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C’est quoi le syndrome de l’imposteur, ce doute maladif dont souffre Alicia Keys ?

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En apparence pleine d'assurance, la star a révélé des doutes persistants. | © Frederic J. BROWN / AFP.

People et royauté

La chanteuse s’est confiée comme rarement sur son manque de confiance en elle.

Terme à la mode depuis plusieurs années maintenant, le « syndrome de l’imposteur » fait souvent parler de lui. S’il semble toucher beaucoup de monde, celui qu’on appelle également syndrome de l’autodidacte a fait une nouvelle victime : la voix soul mondialement connue Alicia Keys.

Il y a quelques jours, la chanteuse participait à l’émission Red Table Talk présentée par son amie Jada Pinkett Smith sur Facebook Watch. L’interprète de « Fallin » s’y est confiée comme jamais sur ses peurs et ses insécurités, et plus particulièrement sur son manque de confiance en elle. Malgré un succès qui perdure, la star souffrirait du syndrome de l’imposteur.

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Sentiment d’illégitimité

« J’ai toujours lutté contre des problèmes de confiance et d’estime de moi. Peu importe la raison, j’ai l’impression que je ne mérite pas les bonnes choses. Je me suis rabaissée pendant si longtemps que ça en est devenu une habitude – une mauvaise habitude », a-t-elle affirmé.

Ce doute maladif incite les personnes qui en sont victimes à nier la propriété de tout accomplissement, qu’il soit professionnel ou privé. Selon la théorie de l’imposture, les victimes ont donc tendance à rejeter systématiquement le mérite lié à leurs travaux et attribuent leurs succès à des éléments extérieurs comme la chance, le travail acharné, leurs relations, certaines circonstances exceptionnellement favorables.

Ce doute permanent mènent certains à coire qu’ils dupent leur monde : collègues, amis, supérieurs, ou une vie faite de craintes d’être démasqué d’un moment à l’autre. Le syndrome de l’imposteur, encore peu connu, a longtemps été limité à la gent féminine. En 1978, deux psychologues américaines, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, chercheuses à l’université d’État de Géorgie, ont décidé d’interroger des femmes haut placées. Elles ont remarqué que ces femmes ne justifiaient jamais leur réussite par leur propre intelligence, ce qui les a amené à affirmer que les femmes étaient vraisemblablement plus touchées que les hommes.

« La seule manière de m’en sortir était d’écrire »

À ce titre, Alicia Keys trouve amusant qu’elle se soit fait connaître avec des titres qui prônent l’émancipation des femmes​, comme « Girl on Fire » ou « Superwoman », alors même qu’elle se sent si fragile.

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« Je me rends compte maintenant qu’à l’époque où j’ai écrit ces chansons, c’est parce que j’avais besoin d’elles. En général, c’étaient des moments où je me sentais fragile, pas du tout une superwoman. J’étais faible et perdue, ou je me sentais incomprise, et la seule manière de m’en sortir était d’écrire ce que j’espérais », a-t-elle ajouté.

Alicia Keys: Uncensored

Grammy winner Alicia Keys joins Jada for a very special episode of Red Table. From her personal struggles and insecurities, to revelations about her marriage and true stories behind some of her biggest songs, the usually private Alicia Keys is uncensored and revealing like never before.

Publiée par Red Table Talk sur Dimanche 13 octobre 2019

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