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En direct de sa prison, R. Kelly insulte ses victimes, des « groupies mécontentes »

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Le chanteur en mai dernier. | © KAMIL KRZACZYNSKI / AFP.

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En attente de son procès qui devrait se tenir au mois de septembre, R. Kelly est toujours en détention à Chicago. Dans un ultime recours, le chanteur et ses avocats ont déposé une demande auprès du juge pour tenter d’obtenir une sortie anticipée, s’attaquant de façon virulente aux victimes.

 

La défense de R. Kelly n’a aucune limite. Selon les informations rapportées mercredi 31 juillet 2019 par le site TMZ, les avocats du chanteur de 52 ans ont déposé une demande auprès du tribunal de Chicago pour réclamer à nouveau sa libération anticipée. Dans ces papiers, où la star américaine maintient son innocence, les représentants réclamant sa mise en liberté surveillée en affirmant qu’il « ne représente pas une menace car les allégations portées contre lui sont fausses ». Robert Sylvester Kelly (de son vrai nom) et ses conseils en profitent également pour tacler les victimes du chanteur, assurant qu’il s’agit de « groupies mécontentes qui ont cherché à obtenir l’attention de Robert, se sont même battues pour l’avoir, l’ont volontairement contacté, sont toutes venues à ses concerts et ont tout fait pour être à ses côtés ». Ils nient également que les victimes étaient mineures au moment de leurs interactions avec R. Kelly.

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Prochaine audience le 4 septembre

Mis en examen suite à de nouvelles accusations de pornographie infantile, R. Kelly dort en prison depuis le 11 juillet dernier, date à laquelle treize chefs d’accusation ont été retenus par les procureurs fédéraux à son encontre, incluant notamment des accusations de détournement de mineur et d’entrave à la justice. L’accusation reproche également à l’artiste déchu d’avoir incité des mineures à avoir des relations sexuelles avec lui et d’avoir réalisé des enregistrements vidéo de certains de ces actes sexuels. Des crimes passibles de 195 années d’emprisonnement. Au total, vingt enregistrements le montrant en train d’avoir des rapports sexuels avec des mineures, dont certaines étaient à peine âgées de 12 ans, sont tombés dans les mains de la justice. À la suite de cela, le juge fédéral en charge du dossier avait ordonné le maintien en détention de R. Kelly au moins jusqu’au 4 septembre, date de la prochaine audience. Dans leur demande de maintien en détention, les services du procureur fédéral de Chicago avaient souligné qu’il présentait un risque de fuite élevé mais aussi de perturber le bon déroulement de l’enquête.

« Ce n’est pas juste »

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Le procès de R. Kelly se tiendra alors que le chanteur a été inculpé, plus tôt en début d’année, de dix chefs d’accusation d’abus sexuel accompagnés de circonstances aggravantes sur quatre personnes, dont trois mineures qui étaient âgées de 13 à 17 ans au moment de faits survenus entre 1998 et 2010. Cela fait près de trois décennies que le chanteur est accusé de pédophilie, d’abus sexuels et de violences psychologiques sur des jeunes fille et des jeunes femmes. Il avait été acquitté en 2008 dans une affaire de pédopornographie après avoir filmé ses ébats avec une adolescente de 14 ans. « J’ai gagné mon procès. Quand on gagne un procès, on gagne un procès. On ne peut pas m’incriminer deux fois pour la même chose. Ce n’est pas juste », avait clamé un R. Kelly survolté à la télévision américaine le 5 mars dernier.

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