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Beyoncé fait polémique avec sa vision de l’Afrique dans son film « Black is King »

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Pour certains, le premier long-métrage de la star ne passe pas. | © ABACAPRESS.

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S’il est encensé pour sa qualité esthétique, le film est aussi très critiqué pour sa vision distante de l’Afrique.

 

Disponible sur Disney + depuis ce vendredi 31 juillet, le film-musical de Beyoncé «Black is King» a reçu de nombreux messages élogieux de fans, mais des critiques se font également entendre.

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Pensé comme un album visuel de The Lion King : The gift, son dernier album sorti en 2019, le long-métrage est un véritable bijou onirique réalisé en compagnie d’artistes de renom tels que son mari Jay-Z, Pharell Williams, Lupita Nyong’o ou Naomi Campbell.

Black is King se veut être une célébration de « la beauté des traditions et de l’excellence noire », comme le rapporte la plateforme dans un communiqué. Le film réinvente « les enseignements du Roi Lion pour les jeunes rois et reines d’aujourd’hui à la recherche de leurs propres couronnes », ajoute la plateforme.

Phénomène de « wakandafication »

La chanteuse a écrit et réalisé le long-métrage de 95 minutes, qui raconte le voyage initiatique d’un jeune garçon noir. Récit sur l’émancipation et la résilience noire, Black is King semble avoir conquis de nombreux fans de Queen B.

Mais d’autres internautes ne sont pas aussi emballés par le projet esthétique de Beyoncé.  Certains ont critiqué le phénomène de « wakandafication » en référence à Wakanda, un royaume imaginaire situé en Afrique où se déroule le film et la bande dessinée Black Panther. L’artiste originaire de Houston a, selon ses détracteurs, livré une vision déformée et amalgamée de l’Afrique. « Quelqu’un peut-il dire à Beyoncé que l’Afrique n’a pas qu’une culture et que nous sommes des gens normaux ? », a tweeté Kaye Vuitton, un Nigérian.

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« Il y a des choses plus urgentes à faire que de se fâcher contre une femme afro-américaine qui utilise ses moyens pour interroger, explorer et interpréter artistiquement une façon de combler les manques de son identité », a écrit, dans le quotidien britannique The Independent Timeka Smith, activiste pour l’égalité raciale. Ces manques, dit-elle, ce sont les liens entre les Afro-Américains et leur passé en Afrique, dont ils ont été coupés et qu’ils cherchent à reconstituer.

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