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Soutenu par Rihanna et Kim Kardashian, il échappe à la peine de mort

Un montage photo avec Kim Kardashian et Rodney Reed

Kim Kardashian et Rodney Reed. | © Chris Delmas / AFP

People et royauté

Aux États-Unis, un condamné à mort a vu son exécution suspendue par la justice américaine, après avoir reçu le soutien de nombreuses stars, d’élus et de millions d’Américains.

 

C’est une première bataille gagnée pour les défenseurs de Rodney Reed. À cinq jours de l’échéance, cet Américain condamné à mort pour le viol et le meurtre d’une jeune femme en 1998 a vu son exécution suspendue, vendredi, par la justice américaine grâce au soutien entre autres de Rihanna, Kim Karda­shian, Beyoncé ou encore le fils de Martin Luther King. Alors qu’il clame son innocence, ce prisonnier de 51 ans devait recevoir une injection létale ce mercredi, mais une cour d’appel du Texas a décidé de lui accorder un répit. Une victoire pour sa défense et les millions d’Américains qui se sont mobilisés.

« Excellente nouvelle pour Rodney Reed et la lutte pour la justice. C’est un grand pas dans la bonne direction, nous devons continuer ! », a tweeté Martin Luther King III, fils du célèbre défenseur des droits civiques, qui avait joint sa voix à une large campagne de mobilisation en faveur de Rodney Reed.

Rodney Reed avait reçu le soutien d’autres célébrités dont Kim Kardashian, Rihanna, Beyoncé ainsi que plusieurs élus des deux partis, dont le sénateur républicain Ted Cruz. « Les mots ne suffisent pas pour décrire le soulagement et l’espoir qui ont envahi la salle à ce moment-là. Cet espoir qui a grandi ces dernières semaines autour du cas de Rodney. On a vu des démocrates et des républicains se réunir. Des militants de terrain et des élus se serrer les coudes », a déclaré la star de téléréalité qui étudie actuellement le droit, présente aux côtés du condamné lorsqu’il a appris la bonne nouvelle.

Outre les célé­bri­tés qui le soutiennent, deux péti­tions sur Inter­net ont égale­ment recueilli plus de 3,5 millions de signa­tures.

Un autre suspect

Dans le couloir de la mort depuis 21 ans, Rodney Reed s’est réjoui de se voir accorder un sursis. « Les gens voient la vérité, les gens voient la vérité dans mon sort », a-t-il répété au micro de NBC, depuis le parloir du pénitencier de Livingston, au Texas. Condamné en 1998 à la peine capi­tale par un jury entièrement blanc, cet homme noir n’a eu de cesse depuis de clamer son innocence pour le viol et le meurtre de Stacey Stites, une femme blanche de 19 ans. Il dit avoir entretenu une liaison secrète avec elle, raison pour laquelle des traces de son sperme ont été retrouvées sur la victime.

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Les avocats de Rodney Reed ont présenté de nouveaux éléments dans cette enquête, dont le témoignage d’une ancienne collègue de la jeune femme qui a confirmé avoir été infor­mée de sa liai­son secrète avec M. Reed. Ils pointent dans la direc­tion d’un autre suspect : le fiancé de la victime, Jimmy Fennell, ancien poli­cier qui a depuis purgé dix ans de prison pour un autre viol. « Des preuves qui exonèrent M. Reed et incriminent M. Fennell continuent de s’accumuler », avaient écrit les avocats de Rodney Reed dans leur requête au bureau des grâces du Texas.

Le témoignage d’un ancien co-détenu du policier révèle que Fennell lui aurait avoué avoir tué sa fiancée parce qu’elle « couchait dans son dos avec un Noir ». Un temps soupçonné du crime, cet homme a toujours nié avoir joué un rôle dans la mort de sa compagne. Les avocats de Rodney Reed ont également introduit un recours devant la Cour suprême pour lui demander de suspendre l’exécution de leur client.

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