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Annie Cordy : « J’aurais aimé être scientifique. Vous vous rendez compte ? Découvrir un vaccin contre le sida… »

8 septembre 2004. Annie Cordy, qui vient d'être faite citoyenne d'honneur de la Ville de Bruxelles prend la pose sur la Grand-Place qu'elle adore. Photo Benoît Doppagne/Belga

People et royauté

Il y a de longues années déjà, lors d’un des entretiens qu’elle nous avait accordés pour Paris Match, nous l’avions qualifiée de baronne « toujours verte » : royaliste, de son propre aveu, et éternellement fringante. Annie Cordy symbolise la Belgique dans sa fraîcheur de bosseuse sans façon, sa fantaisie épidermique. Avec ce côté profil bas apparent, youp la boum et vogue la galère. Un côté franc du collier qui n’a freiné ni le talent, ni la sensibilité. En octobre 2005, elle nous donnait les secrets de sa longévité, nous parlait de ses deux amours, son pays et Paris. Evoquait, dans le désordre, quelques géants du grand écran, dont Bourvil et Poelvoorde, et livrait l’une ou l’autre anecdote royale, starring Baudouin et Fabiola.

Automne 2005. La politesse des rois. Annie Cordy, baronne fraîchement nommée, est ponctuelle. Elle arpente d’un pas vif, à larges enjambées, les couloirs du Métropole à Bruxelles où elle fait une pause entre deux prestations. Annie Cooreman, la Bruxelloise, a 77 printemps et une allure du tonnerre. Lorsqu’on l’interroge sur sa forme olympique et ô combien légendaire, elle lance ses gambettes alertes en l’air, se propulse, non sans élégance, au fond du canapé et elle rappelle qu’elle n’a « jamais vraiment pratiqué le sport si ce n’est un peu de tennis » et la sempiternelle ritournelle, sa barre au sol quotidienne. Celle dont on a dit qu’elle avait le « swing d’une saltimbanque » est en tout cas inoxydable. Cordiale et observatrice à la fois. Et puis flanquée de son chien Nougat, exquise boule de poils qui ne la quitte pas.
Depuis le mois d’août dernier, Annie Cordy, Léonie Cooreman de son vrai nom, est officiellement baronne. Anoblie par le Roi. Le 11 octobre, elle recevait du Souverain ses lettres patentes, de beaux documents à l’encre de Chine, avec ses armoiries. Un blason dessiné selon ses instructions par le concepteur officiel du Palais (un blason qu’elle présente lors de l’émission « Des racines et des ailes » spécial 175 ans de la Belgique diffusée le 9 novembre 2005.)
Des armoiries conçues sur mesure. De la haute couture. Un masque qui rit et qui pleure pour évoquer le métier, et puis un épi de blé pour « Cooreman », l’homme de blé en flamand comme elle dit. Bucolique mais équilibré. Il est épaulé par deux lions rugissants évoquant sa maman « De leeuw était son nom.” Et des lions, affirme Annie, sa génitrice « en valait bien deux malgré son mètre cinquante ! ». Une mère dont Annie Cordy était très proche et qu’elle évoque souvent. Elle se demandait, après sa mort, comment les feuilles pouvaient continuer à pousser sur les arbres. Comment la nature pouvait continuer son bonhomme de chemin, tranquille. Mais Annie Cordy, elle-même belle nature, a poursuivi, tambour battant son parcours impressionnant. Sidérant de travail et de vigueur.

Dans les années 70, a près de 50 ans, elle se mue en amuseur public, s’affuble de déguisements kitshissimes et un tantinet olé-olé. C’est l’ère bénie de « la Bonne du curé »

Avec l’aide de son époux, son mentor, « Papa » comme elle l’appelait, elle se construit un nom à la force du talent et du poignet. « Papa », c’est Henri Bruneau dit Bruno, grand agent parisien, qui deviendra son impresario et fera d’elle une étoile. Avec sa voix de gouailleuse, un rien rocailleuse, chaleureuse, Annie aligne les galas, les shows avec plumes, strass et paillettes, alterne les styles, passe de l’opérette à la Mariano aux comédies musicales à l’américaine, des séries dramatiques au films légers. Dans les années 60, elle enchaîne les comédies musicales avec Bourvil ou Darry Cowl. A la fin des sixties, changement de cap, elle incarne la mère de Marlène Jobert pour René Clément dans “Le Passager de la pluie”. La fantaisiste fait place à un personnage poignant. En 1970, elle apparaît dans “Le chat” de Granier-Deferre, avec Gabin et Signoret. 1972 est son année « Hello Dolly », adaptation du must avec Barbra Streisand. Dans les années 70, a près de 50 ans, Annie Cordy se mue en amuseur public, s’affuble de déguisements kitshissimes et un tantinet olé-olé. C’est l’ère bénie de « La bonne du curé »…
Au total Annie Cordy, c’est 500 titres enregistrés, 4000 galas à travers le monde, une dizaine d’opérettes et de comédies musicales, de rôles à la télévision, au cinéma et au théâtre. Elle transcende les genres, malgré, ou grâce à, son image surannée. Désuète mais toujours apte à capter les tendances, en termes de tenues notamment. Annie Cordy n’est pas de ces dames dites mûres qui se replient sur le tailleur bon ton. Elle le fait uniquement quand le cœur lui en dit et que la ligne la séduit. Du goût, de l’art de vivre, de l’appétit. En 2005, Annie Cordy était de retour, en tournée dans tout le plat pays. Omniprésente, tonitruante et gaie.

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Paris Match. Vous revenez de loin ?

Annie Cordy. Oui ! J’étais en tournage en France hier encore. On a traversé la France jusque Paris et ce matin on a fait 300 km pour venir ici. Mais moi j’aime bien ça. J’ai mal aux yeux et j’ai un rhume mais j’essaye de me soigner.

Vous n’en laissez rien paraître.

C’est du bol !

Vous êtes coquette ?

Je m’occupe de moi mais pas dans le sens « beauté ». J’ai une grande hygiène de vie.

La danse, le sport, le secret de votre longévité ?

La danse, c’est du déverrouillage. Le sport, je n’en ai pas le temps. Les gens doivent se dire que je fais du sport, les grandes machines et tout ça mais non. La barre au sol, c’est un de mes grands secrets.

Vous avez essayé les nouvelles méthodes dérivées du yoga ?

Le yoga j’ai essayé, mais ça bloquait ma respiration car je respire beaucoup par l’abdomen. J’ai un cœur de sportif car il a beaucoup travaillé avec la danse. Donc je peux aller jusqu’au bout des choses.

La danse pure, vous l’avez pratiquée longtemps ?

Jusqu’à 15 ans. Du classique, des claquettes… On ne se rend pas compte immédiatement de l’apport que cela peut avoir. Même pour les comédiens, comment s’asseoir, comment se tenir… C’est important, le sport.

Vous veillez de près à votre alimentation ?

Je fais attention. Et puis j’ai eu la chance de faire six Tours de France dans ma vie et j’ai vu comment mangent les coureurs. Deux heures avant un récital, j’avale des pâtes avec un petit bout de beurre et basta !

Pas d’excès ?

Non. Avant, en tant que Bruxelloise je mangeais des frites mayonnaises… Mais ça c’est fini. Moi c’est le dérouillage que je privilégie. Marcher, il faut marcher. Aujourd’hui, à 60 ans, on n’est plus des grands-mères…

Dans votre carrière, votre côté fantaisiste a d’emblée émergé ?

Oui, très vite c’est mon côté rigolo qui est apparu. On vous catalogue et vous ne pouvez faire que ça… Mais non ! Il y a un mur et derrière ce mur, il y a la maison, et dans la maison, il y a des pièces, des pièces claires ou plus foncées et c’est ça l’être humain.

Ça vous a énervée cet étiquetage ?

Je passe au-dessus de ça. Car il y a l’exemple de Bourvil : en 1952 lui c’était un rigolo et point à la ligne. C’est un monsieur qui savait faire rire ou pleurer mais il a fallu du temps pour que l’on s’en rende compte. Mais nous, nous le savions, il pouvait faire rire et puis vous tenir la main et vous compreniez qu’il était aussi quelqu’un d’autre.

René Clément m’a dit : « Le seul truc qui me gêne c’est de mettre votre nom à l’affiche. » Parce que Cordy ça faisait rigolo.

A quand remonte votre première prestation dramatique ?

C’est René Clément qui m’en a donné la chance… Avant personne ne voulait de moi. Je ne faisais que des choses rigolotes. Clément ne connaissait personne, il regardait la télé pour le JT à l’heure du déjeuner et juste avant il y avait une émission avec Jacques Martin où j’avais été invitée à parler. Et il appelle sa femme et il dit « ça c’est Juliette dans mon film. C’est elle que je veux. » Et sa femme qui était Romaine dit « Mais René c’est Annie Cordy ». Alors moi quand on m’a téléphoné à la production je pensais que c’était une blague de Darry Cowl et je lui disais « Arrête de dire des bêtises. » Le lendemain ils ont rappelé. Et c’était pas Darry. René Clément m’a dit : « Le seul truc qui me gêne c’est de mettre votre nom à l’affiche. » Parce que Cordy ça faisait rigolo.

Qui vous a fait le plus rire parmi ces grands que vous avez côtoyés, comme Jean Yanne, Cowl, Bourvil…

Bourvil m’a fait beaucoup rire, Jean Yanne avait un humour corrosif et je n’aime pas beaucoup que l’on rie avec des choses méchantes.

De Funès ?

Ah oui ! De Funès, lui, n’a jamais fait un truc dramatique. Peut-être qu’il ne voulait pas s’engager dans ce genre de chose. Il faut aussi que quelqu’un vous donne cette chance.

Vous aimez Poelvoorde ?

Oui, vraiment, très bon acteur. J’ai vu dans ce film « Les Convoyeurs attendent »… Extraordinaire.

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Quid de votre sacro-sainte « belgitude » ?

Je suis belge et je reconnais que l’on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze. J’ai cette sorte de bonhomie et l’esprit cartésien. Une histoire : un musicien français vient à Bruxelles et cherche un studio pour enregistrer. Il n’a pas de téléphone ni d’adresse et il s’adresse à un Bruxellois : « Pardon Monsieur, est-ce que vous connaîtriez cet endroit ? » Le Bruxellois lui répond : « C’est peut-être vers la gare du Nord ? » « Je ne sais pas », dit le Français. « Ou alors la gare du Midi ? Ou alors dans le centre ? » « Je ne sais pas », répond encore le Français. Alors le Bruxellois lui assène : « Oui mais monsieur quand on ne sait pas, on ne va pas ! » Je trouve ça extra, incroyable, cela m’a tué. C’est typique. C’est beau.

Moi, je me dis toujours « ni wallonne, ni flamande, mais belge. » Ce qui m’a beaucoup touchée, c’est la Marche blanche après l’affaire Dutroux. Enfin on était tous belges. Mais je pense que l’on va vers la confédération, moi la royaliste !

Ça évoque ce côté belge un peu défaitiste, éventuellement un peu « loser » ?

Je n’ai pas ce côté-là moi.

L’avenir de la Belgique, vous l’envisagez comment ?

Moi je me dis toujours « ni wallonne, ni flamande, mais belge. » Ce qui m’a beaucoup touchée, c’est la Marche blanche après l’affaire Dutroux. C’était formidable. Enfin on était tous belges. Mais je pense que l’on va vers la confédération, moi la royaliste !

Vous êtes auréolée d’un nouveau titre…

Depuis le 31 août dernier officiellement, je suis baronne Cooreman ou Cordy.

Vous avez déjà reçu quelques récompenses dans votre vie… Ça reste flatteur ?

Je suis une femme qui n’est pas trop « d’honneurs » mais je suis une femme d’honneur. C’est sympathique de recevoir ces honneurs, mais je ne suis pas une fana.

J’ai passé un moment formidable avec la reine Fabiola, une femme adorable. Nous nous sommes revues un peu plus tard. Nous sommes allées manger dans une brasserie au coin de la Grand-Place. Une brasserie connue, populaire. Elle a dit bonjour à tout le monde

Vous avez fait partie des artistes conviés au Palais de Laeken pour les fiançailles du prince Philippe et de la princesse Mathilde, vous avez joué place Rouppe face au Palais de Justice pour les dix ans de règne du roi Albert. Vous avez des contacts avec la famille royale ?

J’ai été reçue comme d’autres artistes au château de Laeken, lors du mariage du Prince Philippe et de la princesse Mathilde. Ça reste un magnifique souvenir. J’ai passé un moment formidable avec la reine Fabiola, une femme adorable. Nous nous sommes revues un peu plus tard, il y a quelques années. Nous sommes alors allées manger dans une brasserie au coin de la Grand-Place. Une brasserie connue, populaire. Elle a dit bonjour à tout le monde ! Elle est extraordinaire, très proche des gens. À chaque fois, elle me dit de rappeler son chargé de protocole, qu’on ira prendre un café !
J’aimais beaucoup le roi Baudouin aussi, j’avais eu l’occasion de le rencontrer lors du 25e anniversaire de son règne. Au Palais, le grand Palais si je puis dire, non loin du Heysel. Ce qui était très drôle, c’est qu’Adamo et moi faisions alors un direct pour la télévision. J’ai commencé à chanter ma première chanson « Attention la bébête ». C’était prévu pour être chanté avant l’arrivée du Roi, pour faire patienter le public entre autres… Et il est arrivé un rien trop tôt. Il a dû attendre… Les caméramen me faisaient de grands signes en me soufflant « Arrête-toi ! » . Mais le Roi a pris ça avec beaucoup d’humour. Je l’ai rencontré un an avant sa mort à l’ambassade de Belgique à Paris où je vais souvent car j’aime bien rencontrer des amis belges que je retrouve là… Il était accompagné de la reine Fabiola. Et j’ai dit au Roi : “Majesté vous souvenez de cette fameuse après-midi ?”. Il m’a répondu « Oui, c’était bien !” Vous voyez, c’est ça nous, les Belges, ce côté spontané !

Vous évoquez une vision de l’ « American way of life », dans ses côtés actifs et positifs…

Mais “sometimes” c’est « too much” ! Même le côté sportif des femmes… Il faut avoir un organisme très jeune pour faire ça. C’est bien de le faire mais il faut y aller doucement.

Quand j’ai fait le Lido, il n’y avait pratiquement pas un Français dans la salle. C’étaient essentiellement des Américains.

Comment avez-vous travaillé avec les Américains ?

Ils sont très carrés, tout est net et précis. C’est pas du sucre. Ils vous donnaient 5 minutes de pause mais il vous fallait refaire les pas que vous ne connaissiez pas… Mais on est gâté en Belgique avec le néerlandais, cela m’a aidé à apprendre l’anglais. Un jour je suis passée au Plaza à New York et là, Chevalier m’a dit « tu sais les Américains, tu mimes la chanson, puis tu l’expliques et ensuite tu la chante et là ils ont compris ! » Mais moi je parlais couramment l’anglais donc je n’avais pas de problème. Les Français ne sont pas très doués pour les langues mais les Belges si.

Quelles sont vos salles de spectacle préférées ?

Le Lido a été pour moi une chose merveilleuse. On m’a mis des plumes, il fallait que je descende très doucement l’escalier et ça m’a donné une autre discipline de moi-même, ce qui veut dire que l’on peut s’amuser tout en étant posé. Je me suis ennuyée car moi les plumes et l’estrade ça va un temps… Mais c’était une sorte de nouvelle discipline qui m’a beaucoup apporté. Ça a duré un an.

Vous saviez que des Belges ont repris le Crazy Horse à Paris ?

Ah non… Moi quand j’ai fait le Lido il n’y avait pratiquement pas un Français dans la salle. C’étaient essentiellement des Américains…

Il y avait parfois la peur qu’on vous balance quelque chose sur la tête. Parfois, l’après-midi, ils étaient quinze dans la salle. J’étais pas à la fête ! Ça gueulait là-dedans…

Y a-t-il eu des moments, lors de vos premiers galas, où vous vous êtes sentie menacée, fragilisée ?

Non, mais il y a la peur qu’on vous balance quelque chose sur la tête. Parfois, l’après-midi, ils étaient quinze dans la salle. J’étais pas à la fête ! Ça gueulait là-dedans… Mais j’ai un background extra et quand je puise là-dedans, je me dis que je n’ai jamais été aussi heureuse dans ma vie car j’ai un spectacle qui a mis beaucoup de temps à mettre en place mais dont je suis fière et le public est là. Je pense que j’y ai droit avec toutes les galères par lesquelles je suis passée mais qui m’ont aidée.

Que pensez-vous des opportunités qu’ont aujourd’hui les talents en herbe sélectionnés dans les télé-crochets façon Star Academy?

Ils ont une grande chance d’avoir des profs de danse, de chant. Mais c’est l’après Star Ac qui n’est pas évident. Il en sort un ou deux, mais les autres… La célébrité est très lourde à porter.

Quels sont les pièges à éviter ?

Mon mari ne m’a jamais félicitée, cela m’a aidée. Il me disait que si c’était bien, il n’avait pas besoin de me le dire. J’ai gardé mon entourage, les mêmes amis. Je suis très famille aussi et j’ai encore mes copines de classe en Belgique, elles vont venir me voir au Cirque Royal. La célébrité ne m’a jamais bouleversée. Ce n’était pas mon moteur. Mon moteur, c’était de faire ce métier, de partager la scène.

Est-ce que toutes ces cordes que vous avez à votre arc ont été parfois un handicap ?

Non, j’ai tellement travaillé dans ma vie, je n’ai jamais arrêté. Pour les tours de chant, je parlais tout l’été sur les routes de France. Quand j’avais un peu de temps je faisais du cinéma. Et des films sans moyens… Mais je n’ai vraiment aucun regrets car je me suis donnée à fond.

Vous n’avez jamais souffert d’épuisement ?

Non mais j’ai eu du bol : je n’ai pas subi les effets des sixties car on faisait des opérettes avec Luis Mariano et on faisait des tours de chants avec autant de monde que Johnny. Donc moi je n’ai pas été touchée par le creux de la vague.

Un fantasme de toujours ?

Être scientifique. Vous vous rendez compte… Cela me passionnerait ! Trouver un vaccin au sida… Je passerais mes jours et mes nuits à faire ça…

Vous aimiez les sciences à l’école ?

Non. Les langues et le chant, oui.

Vos préférences en musique aujourd’hui ?

Un rock cela ne me gêne pas, la techno non plus… J’aime l’opéra aussi.

Un projet pas encore assouvi ?

Écrire une série pour la télé. Et j’ai toujours rêvé faire partie d’une saga. Puis j’ai un gros avantage car je peux lire, écrire, apprendre mes textes dans la voiture… Mon mari a installé une lumière pour moi à l’arrière pour pouvoir lire. Mais pas la journée car là je me laisse distraire en regardant les arbres…

Entretien à lire dans le dernier numéro de Paris Match Belgique.

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