Paris Match Belgique

Décès du chanteur Nilda Fernández, les hommages se multiplient

Nilda Fernández

Nilda Fernández, le 5 mai 2017. | © Thomas Padilla / MAXPPP

People et royauté

Nilda Fernández est décédé ce dimanche à l’âge de 61 ans d’une insuffisance cardiaque. Les hommages pleuvent sur Twitter, reconnaissant tous sa poésie.

 

Le chanteur franco-espagnol Nilda Fernández, connu pour ses chansons « Nos fiançailles » et « Madrid Madrid », est décédé dimanche d’une insuffisance cardiaque dans le sud de la France, a annoncé sa famille. Il était âgé de 61 ans.

« Auteur, compositeur, interprète, Nilda a consacré toute sa vie à la création. Musicien, écrivain, il incarnait jusqu’au plus profond de son être la figure de l’artiste », indique sa famille dans un communiqué. Né à Barcelone, il grandit à Lyon et voyage avec sa guitare, « jouant dans les bars, les clubs et autres petits lieux, au hasard des rencontres et des opportunités », selon son site internet.

Retour sur sa carrière

En 1981, il enregistre un premier album. Après six ans d’éloignement – période pendant laquelle il fait des « boulots » sans rapport avec la musique – Nilda Fernandez revient en 1987 avec « Madrid Madrid », qui est un succès.

En 1991 suit l’album Nilda Fernandez, avec le titre « Nos fiançailles ». L’année suivante, le chanteur – avec cette voix si caractéristique, aiguë et fragile –, est sacré Révélation masculine aux Victoires de la musique. Il joue aussi en première partie de Sting à Paris, devant 15 000 personnes. Le chanteur enregistre en 1993 un album en espagnol, 500 años, et part en tournée aux États-Unis, au Mexique, au Chili et en Argentine. Dans les années 1990, il part en tournée en roulotte pendant deux mois entre Barcelone et Paris.

En 2001, il se rend en Russie où il reste cinq ans et enregistre des duos avec le chanteur russe Boris Moïsseev. Il met en scène plusieurs spectacles à Cuba, ou encore Carmen de Bizet au théâtre antique de Vienne (Isère) en 2010. Il continua à produire des albums. Nilda Fernandez avait décidé de sortir de l’univers des maisons de disques et de commercialiser ses albums via son site internet.

Les hommages se multiplient

Beaucoup de messages rendent hommage sur les réseaux sociaux à ce chanteur poétique, en commençant par Laurent Baffie qui partage sa peine sur Twitter. L’humoriste Christophe Alévêque ou encore Nikos Aliagas ont également rendu hommage à l’artiste.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

#Paris Certains dimanche sont plus tristes que d’autres. Ce matin l’ami @mathieujohann m’a appris le décès de #nildafernandez Les artistes meurent-ils jamais? « Je suis devenu artiste peut-être par inadaptation aux choses de la vie… » m’a-t-il confié un jour. Léo Ferré, Bashung, Georges Moustaki l’aimaient. Parce qu’il était pur et homme loyal, loin des cyniques et des petits de l’âme. J’aimais sa delicate nostalgie. Poète, chanteur, voyageur, bohème, cosmopolite, Nilda Fernandez signifiait chaque mot et chaque respiration. « Une grande chanson ce n’est pas une belle chanson, c’est une chanson qui a été adoptée par les gens » disait-il… Un grand homme c’est celui qui se regarde dans le miroir est restant un homme libre, cher Nilda. Ta voix, tes chansons je n’ai jamais cessé de les écouter depuis mes vingt ans. Nous avons aimé sur « Nos fiançailles », nous avons rêvé sur « Mon Amour », nous avons voyagé avec « Madrid Madrid », nous te pleurons aujourd’hui sur « Dime donde Estaras ». « le succès n’est pas dans l’ordre humain » disais-tu « le drame de l’artiste c’est de croire qu’il est devenu important, ce sont ces chansons qui sont importantes ». Il y a un an, nous levions nos verres à mémoire de notre Georges Moustaki lors d’un concert à son hommage au @newmorningparis aujourd’hui je regarde le ciel et je te salue ¡ hombre ! je pense à ta famille et à ceux qui t’aimeront encore longtemps comme tu les as a toi tellement aimés. «Quand on se dit que rien n’est aussi prestigieux que les sommets neigeux, quand on se dit peut-être ce que l’on voudrait être juste au-dessus des règles… Quand on se dit qu’on peut être… un aigle » #instanikos #ripnildafernandez

Une publication partagée par nikos aliagas (@nikosaliagas) le

CIM Internet