Paris Match Belgique

Le prince Charles au cœur d’un scandale artistique, bien malgré lui

Le prince Charles, le 22 octobre 2019. | © Emmanuel DELETREE / POOL / AFP

People et royauté

Le prince Charles se retrouve mêlé à un scandale de faux tableaux. Le fils de la reine Elizabeth II n’a pourtant rien à se reprocher dans cette histoire qui concerne des toiles de Monet, Picasso et Dali.

Après le prince Andrew, c’est au tour d’un autre fils de la reine Elizabeth II d’être au cœur d’un scandale. Alors que son jeune frère est toujours sur la sellette dans la presse britannique à propos de ses anciens liens avec le pédophile américain Jeffrey Epstein, c’est dans un tout autre domaine que le nom du prince Charles est apparu. L’héritier à la couronne britannique s’est retrouvé cité dans le cadre d’une affaire de faux tableaux. Bien malgré lui, car il n’a en fait personnellement rien à voir dans cette histoire.

Lire aussi > Le prince Charles se lance dans la mode avec une improbable collection punk à base d’orties

Trois faux tableaux étaient exposés à Dumfries House

Le faussaire américain Tony Tetro a avoué au Daily Mail ce 1er novembre 2019 avoir vendu plusieurs faux tableaux au célèbre homme d’affaires britannique James Stunt, actuellement en faillite judiciaire. Lequel les aurait, selon lui, acquis en toute connaissance de cause. Il a révélé que certains d’entre eux figurent parmi les 17 œuvres que James Stunt – qui fut l’époux de Petra Ecclestone, l’une des trois filles du milliardaire et ancien patron de Formule 1 Bernie Ecclestone – a prêtées pour être exposées à Dumfries House en Ecosse. Il s’agirait d’une toile de nymphéas de Claude Monet, d’une scène de baigneurs peinte par Pablo Picasso et d’une crucifixion du Christ de Salvador Dali, assurés pour un montant total de 104 millions de livres (un peu plus de 120 millions d’euros). Or, ce château du XVIIIème siècle situé à Cumnock, dans l’Est Ayrshire, a été racheté en 2007 avec ses terres, pour le sauver, par un consortium d’organismes de bienfaisance et d’organismes du patrimoine que dirige le prince Charles. La maison a rouvert ses portes l’année suivante pour des visites publiques, tandis que d’autres parties du domaine ont été dédiées à des lieux d’enseignement et d’emploi. L’ensemble dépend, depuis 2018, de la Prince’s Foundation, la fondation du prince de Galles.

prince charles
Le prince Charles avec le prince William et son épouse Kate Middleton devant le château du domaine de Dumfries House, le 5 avril 2013. © DANNY LAWSON / POOL / AFP

Le Daily Mail a signalé que ces 17 tableaux avaient étaient mis gratuitement à la disposition de Dumfries House, pour une durée de dix ans, et que les accords de prêt étaient signés par Michael Fawcett. Ancien valet de chambre du prince de Galles, celui-ci est aujourd’hui le directeur général de la Prince’s Foundation. Le quotidien anglais ajoute qu’un porte-parole de cette fondation a indiqué : « Dumfries House accepte de temps à autre des œuvres d’art en prêt de particuliers et d’organisations. Il est extrêmement regrettable que l’authenticité de ces peintures-là, qui ne sont plus exposées, semble maintenant mise en doute ». Les œuvres ont en effet été réexpédiées illico à James Stunt. Quant au fils aîné de la souveraine, il n’est en aucun manière intervenu dans ce prêt. « Un porte-parole de la fondation a déclaré que toutes les décisions concernant les œuvres d’art sont prises par l’organisme de bienfaisance, et non personnellement par le prince Charles », rapporte le Daily Mail. Soulignant qu’il est clair que « le Prince est une victime involontaire », le média précise que « les trois ‘faux’ ont tous été acceptés de bonne foi et que The Prince’s Foundation n’était pas responsable de la vérification de l’authenticité des peintures ».

CIM Internet