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Jane Birkin : « Avec Serge, nous ne menions pas une existence ordinaire »

Jane Birkin

Jane Birkin | © AFP

People et royauté

Pour l’anniversaire de la mort de Serge, devenu culte à New York, Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg se sont retrouvées lors d’un concert exceptionnel. Alors que Charlotte va transformer en musée la maison de son enfance, rue de Verneuil, Jane revient sur leurs années Gainsbourg. Interview.

Paris Match. Chanter Gainsbourg dans le monde entier, c’est vous replonger dans les années 1970. Que représentent-elles pour vous, alors jeune maman de deux enfants ?
Jane Birkin. Quand tu lis mon journal, je ne parle jamais de mon métier, de ma vie professionnelle. Ça ne veut pas dire que les films ou les disques ne comptaient pas. Mais, en tout cas, ce n’est pas ce qui me préoccupait tous les jours.

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Votre priorité c’était la vie de famille plus que votre carrière ?
C’est un peu facile de dire ça parce que j’avais tout, avec Serge, nous ne menions pas une existence ordinaire. On sortait dîner vers 22 heures, puis on faisait le tour des boîtes de nuit jusqu’à 5 heures du matin. On rentrait à la maison, on prenait le petit déjeuner en attendant que Kate et Charlotte se réveillent. Serge disait qu’elles étaient comme des petits oiseaux dans un nid. C’était tellement ça ! On voyait leurs petites bouilles apparaître, on finissait le petit déjeuner ensemble, je les emmenais à l’école et on allait se coucher. Je me réveillais vers 16 heures, juste à temps pour aller les récupérer. Puis on filait aux Tuileries pour jouer, parce qu’il n’y avait pas vraiment l’espace pour ça, rue de Verneuil. Elles avaient une si petite chambre, là-bas… Toutes les activités se faisaient dehors.

Rue de Verneuil, c’était quand même comme vivre dans une galerie d’art

Vous avez souvent dit que le quotidien n’était pas simple, rue de Verneuil…
Heureusement qu’avec l’argent des films de Claude Zidi j’ai pu acheter ma propre maison en Normandie, où nous allions le plus souvent possible pour ne pas subir le règlement de Serge ! Rue de Verneuil, c’était quand même comme vivre dans une galerie d’art. Alors qu’à Cresseveuille, c’était une vie sauvage, dans le petit presbytère où les enfants étaient libres toute la journée, comme moi je l’avais été avec mon frère et ma sœur sur l’île de Wight. Nous avions besoin de cette soupape, la rue de Verneuil était trop étouffante….

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