rôle que les souverains car ils n’ont pas la même visibilité historique. Un programme de formation orienté sur l’international est donc idéal.»

Si on l’a longtemps comparée à son père pour une réserve, une profondeur et une forme de raideur timide très “Cobourg”, la jeune femme a hérité également de sa mère, la reine Mathilde, un sens de l’expression orale, la démarche, les pommettes slaves et une aisance qui va crescendo. Il y a aussi ce regard paternel intense et ces sourires droits qu’elle distille et qui rappellent furieusement une certaine Paola. Des traits qui devraient encore s’affiner et s’affirmer avec le temps.

Elisabeth avec ses parents lors des funérailles nationales du grand-duc Jean. © Violaine le Hardy de Beaulieu

Elle a fait récemment une apparition publique en Belgique, dans un registre très différent. Fin avril, alors qu’elle passait les vacances de Pâques au Plat Pays, elle a accompagné son père le roi Philippe dans une visite de la caserne des pompiers de Bruxelles et de leur École du feu. Elle a pris part à une démonstration d’extinction d’incendie, une façon de mettre la main à la pâte avec grâce, tout en permettant aux photographes présents d’immortaliser une image concrète. Les joies du futur métier.

Aux obsèques de Jean de Luxembourg, la princesse était flanquée ses parents qui l’épaulaient discrètement. Étaient également présents le roi Albert, qui est apparu fragilisé, la reine Paola, la princesse Astrid et le prince Lorenz. Le prince Laurent était au côté de la princesse Lea, veuve du prince Alexandre, demi-frère du roi Albert.

La princesse Elisabeth est polyglotte. Elle parle notamment le néerlandais, le français, l’allemand, l’anglais. © Violaine le Hardy de Beaulieu

 

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