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Prince Andrew, une nouvelle étape pour l’obliger à témoigner dans l’affaire Epstein

Prince Andrew Epstein

Le Prince Andrew en mars 2011. | © EPA / Facundo Arrizabalaga.

People et royauté

Nouveau rebondissement quant à la demande de coopération du prince Andrew dans l’affaire Jeffrey Epstein. Le département de la Justice des États-Unis aurait sollicité l’aide du Home Office britannique.

 

D’après un article Paris Match France de Dominique Bonnet

Décidément, les Américains auraient bien du mal à obtenir les confidences du prince Andrew au sujet de son ex-ami, le pédophile Jeffrey Epstein. Malgré son affirmation de vouloir collaborer avec la justice, on apprenait fin janvier 2020, de la bouche de Geoffrey Berman, procureur américain pour le district sud de New York, qu’il n’en avait rien été. Pire, le fils de la reine Elizabeth II n’aurait pas répondu à une demande d’entretien, bien que ses avocats aient été contactés par les procureurs et le FBI pour qu’il témoigne sur ses relations passées avec l’homme d’affaires américain accusé d’avoir exploité sexuellement des jeunes filles mineures durant des années et qui s’est suicidé en prison. A l’époque, une source avait confié à la presse britannique que cette question était en cours de traitement par l’équipe juridique d’Andrew. De même, lorsqu’en mars Geoffrey Berman signalait que le duc d’York avait depuis « complètement fermé la porte à la coopération volontaire », les assistants juridiques de ce dernier affirmaient être en contact régulier avec le procureur depuis le début de l’année. Mais il avait alors été signalé que le prince Andrew n’était « pas disposé à se soumettre à un entretien ».

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Sauf que la décision n’est pas entre les mains du fils de la monarque britannique qui, contrairement à elle, ne jouit pas de l’immunité diplomatique. Malgré ce qu’il en pense, les autorités judiciaires des Etats-Unis veulent toujours l’entendre. « Dans un coup de théâtre hier soir, il s’est avéré que le département de la Justice des États-Unis avait déposé une demande d’entraide judiciaire (MLA) auprès du UK Home Office (Bureau de l’Intérieur britannique, NDLR). Ces demandes sont uniquement utilisées dans les affaires pénales en vertu d’un traité juridique avec le Royaume-Uni », a indiqué le Daily Mail ce dimanche 7 juin, précisant que cette demande daterait du mois de mai. « Le prince Andrew a toujours catégoriquement nié tout acte répréhensible concernant sa relation avec le milliardaire pédophile Jeffrey Epstein. Mais la demande des autorités américaines signifie qu’il pourrait être forcé de comparaître devant un tribunal britannique en tant que témoin dans l’affaire dans quelques mois », est-il ajouté.

Andrew s’apprêterait à riposter

Dans cet article, réactualisé ce lundi 8 juin au matin, le tabloïd britannique révèle avoir cru comprendre que le duc d’York allait faire « son propre grand coup » en ripostant vigoureusement, dans la journée, à ces allégations selon lesquelles il ne s’est pas engagé dans l’enquête américaine. Un compte-rendu complet de ses relations avec le département de la Justice devrait être publié. Une source proche de son équipe juridique a déclaré au Daily Mail hier soir: « Les discussions juridiques avec le département de la Justice sont soumises à des règles strictes de confidentialité, comme il est prévu dans ses propres directives. Nous avons choisi de respecter à la fois la lettre et l’esprit de ces règles, c’est pourquoi nous n’avons fait aucun commentaire sur quoi que ce soit concernant le département de la Justice au cours de cette année. Nous croyons qu’il faut jouer franc-jeu ». À suivre donc…

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