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Nicolas Bedos raconte pourquoi il a « implosé » à l’âge de 20 ans

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Nicolas Bedos à Cannes, le 17 juillet 2021. | © Julien Reynaud/APS-Medias/ABACAPRESS.COM.

People et royauté

Dimanche dans Sept à huit,  Nicolas Bedos s’est confié sur la dépression qui l’a rongé il y a une vingtaine d’années.

 

« Je ne pensais qu’à une chose : me balancer par la fenêtre ». Il y a une vingtaine d’années, Nicolas Bedos a souffert d’une grave dépression. Un moment délicat qu’il a évoqué dimanche lors d’une interview pour Sept à huit. Le réalisateur de 42 ans raconte pourquoi et comment il a « implosé ». « C’étaient plein de choses : les espoirs qui avaient été mis en moi et je crois que j’avais peur de les décevoir. C’était peut-être aussi l’investissement des mes parents, de mon père (Guy Bedos, Ndlr), de ma marraine (Gisèle Halimi), de mon parrain (Jean-Loup Dabadie). J’avais des fées qui étaient un tout petit peu encombrantes. Ils avaient décidé qu’il fallait que ça aille très loin et très haut et je crois que – avec l’aide de quelques substances et de quelques chagrins d’amour – j’ai implosé », a-t-il expliqué à Audrey Crespo-Mara.

« Je n’étais même pas capable de sortir de chez moi »

Un mal-être qui l’a empêché de vivre durant plus de deux ans. « Je n’étais même pas capable de sortir de chez moi et je regardais la télévision en bouffant des pâtes 24 heures sur 24. Je me bouffais les ongles », a-t-il poursuivi, confiant ses idées suicidaires.

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Il avait déjà évoqué ce passage douloureux à la télévision. « J’en ai parlé pour donner un peu d’espoir à ceux qui se croient foutus », confiait-il à Paris Match en 2011, après avoir parlé de sa dépression sur le plateau de Laurent Ruquier à l’époque. « Je tiens juste à rappeler de façon un peu solennelle qu’avec certaines substances une seule nuit de plaisir peut créer deux ans de torture. Ça ne valait pas le coup ! Il y a pire que l’inégalité sociale : l’inégalité psychique. Malgré mon enfance de conte de fées, mes ­parents délicieux et ma petite gueule, je crevais de jalousie face à des gens plus robustes et plus gais. »

Si il reconnaît qu’il ne sera «jamais serein» et se définit comme « inquiet » et « anxieux », Nicolas Bedos, qui vient de réaliser le dernier volet de OSS 117, gagne aujourd’hui en confiance. « Disons que j’ai pour la première fois de ma vie aujourd’hui l’impression que je pourrais peut-être vivre durablement de mon métier et faire des films, a-t-il confié à TF1. Je ne suis plus dans cette sensation de sursis dans laquelle je bous, je brûle depuis des années ».

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