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« C’est combien ? » : Virginie Efira s’exprime pour la première fois sur les moqueries durant son adolescence

Virginie Efira durant le 74ème Festival de Cannes. | © ©PHOTOPQR/NICE MATIN/Sebastien Botella.

People et royauté

Virginie Efira a beaucoup fait parler durant la 73e édition du Festival de Cannes, à l’occasion de la sortie de son film sulfureux : Benedetta. Dans celui-ci, elle incarne une nonne lesbienne aux côtés de Charlotte Rampling. L’actrice de 44 ans a récemment tenu une interview pour le magazine Vanity Fair pour parler de ce rôle polémique mais aussi d’elle plus personnellement. Elle s’est notamment exprimée sur son enfance et sur les violences verbales dont elle avait été victime à l’école.

« J’étais vulgaire »

« On me faisait des blagues très humiliantes. Je me souviens d’un prof de maths qui plaisantait en me disant : ‘C’est combien, Virginie ?’ Et donc je rigolais aussi pour donner le change« , déclare-t-elle. Elle raconte également : « C’était presque normal. C’est ensuite que j’ai revisité ces endroits d’humiliation. Ces souvenirs sont devenus des moments de trouble bien plus tard. Le passé s’est éclairé d’autres choses. C’est le propre de la mémoire d’être en mouvement. J’ai appris à changer la perception de ce qui a été vécu comme une honte, une douleur, à en atténuer le sentiment de gravité ».

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Du côté des élèves, ce n’était pas plus joyeux, puisque la compagne de Niels Schneider raconte que ses camarades la surnommaient « Force Orange ». En cause ? L’excès de fond de teint dont abusait l’actrice à l’époque. Celle qui savait depuis toujours qu’elle voulait être actrice raconte son besoin de se faire remarquer : « Enfant, j’aimais être choisie pour lire une poésie devant la classe. J’avais un petit côté exhib’ sans doute. Et puis, je rêvais d’une vie d’actrice, y compris parce que je lisais que certaines s’étaient mariées quatre fois et pas seulement parce que je trouvais que Shakespeare avait une langue riche : j’avais envie qu’on me regarde », avoue-t-elle.

« J’étais vulgaire », concède-t-elle aujourd’hui. « Je m’habillais de façon très outrancière. Même à Cannes, les premières fois, j’avais les seins dehors. J’étais hypermaquillée, je ne captais pas les codes. Ça va mieux maintenant ». Aujourd’hui, elle demeure parmi les actrices incontournables du cinéma français…

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