Paris Match Belgique

Carole Baskin vend le parc de Joe Exotic et interdit son utilisation en tant que zoo, pour 100 ans

Carole Baskin vend le parc de Joe Exotic et interdit son utilisation en tant que zoo, pour 100 ans

Joe Exotic. | © Netflix US / AFP

People et royauté

Carole Baskin, la rivale de Joe Exotic, a vendu le parc animalier de l’ancien gardien désormais en prison et a fait promettre aux nouveaux propriétaires qu’il ne servirait pas de zoo durant 100 ans.

 

D’après un article Paris Match France de La Rédaction

En 2020, Carole Baskin a pris le contrôle du zoo de Joe Exotic, après une décision de justice. À la tête de Big Cat Rescue, la militante des droits des animaux a obtenu cette propriété située à Wynnewood dans l’Oklahoma après que son ancien gardien devenu star d’un documentaire Netflix – Tiger King – a été condamné en janvier 2020 à 22 ans de prison pour avoir voulu la faire tuer. En vendant ce terrain où de nombreux fauves vivaient et se donnaient en spectacle pour le public durant les années de Joe Exotic, Carole Baskin a fait promettre aux acheteurs de ne pas le retransformer en zoo, et cela pour les 100 prochaines années, rapporte Entertainement Weekly. « Lorsque nous avons vendu la propriété en juin, nous avons spécifié qu’elle ne serait pas utilisée comme zoo, ou quoi que ce soit lié à « Tiger King » », a expliqué à Yahoo Carole Baskin. « Nous voulons que les 20 ans d’abus sur les animaux ici soient oubliés et ne soient plus que de l’histoire ancienne », a-t-elle ajouté.

Lire aussi > « Tiger King » : si vous deviez voir un seul documentaire Netflix en confinement, ce serait celui-ci

En plus de son affaire avec Carole Baskin, Joe Exotic a en effet aussi été reconnu coupable d’avoir tué certains de ses propres tigres, qu’il maltraitait régulièrement selon des témoignages. Les deux co-réalisateurs de la série documentaire ont également reconnu avoir coupé au montage des propos racistes de la star du programme. « Nous avons de l’empathie pour Joe, mais Joe a fait des choses horribles. Il a commis des crimes très sérieux et il n’était pas seulement cruel et inhumain envers ses animaux, il l’était aussi envers les gens autour de lui », ont-ils commenté, estimant que sa grande popularité était « inquiétante ».

Son appel à Donald Trump

Partisan de Donald Trump, Joe Exotic lui avait écrit plusieurs lettres depuis mars dernier, évoquant le soutien dont il bénéficie de la part du public. « Si des millions de personnes ont pu voir à quel point on m’a injustement traité au nom de la justice, alors j’espère que le président Trump saura aussi prendre la bonne décision et me gracier », avait-il écrit en juin. Dans sa dernière demande, en septembre 2020, il disait « vouloir rendre le président, l’Amérique et le monde fiers ». « Devenez mon héros, s’il vous plait », avait-il lancé. Il avait également fait appel à Kim Kardashian, qui milite désormais pour la défense de prisonniers et pour une réforme de la justice, à qui il avait demandé de l’aide. « S’il vous plait, aidez-moi en prenant simplement dix minutes de votre vie pour appeler le président Trump, afin qu’il examine ma demande de grâce de 257 pages. Ce sont toutes les preuves de mon innocence et je lui demande de signer ce document pour que je puisse retourner à la maison auprès de mon mari et mon père. »

Lire aussi > Joe Exotic va bel et bien demander la grâce de Donald Trump

L’affaire entre Joe Exotic et Carole Baskin remonte à 2011, avant que l’homme à la coupe mulet ne devienne célèbre grâce à Netflix. Cette année-là, Carole Baskin, en guerre contre le gardien, avait déposé plainte concernant la l’utilisation illégale du logo de Big Cat Rescue pour les marques du zoo de Joe Exotic. Quelques années plus tard, l’homme avait été condamné à lui verser une amende d’un million de dollars, qu’il n’a jamais payée. Afin de contourner la loi, il avait mis son zoo au nom de sa mère, donnant lieu à une nouvelle plainte de Big Cat Rescue en 2016. C’est finalement pour régler la dette qu’il avait auprès de Carole Baskin que la justice a saisi le zoo et l’a accordé à Carole Baskin.

CIM Internet