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« J’ai eu tous les os du visage cassés » : Le glaçant récit de Sandrine Bonnaire

L'actrice en février 2018. | © BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

People et royauté

L’actrice Sandrine Bonnaire a révélé samedi au micro de Quotidien avoir été victime de violences conjugales dans le passé. 

Des dizaines de milliers de personnes défilaient en France samedi pour dire «stop» aux féminicides, aux violences sexistes et sexuelles. Parmi elles, des personnalités comme Muriel Robin, Laetitia Casta, Alexandra Lamy, Adèle Haenel ou encore Sandrine Bonnaire. Durant la manifestation, cette dernière a révélé au micro de Quotidien avoir été victime de violences conjugales « il y a 20 ans » de la part d’un homme avec qui elle a vécu durant 4 ans.

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« J’ai eu tous les os du visage cassés. Ce n’était pas quelqu’un de violent. Je n’ai pas subi de violences à répétition, a-t-elle déclaré. C’est quelqu’un qui a pété les plombs, qui m’a ‘strangulée’ contre un mur. J’ai essayé de me défendre, j’ai levé les bras et je suis tombée dans les pommes. Et je me suis retrouvée deux mètres plus loin avec le visage complètement de travers avec la langue en lambeaux comme des tissus qu’on découpe avec huit dents de cassées et je me suis réveillée, j’ai craché plein de morceaux de dents, du sang. Il était encore là, il m’a amené une serviette éponge. La serviette éponge s’est remplie de sang ».

« J’étais très traumatisée »

La comédienne, qui a dû se faire placer deux plaques de titane sur la mâchoire après cette agression, explique qu’elle n’a pas porté plainte tout de suite parce que quand elle a demandé à son compagnon de l’époque ce qu’il c’était passé, il lui répondu « Tu es tombée ». « Je l’ai cru sur le moment, ajoute-t-elle. Et là le médecin m’a dit « Ecoutez vous avez reçu un coup, quelqu’un vous a frappée » ».

Après cette visite médicale, Sandrine Bonnaire a porté plainte. « La personne en question a pris deux ans de sursis seulement avec une condamnation financière importante parce qu’il a quand même fallu que je mette 35 000 euros dans mes soins dentaires plus 20 000 euros parce que j’étais suivie par une psychologue parce que j’étais très traumatisée ». Durant la marche encore, l’actrice a estimé que les femmes victimes de violences devaient faire appel à la justice avant de conclure : « Je ne suis pas là pour mon histoire mais surtout pour encourager ces autres femmes qui n’ont pas la parole. »

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