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Meghan Markle, la nouvelle Wallis Simpson pour le prince Philip

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Le prince Philip, duc d'Édimbourg, Meghan et Harry arrivent pour assister au service religieux traditionnel de la famille royale le jour de Noël à l'église St Mary Magdalene à Sandringham, le 25 décembre 2017. | © Adrian Dennis / AFP.

People et royauté

Selon un nouveau livre, le départ des Sussex de la famille royale a été très mal vu par le prince Philip. Celui-ci compare même l’épouse de son petit-fils à Wallis Simpson.

D’après un article Paris Match France de Sarah Louaguef

Tout avait pourtant si bien commencé. En 2016, lorsque le prince Harry est follement tombé amoureux de Meghan Markle, la présentant l’année suivante à sa grand-mère la reine Elizabeth II ainsi qu’à son grand-père le prince Philip, le jeune héritier a su trouver le soutien qu’il espérait. Si son frère le prince William s’est alerté de la vitesse à laquelle sa romance évoluait, ses grands-parents avaient chaleureusement accueilli sa nouvelle compagne, soutenant leurs fiançailles puis, en 2018, leur mariage. On se souvient d’ailleurs que le prince Philip, 96 ans à l’époque, avait tout fait pour être présent le jour J, alors qu’il avait pourtant été opéré de la hanche quelques semaines auparavant.

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Mais tout s’est très vite dégradé ensuite. Dans un nouveau livre intitulé Prince Philip Revealed, la biographe Ingrid Seward, spécialiste des têtes couronnées ayant écrit une douzaine d’ouvrages sur les Windsor, révèle le sentiment du duc d’Edimbourg sur le départ fracassant des Sussex de la famille royale britannique. Selon Katie Nicholl, qui a consulté des passages de cet ouvrage pour le magazine Vanity Fair, le prince Philip n’a pas du tout compris ni digéré la décision de son petit-fils. Pire, il compare Meghan Markle à Wallis Simpson, celle pour qui le roi Edward VIII, l’oncle d’Elizabeth II, avait abdiqué par amour.

« Pour Philip, dont toute l’existence a été basée sur son dévouement à remplir son devoir, il est apparu que son petit-fils avait abandonné le sien pour le bien de son mariage avec une divorcée américaine de la même manière qu’Edward VIII a abandonné sa couronne pour épouser Wallis Simpson en 1936 », écrit Ingrid Seward.

« Le comportement de son petit-fils lui est complètement étranger »

En outre, le prince Philip n’a particulièrement pas apprécié la façon dont les Sussex ont imposé leur départ, diffusant le communiqué de leur décision le 8 janvier dernier quasiment en même temps que la reine l’a découvert. « La reine a été informée de l’annonce dix minutes avant qu’elle soit faite sur le site internet Sussex Royal. Elle n’était pas amusée. Et comme Philip était auprès d’elle, il était également au courant de l’annonce et de ses implications », écrit encore Seward.

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Contactée par «Vanity Fair», l’auteure de 72 ans a expliqué : « Philip ne peut tout simplement pas comprendre comment Harry s’est comporté comme il l’a fait. Le comportement de son petit-fils lui est complètement étranger, donc ce n’est pas étonnant que leur relation en a souffert. N’oubliez pas que c’est un homme sur le point d’avoir 100 ans (il les fêtera en juin 2021, ndlr) qui a consacré 68 ans de sa vie adulte à soutenir la monarchie, et cela a été un grand choc. La reine ne voudrait pas qu’il s’inquiète à son âge, mais l’absence de Philip au sommet de Sandringham en a dit long. Le fait qu’il ait quitté cette grande maison de Sandringham avant même l’arrivée de tout le monde indiquait qu’il ne voulait pas être impliqué ».

Avant le départ de Harry et Meghan, le prince Philip s’était toujours montré attentif à leurs demandes, distillant des conseils… qui n’ont jamais été considérés. « C’était à Harry et Meghan d’écouter, mais ils ne l’ont pas fait et Philip a toujours été très protecteur envers la reine, donc si des personnes contrarient la reine, ils le contrarient aussi. Son mantra est que la monarchie vient en premier, en deuxième et en troisième. Il avait déjà rappelé de façon tranchante à la défunte Diana, princesse de Galles, qu’être membre de la famille royale n’était pas un concours de popularité mais impliquait que tout le monde travaille ensemble pour le bien de l’institution de la monarchie. Philip a accueilli Meghan au début, il sait ce que c’est que d’être un étranger, et donc il est toujours très favorable aux personnes qui se marient dans la famille. Il aimait bien Meghan au début, mais (les actions des Sussex) ont laissé un goût amer et par conséquent la relation (du prince Philip) avec Harry en a pâti », a conclu Ingrid Seward.

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