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Abus sexuels : La défense de R. Kelly le dépeint en « sex symbol » et crée le malaise lors du procès

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Le chanteur lors d'une audience en 2019. | © ABACAPRESS.

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« Un sex-symbol » : la défense du chanteur R. Kelly a tenté jeudi de brosser un portrait totalement opposé à celui de « prédateur » sexuel établi par l’accusation et les victimes, au procès à New York de la star déchue du R&B.

 

« Son label a commencé à le promouvoir comme un sex symbol, un playboy, alors il a commencé à vivre une vie de sex-symbol, de playboy », a plaidé, devant le jury, l’avocat Deveraux Cannick.

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« Où est le crime là-dedans ? », a-t-il ajouté, alors que le chanteur est jugé depuis le 18 août pour extorsion, exploitation sexuelle de mineure, enlèvement, corruption et travail forcé, sur une période allant de 1994 à 2018.

Le chanteur risque de dix ans de prison à la prison à vie.

Durant le procès devant le tribunal fédéral de Brooklyn, neuf femmes et deux hommes ont déclaré à la barre que R. Kelly avait abusé d’eux sexuellement, décrivant des viols, des prises de drogues forcées, des situations d’emprisonnement ou encore des faits de pédopornographie. L’accusation l’a dépeint en « prédateur » » et en chef d’un « système » aidé par ses employés ou son entourage, pour se procurer des faveurs sexuelles.

Sur un ton parfois moqueur, l’avocat a au contraire dépeint les victimes, dont certaines mineures au moment des faits, comme des groupies avides d’argent.

« Beaucoup de gens survivent grâce à R. Kelly », a ironisé l’avocat, en allusion à la série documentaire Survivre à R. Kelly (Surviving R. Kelly) qui avait remis en lumière les accusations d’abus sexuels contre le chanteur, mondialement connu pour son tube « I believe I can fly » et triple vainqueur des Grammy Awards en 1998.

« Le sexe pervers, ce n’est pas un crime », a poursuivi l’avocat, assurant que R. Kelly « traitait ces femmes comme des reines ». Il est allé jusqu’à comparer le chanteur à Martin Luther King, disant que R. Kelly n’avait cherché qu’à « protester contre l’injustice », comme l’emblématique leader des droits civiques.

S’il est reconnu coupable de toutes les charges qui le visent, le chanteur risque de dix ans de prison à la prison à vie.

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Après la plaidoirie finale de la défense, le jury composé de sept hommes et cinq femmes commencera à délibérer sur la culpabilité de R. Kelly.

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