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Princesse Melania Trump, captive de son propre conte de fées

En épluchant les clichés personnels de la First Lady, la réalisatrice Kate Imbach s'essaye à un mystérieux décryptage de sa vie privée et professionnelle. | © Photo: Olivier Douliery/Consolidated News Photos/Olivier Douliery - Pool via CNP

La réalisatrice de films Kate Imbach s’est plongée dans les photos postées sur Twitter par la First Lady et décrypte les motifs de son sinistre conte de fées.

Elle est la première First Lady de l’histoire à refuser d’emménager à la Maison Blanche. Si officiellement, elle justifie ce choix par le bien-être de son fils de 11 ans – ne voulant pas perturber sa scolarité -, les rumeurs ont fusé sur le pourquoi du comment la milliardaire a ouvertement boudé Washington.

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Peu impliquée dans les affaires de la Maison Blanche

Récemment, le service de presse de la Maison Blanche annonce la nouvelle : Melania Trump et son fils Barron quitteront finalement la Trump Tower d’ici le début de l’été. Déménagement imminent vers Washington. De quoi faire taire les rumeurs qui prédisaient que la première dame n’emménagerait probablement jamais dans le palais présidentiel.

Discrète et faiblement impliquée dans les affaires de la Maison Blanche, la milliardaire peine endosser le costume de première dame. Pourquoi ? C’est la question que s’est posée la réalisatrice de films Kate Imbach qui, pour comprendre ses allures détachées, s’est plongée dans l’intimité de Melania Trump : les 470 photos et les selfies qu’elle a postés, entre le 3 juin 2012 et le 11 juin 2015, sur son compte Twitter.

Photos personnelles, prises de vue singulières

En épluchant les clichés personnels de la First Lady, la réalisatrice s’essaye à un mystérieux décryptage de sa vie privée et professionnelle. Conclusion : l’épouse de Donald Trump serait prisonnière volontaire de contes de fées, selon Kate Imbach. Enfermée dans sa « Trump Tower », c’est de son plein gré qu’elle demeure captive de son ravisseur.

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Entre selfies, photos d’intérieur ou de paysages urbains, princesse Melania parvient à en dire long sur son train de vie. D’après l’analyse de la réalisatrice qui s’est amusée à décoder ses prises de vue, ses choix de sujets et sa manie de jouer à cache-cache avec l’objectif, la première dame confirmerait à travers ses tweets le statut que tout le monde veut lui donner : une princesse de conte de fées prise en otage.

Interprétation libre

Plusieurs interprétations ressortent ainsi de cette « psychanalyse 2.0 » : Melania, effacée aux côtés de son mari. Melania, en arrière plan du portrait de famille. Melania et le reste du monde, vu d’en haut, de l’avion présidentiel, de la Trump Tower ou encore de la voiture.

Dans ses selfies, elle s’expose autant qu’elle se cache. Le visage parfois coupé, des effets photographiques tantôt assombris, tantôt flous. Un « besoin incontrôlé de se cacher », selon Kate Imbach, rebutée par l’effervescence du monde et l’exposition médiatique tous azimuts.


Quand elle prend en photo les décors chics dans lesquels elle vit, elle a justement le chic pour choisir des prises de vue singulières et étranges, laissant ainsi exprimer une certaine noirceur. Lumière et obscurité se confondent pour faire ressortir le clair-obscur de son univers présidentiel. Pour la réalisatrice Kate Imbach :

C’est un peu ce que verrait une petite fille terrifié, tenue captive dans le château d’un ogre de conte de fées, si elle se risquait à jeter un coup d’œil à travers ses doigts.

« Claquemurée dans sa spirale dorée »

Enfin, la réalisatrice s’est amusée à repérer la seule photo animalière que la First Lady a prise en trois ans : celle d’un bernard-l’ermite sur une plage. Lui aussi reclus du monde, « claquemuré dans sa spirale dorée », selon l’interprétation de Kate Imbach. Cette comparaison qu’elle opère avec le crustacé place la première dame dans une position de retrait et de protection. Raison qui expliquerait son appréhension à emménager dans la Maison Blanche, « Melania Trump étant la femme la moins faite pour le service public de tous les États-Unis. »

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Elle vit à l’intérieur d’un sombre conte de fées et dans les contes de fées, les femmes prisonnières dans les tours ne sauvent jamais personne sauf elles-mêmes.

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