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Furieuse contre une mauvaise blague lâchée au Congrès américain, Melania Trump prend la défense de son fils Barron

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Barron Trump et ses parents embarquent sur Air Force One le 26 novembre. | © MANDEL NGAN / AFP.

People et royauté

Pamela Karlan, professeure de droit invitée à témoigner dans le cadre de l’enquête pour la procédure de destitution de Donald Trump a fait un jeu de mot avec le prénom du fils du président et de la première dame.

 

« Vous devriez avoir honte ! » : la Première dame des États-Unis, Melania Trump, est sortie de sa réserve habituelle ce mercredi 4 décembre pour attaquer une universitaire qui venait de mentionner son fils Barron lors d’une audition au Congrès.

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Interrogée dans le cadre de la procédure en destitution ouverte contre Donald Trump, Pamela Karlan, professeure de droit à l’Université de Stanford, a souligné mercredi que la Constitution américaine ne donnait pas au président le pouvoir absolu d’un roi. « Donald Trump peut appeler son fils Barron mais ne peut pas en faire un baron », a-t-elle plaisanté pour illustrer son propos.

« Un enfant mineur mérite le respect de sa vie privée »

Barron Trump, 13 ans, est le troisième fils de Donald Trump et l’unique enfant de Melania, qui a immédiatement laissé libre cours à son courroux. « Un enfant mineur mérite le respect de sa vie privée et doit être tenu à l’écart de la politique », a-t-elle écrit dans un message sur Twitter que son mari s’est empressé de retweeter.

« Pamela Karlan, vous devriez avoir honte de vos courbettes politiques, évidemment partisanes, et d’utiliser un enfant pour ça », a poursuivi l’ancien mannequin qui, contrairement à son époux, se contente d’ordinaire de messages consensuels sur le réseau social.

Au Congrès, les élus républicains ont également pris à partie l’universitaire. « Attaquer Barron Trump, un mineur, ne donne pas de crédibilité à vos arguments mais vous donne l’air méchante », lui a lancé l’élu Matt Gaetz, après l’avoir interrogée sur ses dons à des candidats démocrates.

Quelques instants plus tard, celle-ci s’est excusée d’avoir évoqué le fils du président. « J’ai eu tort. J’aimerais que le président s’excuse pour les choses qu’il a faites et qui sont mauvaises, mais je regrette d’avoir tenu ces propos », a-t-elle déclaré l’air contrit.

Pamela Karlan, comme deux autres experts en droit constitutionnels invités à témoigner par des élus démocrates, a estimé que l’enquête en destitution contre Donald Trump était justifiée. Pour elle, le président s’était rendu coupable d’un « abus de pouvoir » en demandant à l’Ukraine d’enquêter sur un de ses rivaux potentiels à la présidentielle de 2020. Le président nie avoir exercé des pressions sur Kiev et se dit victime d’une machination politique.

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Après les auditions à huis clos puis publiques, la Chambre des Représentants à majorité démocrate s’attaque désormais à la deuxième étape de la procédure de destitution contre l’actuel président : le vote des articles de mises en accusation. Une fois les articles énoncés, ils sont soumis au vote: en cas de majorité, Donald Trump sera officiellement « empêché » mais ne sera pas pour autant démis de ses fonctions.

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