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Mika : « Je suis un requin »

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Le chanteur Mika. | © Yann Rabanier

People et royauté

Mika a décidé cette année de revenir à son métier de chanteur. Et publie un premier single, « Ice Cream », sur les ondes dès cette semaine, annonciateur d’un cinquième album, My Name is Michael Holbrook, à venir le 4 octobre. Il lève le voile pour nous, en exclusivité, sur ce retour tant attendu. Premiers extraits.

 

Paris Match. Tu as pris ton temps pour revenir à la musique ; on t’a surtout vu à la télé, ces dernières années.
Mika. J’avais besoin de ce temps-là, tout simplement parce que j’en avais marre de l’industrie du disque. C’est une chose magique qui permet de faire un métier privilégié, que j’aime, mais sa réalité est tellement brutale. On y côtoie les meilleurs gens du monde comme les pires. Je n’ai rien écrit pendant deux ans, je sortais de douze années où j’avais fait plein de trucs, je n’avais jamais fait de pause… Je suis aussi passé par une phase où je me disais que ce que je faisais n’était plus essentiel. La musique, comme le disait ma grand-mère, n’est pas une chose importante de la vie. Mais j’ai fini par admettre que c’était important pour moi. C’est même la seule chose qui donne un sens à ma vie.

Comment as-tu perdu le côté fun de ton job ?
Douze années de tournées, de promo… Mon disque précédent était très intime, très introspectif, il portait une forme de gravité. J’en avais besoin à l’époque mais, après cette expérience, il m’a fallu du temps pour retrouver l’étincelle.

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« Ice Cream », le premier extrait, est un morceau très sexuel, qui évoque Prince. Une forme d’hommage ?
C’est l’un des derniers titres que j’ai composés. J’étais fin août en Italie, il faisait extrêmement chaud, alors j’ai fait ce poème sur la chaleur, sur l’inconfort qu’elle procure, sur les côtés désagréables de l’été. J’avais surtout en tête la pop irrévérencieuse des années 1990, les chansons de Prince, bien sûr, d’INXS, mais surtout de George Michael. Ces morceaux très sexuels qui sont, je ne sais pas pourquoi, un peu mal vus aujourd’hui. Ils ont pourtant fait rêver des milliers de filles et de garçons.

(…)

« Je serai en Europe à partir de novembre »

Comptes-tu mettre un terme à ta participation à « The Voice France » ?
Personnellement, non. Je m’y sens bien, c’est une très bonne émission. Mais après, je ne sais pas ce que la production décidera, les audiences sont un peu compliquées en ce moment. Ma tournée démarre dès septembre aux États-Unis, je serai en Europe à partir de novembre. Ce n’est pas une décision qui me revient.

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans le prochain numéro de Paris Match Belgique disponible en librairie dès ce jeudi.

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