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Sara De Paduwa : « On m’a volé mon enfance »

Sara De Paduwa

Sarah de Paduwa et son compagnon Pablo. | © Michel Gronemberger

People et royauté

À peine sortie du cube VivaForLife dans lequel elle était enfermée pour la bonne cause, Sara De Paduwa, le visage radieux de la RTBF, est une nouvelle fois l’animatrice francophone préférée des Belges, selon un sondage du Soir. Pour la troisième année consécutive. En avril dernier, elle s’était confiée à Paris Match dans une interview inédite à retrouver intégralement aujourd’hui en ligne.

On dit qu’elle est le sourire de la télévision belge. En tout cas, Sara De Paduwa, 36 ans, est la femme de l’année cathodique si l’on en croit les référendums de popularité, et notamment celui du quotidien Le Soir, dans lequel elle a été largement plébiscitée. Depuis plus de deux ans, l’émission du matin à la RTBF lui permet de transmettre aux téléspectateurs sa folle énergie. « Viva for Life » y a ajouté un cœur sensible. Une saine empathie.

Un total dévouement. Elle a le peps chevillé au corps et, comme la belle a jadis été mannequin, le mariage est effectivement une réussite. Mais pour cette femme au destin meurtri, le bonheur
est aussi ailleurs. Victime de comportements psychologiques inqualifiables durant son enfance, de ces cauchemars qui vous poursuivent toute une vie et la pourrissent, elle peut désormais, grâce à une famille dont elle avait peine à rêver, embrasser l’avenir avec confiance malgré le poids du passé.

La revanche, c’est ce tableau familial, c’est eux : Louise (née le 22 mai 2009), Rafael (né le 24 mai 2012) et puis aussi et surtout Pablo, celui sans qui rien ne serait arrivé. Flash-back. Années
1990. A Montevideo, sa ville natale, un adolescent uruguayen se fait remarquer sur les terrains de rugby. Si bien qu’il finit par être repéré par un scout étranger, un Français, qui lui offre un défi taillé à la mesure de son talent : devenir rugbyman professionnel en France. Pablo quitte donc sa famille pour s’installer à Montauban, le chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie, mais surtout en Ovalie, la patrie du rugby. Quelques années plus tard, une jolie fille nommée Sara De Paduwa tente de trouver le soleil dans une vie perdue dans le brouillard. Dans ses veines coule le virus de l’animation : son père est Walter De Paduwa, un homme de radio belge, musicien et historien rock’n’roll qui fait un carton sur les ondes. Mais il y a encore trop de nuages noirs dans leur existence pour qu’elle suive cette voie. Elle part alors en Angleterre. Elle va y flirter avec l’anorexie. « Vivre avec mon corps était pour moi compliqué », dit-elle. De retour en Belgique, elle suit des études de communication et est serveuse dans un bar bruxellois. C’est là qu’atterrit un jour Pablo… dont la grand-mère est belge. Coup de foudre. Si fort que celui-ci lui insuffle l’énergie nécessaire pour relever le défi des ondes alors qu’elle est diplômée et s’est essayée au mannequinat . D’abord en radio, puis en télé, dans « On n’est pas des pigeons » et « Une brique dans le ventre ». Bingo : elle est remarquée. L’aventure du « 6/8 », qui débute en 2015, lui donne même des ailes ; en quelques mois, elle devient le visage du matin. Pablo, lui, a décidé d’abandonner le rugby, de rester en Belgique. Il a repris des études et est devenu enseignant ! Aujourd’hui, il est surtout, au quotidien, la douceur parfaite pour remettre une femme blessée sur le chemin qu’elle mérite : celui de la confiance retrouvée.

 

Sara de Paduwa
© Michel Gronemberger

Elle sourit sur les clichés de notre photographe mais, quand le passé la rattrape, les larmes viennent. Elle est là devant nous, ce soir-là, avec les tourments de jadis qui pèsent sur le
coeur. Les yeux embués, elle se retient par pudeur. Par sécurité. Pour ne pas faire pathos. Pour ne pas être critiquée, encore une fois, pour ce qu’elle n’est pas. Avant d’être la préférée des Belges francophones, Sara De Paduwa est avant tout une fille bien. Quelqu’un qui ne joue pas. En télé, l’animatrice est vraiment de bonne humeur tous les matins et, quand elle danse derrière
son pupitre, ça swingue réellement. Mais jadis, c’était plutôt « Danse avec les loups ». Pas le film. La vie. L’enfance trompée, sacrifiée, volée. Avec sa soeur, sa complice, sa protection, elle a connu l’enfer de certaines familles d’accueil. Et, au bout, des dégâts qui ne s’oublient pas. « Encore aujourd’hui », dit-elle, « je ne comprends pas la volonté de ces adultes de nous faire du mal ». Pendant huit ans – elle a été « placée » dès l’âge de 2 ans et demi ! –, Sara n’a connu que la plus insidieuse des maltraitances : la destruction psychologique. Son témoignage est interpellant, puissant, prenant, parce qu’il met en lumière certains pièges de la vie dont on parle peu et qui, pourtant, brisent des vies, demandent des reconstructions… qui ne viennent pas toujours.
Combien de personnes ne restent-elles pas meurtries à jamais par leur passé ? Les mots de cette jeune maman sauvée par une longue thérapie induisent aussi et surtout une obligation qui dépasse le stade de la famille et du domaine privé : l’écoute des enfants en toutes circonstances, le signal d’alarme qu’ils peuvent lancer à travers leur colère, leur mal-être, à l’école ou ailleurs. Des vies sont en jeu. Plus tard, quand on grandit, parler reste essentiel. Le fait de pouvoir s’ouvrir à quelqu’un, de partager, de confesser ses manques. Comme ici. « Cette interview est pour moi une façon de me libérer d’un poids, d’avancer, de consolider un bonheur tant espéré », glisse Sara. Parce que derrière un sourire, il y a parfois, même soigneusement enfouie en soi, beaucoup de souffrance.

Paris Match. L’écrivain québecois Michel Bouthot a écrit : « Le sourire est le baiser de l’âme. » Est-ce à dire que la pétulante Sara De Paduwa de l’écran est réellement cette fille-là en privé ?
Sara De Paduwa. C’est très bien formulé… Le sourire est l’une des premières choses que l’on voit chez une personne et il veut dire beaucoup. Par exemple, que l’on désire entrer en contact. Je pense être assez ouverte aux autres dans la vie de tous les jours… Mon passé a engendré une nécessité : le besoin d’authenticité. En amitié, en amour, au travail aussi.

Parce que votre chemin de vie n’a pas été parsemé de sourires ?
C’est sans doute pour ça que je mets un point d’honneur à le mettre au centre de ma vie… Mon enfance a été compliquée. Le schéma dans lequel j’ai grandi était complexe. J’ai beaucoup souffert, mais je pense aussi avoir beaucoup souri, déjà. Car la magie de l’enfance est là ; elle fait qu’un enfant ne se rend pas compte des conditions dans lesquelles il vit ; il croit que sa réalité est la même pour tous. C’est en grandissant que l’on commence à comprendre, à réaliser que c’est différent, mieux, si tendre chez les autres. Alors, à cet instant, on ne sourit plus vraiment, on prend ses distances, on souffre seule, refermée sur son secret. La preuve : je n’ai pas un très bon souvenir de mon adolescence. Je souffrais d’un mal-être terrible… Mes 20 ans, c’était même la cata ! J’étais si mal dans ma peau. Je me suis fait aider. Ma vie ne serait pas ce qu’elle est devenue sans une solide thérapie qui a duré trois ans.

Vous avez connu plusieurs périodes délicates dans votre existence. Laquelle a-t-elle été la plus difficile ?
La période où ma soeur et moi avons été placées dans cette famille d’accueil. Mes parents ne s’entendaient plus, ils n’avaient pas le temps de s’occuper de nous. Maman avait un problème avec
l’alcool, même si c’était une vraie bosseuse. Elle travaillait en imprimerie. Elle accomplissait beaucoup de tâches, brillait notamment dans le domaine de la sérigraphie. Mais elle souffrait d’un mal-être profond. Ses rires pouvaient pourtant être parfois si magnifiques… Comme un proche connaissait une famille d’accueil, on nous a placées là-bas. J’avais 2 ans et demi, ma soeur Carol à peine quinze mois de plus… Nous ne voyions plus nos parents que quelques jours par mois : un week-end ma mère, l’autre avec mon père. C’était déjà mieux que rien. Cette « vie » a duré huit
longues années. Ça ne s’est pas bien passé. Je pense que la famille, qui n’appartenait pas au réseau officiel, faisait ça uniquement pour l’argent et pas du tout dans un projet éducatif. Résultat : pas d’amour, que du mépris, des conditions de vie minables et sans hygiène, sans jeux ni attention. Des punitions à volonté pour des faits anodins. Que le temps nous semblait long et la vie morose ! Encore aujourd’hui, je ne comprends pas la volonté de cette famille de faire du mal. Un beau jour, j’ai arrêté d’essayer de comprendre et je me suis prise en main. Heureusement, j’ai vécu cette période avec ma soeur. En tant qu’aînée, elle a beaucoup pris sur elle. Un poids qui met plus de temps à être digéré…

Les attaques psychologiques sont-elles aussi pénibles que les attaques physiques ?
Nous n’avons jamais été maltraitées physiquement, sinon par nos conditions d’hygiène. Je ne peux pas me mettre à la place des enfants battus… Tout ce que je peux dire, c’est que, quand c’est
psychologique, c’est profond, insidieux, ça fait mal, mais on ne le sent pas ; ça détruit petit à petit et on se demande si la vie vaut vraiment le coup… Un jour, en deuxième ou troisième primaires, j’ai eu une copine de classe ; on commençait à raconter comment ça se passait à la maison. J’étais sciée par tout ce qu’elle pouvait faire et pas moi. Et à 8 ans et demi, brusquement, je me suis dit : « Ah ! la vie, ce n’est pas toujours comme ça ! » C’est à ce moment que, ma soeur et moi, on a voulu tout raconter. Nous libérer. Mais la famille d’accueil nous menaçait, elle nous faisait peur. Tant qu’on a vécu là, on n’a donc jamais rien dit. L’entourage sentait pourtant bien qu’il y avait quelque chose de louche… Après, il a fallu se reconstruire avec des repères complètement faussés ; cela a pris du temps, pas mal de temps. Avec cette question qui revient sans cesse dans la tête d’un enfant : « Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? » Je n’ai toujours pas la réponse. Mais j’ai appris à vivre avec la question… Et puis, aujourd’hui, ma vie est centrée sur mes enfants. Etre là un maximum pour eux, pas seulement en termes de temps, mais penser à eux, à leur avenir, les armer le plus possible pour que la vie soit un peu plus facile. Je suis là pour les lancer dans la vie. C’est désormais mon premier rôle.

Comment avez-vous réussi à surmonter ce drame personnel ? Vous n’avez jamais cherché à vous rebeller ?
Si ! Je me souviens qu’à l’âge de 5 ou 6 ans, je n’arrêtais pas de faire des crises le week-end. Je ne voulais pas retourner chez eux ! Mais j’y étais obligée. Et finalement, à force de subir, vous pensez que cette vie est la norme. On ne réalise plus ce qu’on vit : ne manger que des restes d’assiettes, porter les mêmes vêtements sales, ne jamais recevoir un livre, un câlin, un peu de tendresse… Je pense qu’intuitivement, je me suis rapprochée des personnes qui allaient me sauver. Je me suis reconstruite en m’entourant de familles reconstituées puisque la mienne, je ne
la comprenais pas. La famille des mouvements de jeunesse, celle du sport, du volley, plus tard la famille de l’horeca… A chaque évolution, une nouvelle famille, de nouveaux vécus, un nouveau
regard. Sans le savoir, c’est dans le contact avec les autres que je me suis soignée, petit à petit. Et puis, je suis partie un an en Angleterre. Nouveaux repères, nouvelles pertes de pédales. J’ai frôlé l’anorexie. Quelques mois après mon retour, j’ai entamé une thérapie. Mais l’Angleterre m’apporté ma meilleure amie, Sarah. Qui l’est encore aujourd’hui. Cela va faire presque vingt ans… Elle m’a donné énormément.

Vous croyez au pouvoir de la psychothérapie ?
Oui, vraiment. L’entamer assez jeune a finalement été un atout : j’avais tout juste 20 ans. Et je peux vous dire qu’il y avait du travail… J’ai eu la chance de tomber immédiatement sur la bonne personne. Cette thérapie intensive a duré trois ans. On a travaillé sur la confiance en soi, le fait que je valais bien quelque chose. Je ne serais pas la femme que je suis aujourd’hui sans tous ces entretiens… Le thérapeute m’a donné les clefs et c’est moi qui ai ouvert les portes. Encore aujourd’hui, c’est grâce à ces clefs que je peux appréhender un souci. Les outils d’une thérapie on les garde à vie. Merci à la vie d’avoir glissé cet homme sur mon chemin.

Cette triste histoire a-t-elle influencé la femme que vous êtes devenue ?
Oui, c’est pour cela que je veux croquer la vie à pleines dents. On m’a volé huit années de ma vie. Maintenant, je veux profiter de tout ! Et grâce à mes enfants, à mon homme qui a très intelligemment refusé de jouer le rôle de psy, par amour et pour le bien-être de notre relation, j’ai le bonheur de profiter d’une famille heureuse, unie, où l’amour occupe une place centrale. Bref,
tout ce que je n’ai pas connu enfant. Et je le vis un peu comme une enfant, émerveillée par l’amour qui m’entoure. Avec mon cocon familial mais aussi mes amis proches, qui sont peu nombreux mais tellement chers.

Même si cela n’a pas un lien direct avec ce que vous avez vécu, il y a donc une partie de vous-même et de votre vie qui explique votre engagement à une opération comme « Viva for Life », qui vient en aide aux enfants démunis.
Sans doute, oui. Un bébé ou un enfant n’a rien demandé quand il arrive au monde… C’est l’innocence à l’état pur. Selon les schémas, le contexte dans lequel ils naissent, ils peuvent devenir victimes, et c’est insoutenable. Je suis bien placée pour dire qu’enfant, quand on subit une situation, il reste des séquelles, réparables ou non. D’autres n’ont pas et ne recevront jamais la chance de s’en sortir.

Aujourd’hui, quelles sont vos relations avec vos parents ?
C’est compliqué… Ma mère est décédée en 2006, rongée par son mal de vivre, l’alcool et la cigarette. Elle avait 48 ans. Je n’ai jamais vécu avec elle. Je garde d’elle une image d’artiste, elle
dessinait très bien. Collectionneuse de bandes dessinées, elle m’a donné l’envie de lire. J’ai des souvenirs de moments passés chez elle, entre 2 et 10 ans, avec ma soeur et les trois fils de son compagnon, mes « demi-frères ». Un semblant de fratrie qui m’a fait du bien. Mais elle m’a manqué toute ma vie. Elle était écorchée et j’aurais bien voulu l’aider, mais j’ai dû me protéger. C’est mon père qui nous a repris chez lui après l’épisode de la famille d’accueil. J’avais donc 10 ans. J’étais très proche de lui ado. On a vécu en « triangle » pendant quelques années, schéma compliqué, surtout pour ma soeur à l’époque. Il a fait ce qu’il a pu et a endossé à la fois le rôle de père et de mère. Pas simple. Il faisait tout : les courses, les repas, la lessive, les trajets avec nous… Il était fort à l’écoute. Les compagnes qui ont partagé sa vie m’ont également beaucoup apporté.

Quel est maintenant votre lien avec votre soeur, qui a traversé tant de choses avec vous ?
C’est un lien exceptionnel. Nous nous aimons énormément même si, dans la vie de tous les jours, on éprouve des difficultés à communiquer. Chacun fait comme il peut avec ses blessures. Se reconstruire chamboule la donne. Par moments on est obligé de faire des choix. Ma soeur et moi, nous ne sommes pas très proches. Adolescentes, on ne s’entendait pas du tout, on s’est un peu
rapprochées à la vingtaine, à la mort de ma mère. Aujourd’hui, les chemins sont séparés. Mais l’amour est intact, dans les deux sens, je crois…

Peut-on dire que vous avez trouvé, à travers votre compagnon, l’épaule dont vous aviez besoin, même si vous avez rencontré Pablo bien après les événements de votre enfance ?
Oui. J’ai rencontré Pablo quand j’avais 20 ans. Je travaillais dans un restaurant, il est arrivé en tant que barman. Bref, quand c’était si compliqué dans ma tête… Le pauvre ! C’est lui qui m’a
dit, après quelques semaines de relation : « Je suis ton mec, pas ton psy ! » J’ai donc décidé de consulter. Pablo, c’est ma base, un amour inouï qui me fait beaucoup de bien. On a eu des moments plus difficiles. Nous avons tous les deux des caractères très forts. Mais l’amour est là et on a su très vite vers où on voulait aller : construire la quiétude et l’amour d’un foyer, bâtir ensemble. En dix-sept ans, il y a eu des fissures, mais l’édifice est toujours debout, plus solide que jamais. L’un comme l’autre, nous avons grandi ensemble et créé ce foyer qui nous fait tant de bien.

En parlant avec lui, on a l’impression qu’il comble parfaitement vos besoins et vos manques du passé : douceur et force à la fois, gentillesse et humanité toujours…
Exactement. Je viens d’une famille belge par excellence, père francophone, mère néerlandophone. Les deux familles ne manquaient de rien, financièrement parlant… Cela n’a pas empêché les
erreurs et les blessures. Pablo vient du Sud, avec un état d’esprit complètement différent. Pour lui, il n’y a pas que l’argent, le boulot ou les envies personnelles, mais l’humain et l’amour, les vraies valeurs, en tout cas celles que je connaissais moins à l’époque. Il a une façon de fonctionner plus simple, plus saine.

Les images du passé ont dû vous revenir en tête lorsque vous avez décidé de devenir maman…
Oui, j’avais très peur, surtout que les contacts avec ma mère avaient été compliqués… J’ai toujours souffert d’un manque. C’est pour ça que, quand j’étais jeune, je ne voulais pas d’enfants. Avec
Pablo, on avait envie de construire, et quand je suis tombée enceinte, je voulais un garçon. Je ne connaissais pas la relation mère-fille. Ça me faisait peur…Depuis la naissance de Louise, je suis une autre femme ! C’est merveilleux, elle est merveilleuse. Rafael, lui, est une boule d’énergie et un phénomène qui nous fait rire. Mes enfants sont géniaux, leur amour illumine ma vie, vraiment. Mais Louise et Rafael ont l’âge qu’on avait, ma soeur et moi, à l’époque de la famille d’accueil. Souvent, comme une piqûre de rappel, je me demande comment cela a été possible.

Puisqu’on a ouvert cette rencontre par une citation, refermons-la par une autre, un proverbe hindou : « Le sourire que tu envoies revient vers toi. » C’est ça, n’est-ce pas, l’histoire de Sara De Paduwa ?

Oui, celle d’une femme qui a tant besoin d’amour.

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