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L’amour a triomphé : La princesse Mako va se marier et partir vivre aux États-Unis

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La princesse japonaise Mako, fille aînée du prince héritier Akishino, en juillet 2019. | © AIZAR RALDES / AFP.

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La princesse Mako du Japon, nièce de l’empereur Naruhito et fille aînée du prince héritier Fumihito d’Akishino, se marierait d’ici la fin de l’année avec Kei Komuro et partirait vivre avec lui aux Etats-Unis.

D’après un article Paris Match France de Dominique Bonnet

L’amour a triomphé. Malgré l’hostilité des Japonais à l’égard de son petit ami Kei Komuro, la princesse Mako du Japon devrait -enfin- l’épouser, d’ici la fin de l’année. C’est ce qu’a déclaré une source gouvernementale, comme le rapporte The Japan Times. Mais, compte tenu de la situation -et de la crise sanitaire-, la nièce de l’empereur Naruhito et fille aînée du prince héritier Fumihito d’Akishino pourrait convoler avec son ancien camarade d’université sans qu’aucune cérémonie ni rituel traditionnel de la famille impériale n’ait lieu. Ce qui serait une première depuis l’après-guerre. «Les rites sont une cérémonie officielle de fiançailles appelée Nosai no Gi, au cours de laquelle les familles des futurs conjoints échangent des cadeaux, et une cérémonie Choken no Gi pour rencontrer officiellement l’empereur et l’impératrice avant le mariage», précise le quotidien anglophone japonais.

La princesse Mako du Japon et Kei Komuro le jour de l'annonce de leurs fiançailles, le 3 septembre 2021
La princesse Mako du Japon et Kei Komuro le jour de l’annonce de leurs fiançailles, le 3 septembre 2021 © Jiji Press/ABACA

En outre, la grande sœur de la princesse Kako et du prince Hisahito, deuxième dans l’ordre de succession après leur père, pourrait quitter le Japon pour s’installer aux Etats-Unis. Komuro était parti y poursuivre ses études, après avoir travaillé comme assistant juridique dans un cabinet d’avocats de Tokyo. Comme le signale The Japan Times, le jeune homme a obtenu en mai dernier un diplôme de droit à l’université Fordham de New York et passé l’examen du barreau de l’Etat en juillet. «Le résultat de l’examen sera annoncé d’ici la mi-décembre et il devrait trouver un emploi dans un cabinet d’avocats aux Etats-Unis», indique le journal. The Asahi Shimbun, qui souligne qu’il aura alors une situation leur assurant une vie stable financièrement -Mako est pour sa part diplômée de l’université anglaise de Leicester en muséographie-, évoque la ville de New York comme lieu d’installation du couple.

Mako refuserait la somme forfaitaire qui lui est allouée à son mariage

Par son union avec un roturier, en vertu de la loi sur la Maison impériale de 1947, la princesse Mako sera automatiquement exclue de la famille impériale japonaise. Mais, selon une disposition législative concernant le mariage des femmes de celle-ci, elle doit recevoir une somme forfaitaire, financée par l’argent des contribuables et destinée à être dépensée pour ses frais de logement et de subsistance «afin de préserver la dignité d’une personne qui était autrefois membre de la famille impériale», rappelle The Asahi Shimbun. Déterminée par le Conseil économique de la Maison impériale – qui comprend, entre autres, le Premier ministre nippon -, cette somme pourrait s’élever à 152,5 millions de yens (1,17 million d’euros) en un seul paiement. Selon les médias japonais, la jeune mariée envisagerait de refuser cet argent en raison de l’antipathie du public envers son couple. Antipathie qui est principalement basée sur les prétendus problèmes financiers de la mère de Komuro. Aussi l’Agence de la maison impériale doit-elle examiner si elle peut, selon les règles actuelles, ne pas lui offrir ce paiement forfaitaire ou éventuellement le réduire.

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Début septembre 2017, la princesse Mako du Japon -qui, à l’époque, était la petite-fille du souverain nippon, son grand-père Akihito n’ayant pas encore abdiqué pour son oncle Naruhito- avait présenté à la presse Kei Komuro comme son futur époux. Leurs fiançailles étaient prévues pour le 4 mars suivant et leurs noces pour le 4 novembre 2018. Mais des problèmes financiers de la mère du jeune homme avaient entraîné un report de leurs projets d’union, initialement à 2020. «Le mariage de la princesse et de Komuro, tous deux âgés de 29 ans, a été reporté de plus de deux ans en raison d’un différend de plus de 4 millions de yens qu’un ancien fiancé de la mère de Kumori prétend qu’elle lui doit. La somme inclut l’argent dépensé pour les dépenses d’éducation de Komuro», explique The Japan Times. Lors d’une conférence de presse pour ses 55 ans le 30 novembre dernier, le prince Fumihito d’Akshino interrogé sur le mariage de sa fille aînée avait déclaré l’approuver. «La Constitution dit que le mariage doit être seulement basé sur le consentement mutuel des deux sexes. Si c’est ce qu’ils veulent vraiment, alors je pense que c’est quelque chose que je dois respecter en tant que parent», avait-il confié. Plus tôt dans le mois, les principaux intéressés avaient assuré, via un communiqué diffusé par l’Agence de la maison impériale, que leur mariage était «un choix nécessaire».

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