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Prince Andrew : La principale accusatrice « supplie les Britanniques de la soutenir » face aux « excuses ridicules » du fils d’Elizabeth II

Virginia Giuffre Roberts

L'Américaine Virginia Giuffre Roberts lors de son interview avec la BBC. | © AFP PHOTO / PANORAMA - BBC.

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Dans une interview diffusée ce lundi soir, Virginia Giuffre Roberts réitère ses accusations : elle « a été forcée » d’avoir des relations sexuelles avec le prince Andrew alors qu’elle était mineure. Elle « supplie » les Britanniques de la soutenir et dénonce les « excuses ridicules » du fils d’Elizabeth II.

« Il sait ce qui s’est passé, je sais ce qui s’est passé. Et un seul d’entre nous dit la vérité ». Dans sa toute première interview à un media britannique, Virginia Giuffre, désormais mariée et mère de 3 enfants, réitère ses accusations : en 2001, elle a 17 ans et s’appelle Virginia Roberts quand Jeffrey Epstein et sa compagne Ghislaine Maxwell, une amie très proche du Prince Andrew, la présentent au second fils de la reine Elizabeth II lors d’une soirée dans un night-club londonien.

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Elle raconte que prince l’invite à danser : « C’était horrible, ce type n’arrêtait pas de me suer dessus ». Suivent des relations sexuelles plus tard dans la soirée, au domicile de Ghislaine Maxwell dans le quartier de Belgravia. À cette époque, Virginia Roberts est déjà sous l’emprise de Jeffrey Epstein depuis un an. Du domicile new-yorkais du milliardaire à sa villa de Palm Beach en Floride, de son île privée des Caraïbes aux plus grands palaces de la planète, elle est en permanence à sa disposition et à celle de ses invités. Le prince Andrew en fait partie, accuse la jeune femme, qui assure avoir eu des relations sexuelles avec lui à deux autres reprises.

« Je supplie les Britanniques de me soutenir »

Des allégations que le prince dément catégoriquement. Dans une longue interview accordée à la BBC le 17 novembre, il réaffirme qu’il n’a « jamais rencontré » la jeune femme. Quant à la photographie où il la tient par la hanche, publiée par le Mail on Sunday en 2011 – photo payée 160 000 dollars à Virginia Roberts – il affirme ne pas en avoir le souvenir, et insinue qu’elle a été retouchée : c’est « une photographie d’une photographie d’une photographie ».

Virginia Roberts assure de son côté que le cliché est authentique et qu’elle a donné l’original au FBI pour son enquête. Virginia Roberts prend l’auditoire britannique à témoin : « Je supplie les Britanniques de me soutenir, de m’aider à mener ce combat, de ne pas accepter (…) l’histoire d’un abus [sexuel] qui concerne votre famille royale ».

Assigné à comparaître aux États-Unis ?

D’ores et déjà, le scandale – et l’interview du prince à la BBC jugée calamiteuse par les commentateurs britanniques – a poussé le fils de la reine Elizabeth à se retirer de la vie publique. Le 28 novembre, la police britannique a confirmé qu’il n’y aurait pas d’enquête criminelle au Royaume-Uni. Mais selon la BBC, le prince Andrew pourrait être assigné à comparaître devant la justice américaine s’il retourne aux États-Unis, les avocats de cinq victimes d’Epstein ayant demandé à ce qu’il témoigne au cours de leurs procès.

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Enfin, le second fils de la reine Elizabeth fait face à des soupçons de conflit d’intérêt. Selon le Mail on Sunday paru le 30 novembre, il aurait détenu une entreprise dans un paradis fiscal et aurait utilisé son rôle d’envoyé commercial britannique pour aider son ami multimillionnaire David Rowland à faire fructifier sa banque.

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