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Harcelée et dévastée, la fille de R. Kelly révèle avoir voulu mettre fin à ses jours

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Joann Lee Kelly - Buku Abi de son nom de scène - subit l'enfer du harcèlement en ligne. | © Instagram / bu.k.u

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Joan Kelly, aka Buku Abi, s’est confiée sur le harcèlement en ligne dont elle est victime depuis plusieurs mois.

« Les gens ne se rendent pas compte à quel point ça fait mal. » Alors que son père vient d’être à nouveau arrêté à Chicago, Joann Kelly redevient la cible d’attaques haineuses sur les réseaux. La plus âgée des enfants de R. Kelly s’est récemment confiée sur le calvaire qu’elle subit depuis que son paternel est accusé de violences sexuelles aggravées.

Dans l’émission américaine « Growing Up Hip Hop : Atlanta » diffusée ce jeudi, la jeune artiste de 21 ans livre un témoignage bouleversant. Depuis la diffusion de documentaire Surviving R. Kelly, renouvelant les accusations de pédophilie et d’agressions sexuelles à l’encontre de la star de R&B, Joann Lee Kelly – Buku Abi de son nom de scène – subit l’enfer du harcèlement en ligne, évoquant les conséquences néfastes des commentaires sur sa santé mentale.

« Je n’ai pas demandé à être là »

« Les gens ne se rendent pas compte à quel point ça fait mal », déclare la jeune femme dans un extrait vidéo relayé par The Independent. « Je n’ai rien fait de mal. Je n’ai pas demandé à être là », poursuit-elle les yeux humides et la voix tremblante. En janvier dernier, la chanteuse qui s’est éloignée de son père depuis plusieurs années s’était déjà exprimée sur les multiples accusations visant l’interprète de « I Believe I Can Fly », en indiquant qu’elle préférait s’en remettre au silence pour « sa tranquillité d’esprit » et « son état émotionnel ». « À toutes les personnes qui pensent que je devrais m’exprimer au sujet de ou contre tout ce qu’il se passe en ce moment. Je veux juste que vous compreniez tous que dévastée est un euphémisme par rapport à tout ce que je ressens actuellement », déclarait-elle à l’époque.

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Quelques mois plus tard, certains semblent toujours en vouloir à Buku Abi, de n’avoir pas assez dit, de s’être fait trop discrète, ou tout simplement d’être la fille d’un homme désormais accusé de pornographie infantile. « C’est allé à un point où j’ai pensé mettre fin à mes jours », admet-elle. « C’est vraiment lourd à porter », ajoute-t-elle, précisant que ceux qui l’accusent d’être « égoïste » sont « vraiment cruels ». Outre ses pensées suicidaires, Joann évoque également la façon dont les gens se sont comportés avec elle dans la vie quotidienne, notamment au lycée. « Certains parents n’ont pas laissé leurs enfants sortir avec moi », indique celle qui a finalement décidé d’abandonner ses études. « Je suis triste et j’ai le droit d’être triste », conclut-elle.

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