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Brad Pitt s’attaque à la masculinité : « Nous devons la redéfinir »

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Brad Pitt dans Ad Astra, en salles depuis ce mercredi 18 septembre. | © 20th Century Fox

People et royauté

Dans son nouveau film Ad Astra, Brad Pitt explore, avec le réalisateur James Gray, la notion de masculinité.

Les films dans l’espace ont la cote ces dernières années. Après Gravity, Interstellar, First Man ou encore High Life, c’est au tour d’Ad Astra de porter notre regard, comme son nom l’indique, vers les étoiles. En apparence en tout cas, car l’oeuvre de James Gray est moins une quête spatiale qu’une exploration intime dans l’intériorité d’un Brad Pitt à première vue sans émotion. Son personnage, Roy McBride, s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, l’astronaute sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

Pour l’acteur américain, à l’affiche également de Once Upon a Time… in Hollywood, Ad Astra est un moyen d’examiner la notion de masculinité. « Nous devons la redéfinir », déclare Brad Pitt au Washington Post. Son personnage, l’astronaute Roy McBride, est l’incarnation même de la maîtrise de soi macho jusqu’à ce qu’il réalise que l’armure psychologique qu’il a si soigneusement entretenue est devenue un handicap. En conférence de presse, à la Mostra de Venise, l’acteur de 55 ans avait déjà confié qu’il avait grandi à une époque où les hommes apprenaient à être forts, à ne montrer aucune faiblesse. Selon lui, Ad Astra montre qu’il existe une meilleure définition de la masculinité, qui implique d’être plus ouvert et vulnérable avec ses proches et avec soi-même.

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Se rappelant des images de masculinité rencontrées dans sa jeunesse dans le Missouri, Brad Pitt poursuit : « C’est l’image stoïque du Marlboro Man avec laquelle j’ai grandi, mon père la représentait, il l’a gérée comme un champion. Et je pense que c’est exactement à cela que l’on s’identifie jusqu’à un certain point de ta vie où l’on se dit : ‘Cela ne fonctionne tout simplement plus. Et je souhaite une plus grande connexion, et je dois voir quel est mon rôle dans ceci’. » 

Le réalisateur James Gray est tout à fait d’accord : « il faut détruire ce mythe », ajoutant qu’il était crucial de faire appel à une personne comme Pitt – le grand beau blond du cinéma – pour le briser. Le réalisateur de Two Lovers et de The Lost City of Z considère cet archétype comme « une chose très étrange, très toxique, très dangereuse à long terme. Je pense que cela a fait des choses terribles pour l’histoire du monde ». Pour The Guardian, Ad Astra est pourtant le dernier film spatial en date à se replier sur les stéréotypes : les hommes héroïques et les femmes émotives.

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