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Jonathan Van Ness écrit l’Histoire avec cette couverture du Cosmopolitan

Jonathan Van Ness aux MTV Video Music Awards

Jonathan Van Ness aux MTV Video Music Awards, en août dernier. | © Johannes EISELE / AFP

People et royauté

La star pétillante de Queer Eye Jonathan Van Ness fait la couverture de la version britannique du magazine Cosmopolitan. Le premier modèle non-féminin depuis 35 ans.

Après être devenu le premier homme égérie d’une marque de vernis, Jonathan Van Ness brise à nouveau les barrières. Connu pour son empathie débordante et ses tenues inspirantes, l’expert beauté de l’émission Queer Eye sur Netflix fait la couverture de Cosmopolitan UK. C’est la première fois depuis 35 ans, selon lui, que le célèbre magazine choisit un modèle non-féminin pour sa couverture. « Oui. On l’a fait. De rien », peut-on lire sur le premier numéro de l’année 2020.

Sur la photo, Jonathan Van Ness, qui s’identifie comme non-binaire et préfère les pronoms il/lui, rit aux éclats dans une volumineuse robe en tulle couleur pêche signée Christian Siriano, des hautes chaussettes sportives et des baskets Nike. Rien d’étonnant de la part du barbu qui casse les stéréotypes sexistes en portant de fabuleuses robes sur le tapis rouge.

La rédactrice en chef du Cosmopolitan UK Claire Hodgson explique à Time que le choix de présenter Jonathan Van Ness en couverture est une façon de représenter le lectorat diversifié du magazine. « Jonathan est chaleureux, drôle, perspicace, gentil et courageux, toutes qualités qui résonnent chez notre public », a-t-elle déclaré. « Il encourage les gens à aimer qui ils sont, ce qui est au cœur de ce que notre marque représente – nous pourrions tous profiter d’un peu plus d’amour-propre dans nos vies. »

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Selon le magazine américain, le groupe britannique One Direction est apparu sur un Cosmopolitan UK en décembre 2012, mais Jonathan Van Ness « est la première personnalité qui ne s’identifie pas comme une femme à décrocher en solo la couverture depuis Boy George en 1984″.

Activisme, séropositivité et pression

Dans ce numéro de janvier, celui qui a commencé sa carrière en tant que coiffeur parle de son autobiographie Over The Top, sortie en septembre dernier, et évoque sa séropositivité. « On se rend vite compte qu’il y a encore beaucoup de malentendus et de sensationnalisme sur le fait de vivre avec le VIH. La stigmatisation et la difficulté liées au processus de traitement en sont la cause », explique-t-il au Cosmopolitan, plus de deux mois après avoir révélé sa séropositivité dans les colonnes du New York Times. « Mon travail ne fait que commencer. » 

À 32 ans, Jonathan Van Ness milite contre toute forme de discrimination et utiliser sa plateforme pour changer le cadran politique en faveur de la démocratie. « Je veux vraiment améliorer le filet de sécurité sociale des personnes vivant avec le VIH, trouver un moyen de s’assurer que Donald Trump ne gagne pas [une autre élection] et trouver un moyen de rendre les législateurs plus sexy et rendre l’esprit critique cool », explique l’expert coiffure, avant de rappeler qu’il veut évidemment « l’égalité des droits et des protections pour les femmes et les personnes LGBTQ+ ».

« Dans mon livre, je dis que j’aime beaucoup les boîtes, les bords rangés, laissez-moi mettre toutes les mauvaises choses dans une boîte et ne plus jamais m’en occuper, mais ce n’est pas vraiment comme ça que la vie fonctionne », poursuit-il. « Il y a un milliard de façons d’aller mieux. » Devenu une véritable icône avec l’émission Queer Eye, l’activiste aux 4,8 millions d’abonnés sur Instagram confie être parfois dépassé par ce que l’on attend de lui. « Plein de fois, des gens viennent me voir dans la vie ou sur les réseaux avec des problèmes intenses et je suis genre ‘J’en sais rien !' », avoue Jonathan Van Ness, impuissant. Pour faire face à la pression qui accompagne sa renommée, la star présente sa stratégie : « mon thérapeute et ma thérapie, point à la ligne. Ma pratique du yoga et de la méditation. Et je fume de l’herbe. »

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