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Testament, leur relation, la maladie… Les révélations de Baptiste Giabiconi sur Karl Lagerfeld

Baptiste Giabiconi a révélé dimanche dans « Sept à Huit » sur TF1 qu'il figurait en première place sur le testament de Karl Lagerfeld.

Giabiconi et Lagerfeld en 2010. | © EPA/IAN LANGSDON

People et royauté

Baptiste Giabiconi a révélé dimanche dans « Sept à Huit » sur TF1 qu’il figurait en première place sur le testament de Karl Lagerfeld.

D’après un article Paris Match France de La Rédaction. 

C’est en feuilletant un magazine italien que Karl Lagerfeld est tombé pour la première fois sur une photo de Baptiste Giabiconi. Sous le charme du jeune Marignanais de 19 ans à l’époque, le Kaiser de la mode l’a contacté pour faire de lui une égérie Chanel. C’est le début d’une ascension fulgurante pour le jeune homme et la naissance d’une relation fusionnelle entre les deux hommes qui durera dix ans. Dans une interview accordée à « Sept à Huit » sur TF1 dimanche, Baptiste Giabiconi est revenu sur le lien qui l’unissait au styliste disparu et qui a alimenté diverses rumeurs au fil des années. Il y a évoqué pour la première fois le testament de Karl Lagerfeld et révélé être son premier héritier. Six autres personnes figurent sur le testament. « Karl disait toujours ‘Il n’y a pas d’amour dans la vie, il n’y a que des preuves d’amour’ », a-t-il déclaré, avant d’affirmer qu’il ne connaissait pas encore le montant de la somme d’argent qu’il allait toucher. « On est sur un inventaire qui est un processus très long. Immobilier, mobilier, art, sociétés, finances…», a-t-il énuméré. «Il voulait me protéger, me rassurer aussi. ‘Ne t’en fais pas Baptiste. Tu seras à l’abri’ ».

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Le mannequin de 30 ans a ensuite levé le voile sur la nature de sa relation avec Karl Lagerfeld, répondant aux rumeurs qui les disaient amants. « C’était une relation filiale très puissante. C’est un amour qu’on ne peut pas décrire », a-t-il assuré, expliquant qu’il lui avait donné les surnoms affectueux « Mon Karl », « Mon petit Karl » ou « Mon amour ».  « Il n’y a jamais eu quoi que ce soit, il n’y a jamais eu l’ombre d’une ambiguité. Il était passé au-dessus de tout ça ».

EPA/PATRICK SEEGER

« Il voulait absolument que je sois son fils »

Baptiste Giabiconi a posé à de nombreuses reprises devant l’objectif du couturier allemand, notamment nu, et estime qu’il doit exister environ « 10 000 clichés » de leurs collaborations dont il s’est souvenu avec une certaine affection. « C’était un moment privilégié pour tous les deux. Personne ne pouvait nous dire quoi que ce soit à ce moment-là (…) On pouvait tout se dire. Il détestait avoir, comme il disait, des discussions trop intellos », a ajouté celui qui dit sans détour avoir été «comblé de cadeaux» par son Pygmalion. « Karl il n’a pas eu d’enfant. Il n’a pas eu réellement une famille à ses côtés et c’était sûrement aussi pour combler un certain vide, un certain manque, une certaine solitude. Il voulait absolument que je sois son fils d’une manière ou d’une autre. Karl il pensait juste signer deux papiers et c’était réglé, mais c’était autre chose ». Aucune démarche n’a finalement été entreprise dans ce sens, mais « l’idée (leur) plaisait beaucoup ».

En fin d’interview, Baptiste Giabiconi est revenu devant les caméras de TF1 sur la pudeur de Karl Lagerfeld face au cancer. « Il ne voulait pas aborder ce genre de discussions avec moi (…) Mais je respectais sa volonté, son choix de ne pas vouloir en parler plus que ça ». Un an après la mort de l’ancien styliste de Chanel, ce sont les discussions avec lui qui lui manquent le plus. « Ça me manque parce que j’avais l’impression d’aller vite avec lui, notamment sur l’apprentissage de la vie. Mais c’est déjà merveilleux d’avoir eu plus de dix ans à ses côtés. »

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