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Élisabeth a 20 ans : comment la future reine s’est transformée

Élisabeth est née le 25 octobre 2001. « Elle est la plus émouvante réussite de Philippe, dont l’enfance reste une blessure ouverte » | © BELGA PHOTO POOL FREDERIC SIERAKOWSKI

People et royauté

« Elle est la plus belle des réjouissances arrivées aux Belges. » La phrase d’un network américain traduit bien le « phénomène Élisabeth ». À 20 ans, alors qu’elle n’en est qu’aux préparatifs d’un règne qui semble encore éloigné, la Princesse attire la lumière et les louanges.

 

Même à l’étranger : son aura a déjà franchi les frontières. Ravissante et intelligente, elle promet des lendemains enchanteurs à cette Belgique au futur encore incertain. Chaque étape, comme le cursus en histoire et politique qu’elle vient d’entamer à Oxford en Grande-Bretagne, est un pas en avant.

La princesse Élisabeth (20 ans ce 25 octobre) découvrant la ville d’Oxford, à 90 kilomètres au nord-ouest de Londres : c’est dans l’université du même nom qu’elle entame une nouvelle étape importante de son apprentissage de future reine.

Journaliste ayant collaboré au document « Place Royale » présenté ce jeudi 14 octobre sur RTL TVI, Amélie Schildt a reçu Paris Match sur son plateau. Un deuxième document sur les 20 ans d’Élisabeth sera proposé le vendredi 22 octobre sur La Une, réalisé également avec la collaboration de Paris Match.

Paris Match. Racontez-nous le moment où la princesse voit le jour. C’est le branle-bas de combat dans les rédactions ?
Amélie Schildt. C’est la confirmation qu’un événement important vient de se produire sans que les Belges ne s’en rendent vraiment compte : le premier enfant du Roi, le premier héritier du trône, est une fille. Pour la première fois, la Belgique aura une reine à la tête du pays, à la différence des épouses de roi qui devenues reine par mariage ou par l’arrivée sur le trône de leur mari. À l’époque, ce n’est pas un branle-bas de combat, parce que la naissance est attendue et qu’il faut patienter avant d’avoir la première photo officielle. Vient alors le moment de trouver le bon cliché, différent, touchant, fort. On est le 25 octobre, quelques semaines après le 11 septembre, et déjà en plein conflit en Afghanistan, où les Américains veulent faire payer son crime à Al-Qaïda. Pour Paris Match, Élisabeth bébé, c’est la photo qui doit ramener de la joie après des couvertures d’attentat, de guerre. Finalement, parmi d’innombrables clichés, le choix se fait sur la tendresse, la douceur, l’instant exceptionnel dans une vie : un échange entre une maman et sa fille. En une, Mathilde et Élisabeth se rejoignent nez à nez. C’est l’amour en direct.

On découvre très vite la fierté du papa dans son premier point presse. Il plaisante: « Je viens directement de chez l’enfant, nous voulons partager notre joie. Elle est vraiment très mignonne, elle n’est pas déformée. À qui ressemble-t-elle le plus ? À moi, bien sûr ! À son avantage, il vaut mieux qu’elle ressemble à sa mère… » C’est du jamais vu, surtout de la part du prince Philippe, très secret jusqu’alors. Comment l’expliquez-vous ?
Il y a là, dans les déclarations, toute l’émotion d’un jeune père, mais surtout toute l’émotion du prince et futur roi, dont la propre enfance reste une blessure ouverte. C’est une découverte : on ne l’a jamais vu plaisanter de la sorte. Le 25 octobre naît Élisabeth, mais aussi un papa qui va construire ce qu’il n’a jamais connu : une famille. Un élément extrêmement important dans ce qui sera l’ascension d’Élisabeth. Celle-ci est la plus émouvante réussite de Philippe.

Comment a été gérée la formation de la Princesse ? A-t-elle été plus protégée les premières années ? Quelle a vraiment été sa part de liberté ?
Comme l’a expliqué l’historien Vincent Dujardin à Paris Match, Élisabeth a été à la fois protégée et progressivement exposée. Concernant l’éducation, il faut vraiment mettre en lumière l’attitude de ses parents. L’époque où les princes et princesses étaient éduqués par des personnes ne faisant pas partie de la famille est révolue. Il tenait à cœur au roi Philippe de bien préparer sa fille aussi sur le plan personnel. Élisabeth a bénéficié de l’implication de ses deux parents depuis le premier instant de sa vie, ce qui diffère de ce qu’on a pu connaître antérieurement… et de l’enfance de Philippe en premier lieu. Il n’y a pas trente-six façons de le dire : Élisabeth est bien préparée parce que, avant tout, elle a bénéficié d’amour au quotidien.

(…) La suite de l’article dans votre Paris Match Belgique de cette semaine !

 

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