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Le Japon ne veut pas du « Kimono » de Kim Kardashian

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Kim Kardashian, le 6 février 2019. | © ANGELA WEISS / AFP

People et royauté

Le maire de Kyoto, l’ancienne capitale impériale du Japon, a décidé d’écrire à Kim Kardashian pour lui demander de renoncer à appeler sa gamme de lingerie « Kimono ».

En dévoilant sa nouvelle gamme de sous-vêtements sculptants, la star américaine de téléréalité aux 134 millions d’abonnés sur Instagram a déclenché la semaine dernière une tempête sur les réseaux sociaux où elle a été accusée d’appropriation culturelle. Sur Twitter, le débat fait rage avec le hashtag « #KimOhNo ».

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Le maire de Kyoto, Daisaku Kadokawa, a écrit en fin de semaine dernière à la star pour lui demander de reconsidérer son choix d’appellation, ont dit à l’AFP des responsables de la cité japonaise. « (Je) vous demande de reconsidérer votre décision d’utiliser le nom Kimono pour votre marque », écrit-il dans sa missive rédigée en anglais. « Le Kimono est une robe traditionnelle façonnée par les richesses de notre histoire et de notre nature », poursuit-il en l’invitant à visiter sa ville pour s’initier à la culture du kimono. « Nous sommes inquiets de la diffusion d’une mauvaise compréhension de ce qu’est le kimono en raison de la puissance d’influence de Mme Kardashian », a expliqué Mai Sakai, responsable des arts traditionnels pour la ville de Kyoto.

Le terme de « kimono » désigne littéralement « quelque chose que l’on porte ». Kim Kardashian, qui en fait un jeu de mots sur son prénom, a déclaré au quotidien américain New York Times n’avoir nullement l’intention de produire des vêtements qui « ressembleraient de quelque manière que ce soit à l’habit traditionnel ou le déshonorerait ».

Habit raffiné

Autrefois base de la garde-robe japonaise, le kimono est aujourd’hui souvent réservé aux grandes occasions comme des mariages et surtout porté par des femmes. Cet habit raffiné peut coûter des sommes astronomiques et a la réputation d’être difficile à porter. Les femmes recourent fréquemment aux service s d’experts pour revêtir un kimono car cela nécessite moult pliages et nouages.

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Le monde de la mode est régulièrement secoué par des polémiques sur l’appropriation culturelle. Récemment, le gouvernement mexicain a protesté contre l’utilisation de motifs textiles ethniques par la maison de couture new-yorkaise Carolina Herrera pour sa collection Resort 2020.

Avec Belga

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