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Les nouvelles révélations choquantes d’un documentaire sur Britney Spears

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Les sombres arrangements de son père ont précipité la chute de la pop star. | © Belga Image.

People et royauté

Le New York Times a dévoilé un nouveau documentaire sur la tutelle de Britney Spears, faisant suite au premier déjà réalisé par le journal américain en février 2021.

 

Si le premier documentaire Framing Britney Spears permettait de comprendre ce qui a mené à la bataille judiciaire de la chanteuse pour lever sa tutelle, Controlling Britney Spears révèle cette fois-ci la façon dont la star a été traitée ces 13 dernières années. Les deux films réalisés par le New York Times et diffusés sur Hulu et FX, s’intéressent à la situation de la star, sous tutelle depuis 13 ans, qui réclament sa levée afin de retrouver sa liberté. Sous la surveillance de son père, l’interprète de « Baby One More Times » a été contrôlée durant plus d’une décennie et empêchée de vivre une vie normale.

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Dans Controlling Britney Spears, le New York Times donne la parole à d’anciens proches de Britney, dont son assistante Felicia Culotta, qui l’accompagnait depuis ses débuts et tenait le rôle de mère à ses côtés. Très proche d’elle, cette dernière a été écartée de l’entourage de la star lors de l’une de ses tournées. Felicia Culotta raconte qu’à l’époque, le père et l’équipe en charge de la surveiller lui ont fait croire que Britney Spears ne voulait plus jamais la voir et qu’elle ne remonterait plus sur scène si elle continuait à travailler avec elle. « Peu à peu, je n’ai plus eu le droit d’être à ses côtés, je n’avais plus le droit de lui parler sans la présence d’une autre personne », se souvient-elle. « J’ai été éloignée parce que je faisais partie de ceux qui la soutiennent et j’ai simplement dit un jour : ‘si je vois quelque chose de mes yeux, je le répèterais’ ».

Felicia Culotta n’est pas la seule à intervenir dans le documentaire. Tish Yates, en charge des costumes durant la tournée Circus, confie avoir été témoin de scènes choquantes, lorsque le père de Britney Spears la menaçait de ne plus jamais pouvoir voir ses enfants si elle faisait des vagues, provoquant chez la chanteuse de véritables scènes de panique. « Le fait qu’elle ait peur m’a vraiment ouvert les yeux », raconte-t-elle. Elle se souvient aussi que l’entourage de Britney Spears lui refusait toute demande, même la plus simple comme celle de pouvoir manger des sushis ou d’avoir de nouvelles chaussures. La jeune femme était également forcée à travailler toujours plus, alors qu’elle était au bord de l’épuisement. En larmes, Tish Yates se souvient avoir offert un collier à Britney Spears – qu’elle considère comme la star la plus gentille et polie avec qui elle a travaillé – sur lequel elle avait gravé son numéro de téléphone, au cas où elle souhaiterait la contacter un jour.

Une démarche qui confirme les propos d’ Alex Vlasov, ancien membre de la sécurité de la chanteuse, qui dans le documentaire, affirme que toutes ses communications étaient surveillées. Lorsque Britney Spears a réclamé un iPhone, son père Jamie, Robin Greenhill et Lou Taylor – chargées de gérer la star – ainsi qu’Edan Yemini – à la tête de son équipe de sécurité – ont synchronisé son appareil avec un iPad de sorte de savoir quand et à qui elle envoyait des messages. Les conversations avec son avocat de l’époque auraient elles-mêmes été mises sur écoute. « La première règle de la tutelle, c’était de ne jamais parler de la tutelle », lance Dan George, responsable de la tournée Circus dans le documentaire. L’équipe de la tutelle de Britney Spears était à ce point sur les dents qu’elle aurait même commencé à placer des membres du mouvement #FreeBritney sous surveillance, grâce à des agents privés sous couverture.

« Qui est-elle pour demander ça ? »

Alex Vlasov, qui a travaillé pour sa sécurité entre 2012 et 2022, se souvient que durant toute la période où il était employé par Edan Yemini, tout le monde lui affirmait que les décisions prises l’étaient avec l’accord du tribunal mais aussi celui de Britney Spears. Il était ainsi persuadé que la justice avait autorisé la mise sur écoute de Britney Spears. « Lorsqu’elle a témoigné en juin par téléphone pour la première fois, elle a dit l’opposé de tout ce qu’on nous répétait. J’ai entendu Britney parler et je crois que cela a été la dernière étape pour moi, pour me décider à révéler ce que je savais », commente-t-il. Des documents de la justice sont également dévoilés dans le documentaire. Ils révèlent notamment que Britney Spears, a réclamé au début de sa tutelle un test afin de s’assurer que son père anciennement alcoolique ne consommait plus d’alcool. « Qui est-elle pour demander ça ? », aurait répondu la juge Reva Goetz, en charge du dossier de sa tutelle à l’époque. Alors que l’avocat de la star, commis d’office, aurait évoqué le fait que sa cliente souhaitait se marier ou avoir une famille, cette même juge aurait déclaré : « Je ne crois pas que nous ayons pris une quelconque disposition contre le fait de se marier, mais vous ne voulez sans doute pas lui révéler ça ».

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Britney Spears, désormais défendue par Mathew Rosengart, se bat pour retrouver sa liberté. Grâce à son nouvel avocat, qui a promis d’enquêter sur toutes les zones d’ombre de cette tutelle, la chanteuse commence peu à peu à se libérer de sa tutelle. Elle a récemment annoncé ses fiançailles et son père a fait savoir qu’il était prêt à se retirer de la gestion de ses finances. La prochaine audience doit avoir lieu le 29 septembre prochain. Un autre documentaire est de son côté prévu sur Netflix cette semaine.

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