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Amalia des Pays-Bas : celle qu’on voulait lier à un jeune prince belge …

Amalia des Pays-Bas : Celle qu'on voulait unir à un jeune prince belge ...

Catharina-Amalia des Pays-Bas et le prince Gabriel. | © DR / Robin Utrecht, abacapress

People et royauté

Elle a bientôt 18 ans, un visage de poupée, une allure de battante. À la faveur d’une rumeur la liant au prince Gabriel, jeune frère de la future reine Élisabeth, Catharina-Amalia des Pays-Bas, fille aînée du roi Willem-Alexander, est plus que jamais courtisée par la presse « royale ». A quelques semaines de ces 18 ans, zoom sur une princesse qui attise les conversations.

 

« Si l’on en croit les tabloïds allemands et argentins, alors le prince belge Gabriel (18 ans) et la princesse héritière néerlandaise Amalia (17 ans) sont amoureux. Ceci met au jour une ancienne question épineuse. Les membres de la famille royale néerlandaise et belge ne seraient pas autorisés à se marier selon une loi de… 1830. » Le respectable quotidien flamand De Morgen reprenait ainsi la rumeur récemment, comme une partie de la presse belge. A l’origine du « buzz » évoquant une liaison amoureuse entre la princesse des Pays-Bas et le prince de Belgique, un site argentin, le Mendoza Post, qui évoquait il y a plusieurs mois déjà “El novio secreto de la princesa Amalia, hija de la Reina Máxima de Holanda” (« Le “fiancé secret” de Catharina-Amalia, fille de la reine Maxima des Pays-Bas ») Nous avons tenté de joindre, sans succès le responsable de ce site et l’auteur de cette « info ». Dont les propos furent repris ensuite par l’édition allemande de Gala, avant de fleurir en Belgique. Notre consoeur de Gala Alllemagne nous indique ne disposer d’aucun élément concret pour conforter le bruit. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de domaine où les données sont compliquées à vérifier– vie privée, de membres de monarchies étrangères a fortiori –, le serpent se mord la queue, chacun se bornant à citer les autres journaux.

La presse argentine serait particulièrement friande des évocations de papier glacé d’une monarchie confusément adulée. Vestiges de fantasmes ancestraux ou goût du conte de fées, elle a en partie  développé un sens aigu du potin mondain.

On sait aussi que les médias argentins comme espagnols ou anglo-saxons comptent nombre de titres populaires ou à sensation. La presse argentine serait particulièrement friande des évocations de papier glacé d’une monarchie confusément adulée. Vestiges de fantasmes ancestraux ou goût du conte de fées, elle a en partie développé un sens aigu du potin mondain. Maxima, d’origine argentine, y est un pôle d’attraction majeur. Ses trois filles aussi, dont, en première ligne, Amalia, future reine des Pays-Bas.

La romance évoquée entre la jeune princesse d’Orange, appelée à régner un jour et Gabriel de Belgique, l’aîné des garçons du roi des Belges, apparaît néanmoins comme non fondée selon des observateurs avisés. Ce bruit s’expliquerait simplement par le fait que ces deux familles royales, géographiquement proches, au centre de l’Union européenne et donc au croisement d’une série d’intérêts, font « rêver ». Sans oublier les frimousses solaires des principaux intéressés.

« Les Argentins et les Espagnols ont des médias assez intrusifs »

Notre confrère, Wim Dehandschutter, est chroniqueur royal pour le quotidien flamand Het Nieuwsblad. Il est régulièrement consulté par les médias néerlandais concernant la famille royale belge et écrit pour le mensuel royal Vorsten aux Pays-Bas. Nous lui montrons la photo prise par un jeune utilisateur néerlandais du réseau social Tik-Tok et qui montre une photo censée représenter « la princesse Amalia et son boy-friend ». Le couple marche dans une rue de La Haye. Le visage de la jeune fille sur la photo est à peine visible et celui du garçon, engoncé dans une doudoune et un bonnet, n’apparaît pas. Certains pourraient arguer que la posture du jeune homme évoque confusément celle du roi Philippe mais là, on verse dans le fantasme. Wim Dehandschutter est de cet avis. Cette rumeur, comme d’autres, il a tenté de la vérifier, sans succès. « Je ne reconnais même pas la princesse Amalia sur cette photo », nous dit-il, « même si la jeune fille a une allure similaire ».

Wim a été interrogé par des médias espagnols qui l’appelaient pour confirmer les “news” de leurs confrères. Si la romance était avérée, il en serait sans doute fort aise mais rien ne l’indique aujourd’hui.

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Nous parlons d’une forme de presse à scandale qui bourgeonne dans les pays latins. «Les Argentins comme les Espagnols notamment, ont des médias assez intrusifs et agressifs, c’est vrai. Plus qu’en Belgique. Les Argentins connaissent très bien les familles royales. En particulier celle des Pays-Bas, Maxima étant argentine. Deux fois par an, des portraits officiels de la famille sont publiés et commentés. Leur vie privée est aussi souvent abordée. Tout ce qui a trait à Maxima se vend bien. Idem pour ses trois filles. C’est comparable au moins à l’intérêt que suscitent chez nous la reine Mathilde, la princesse Élisabeth et sa fratrie.»

Les commentaires sur la vie privée d’Amalia, qui se prépare à fêter ses 18 ans, ce 7 décembre, vont bon train. Comme nous l’ont confirmé plusieurs historiens, les futures reines européennes (Belgique, Pays-Bas, Suède, Norvège, Espagne…) feront vraisemblablement l’objet d’une attention médiatique écrasante. A l’heure où les joues rondes et le regard enfantin prennent une autre allure, Amalia n’est pas épargnée. « Je constate que les internautes mélangent tout », dit encore Wim Dehandschutter. «Il y a eu notamment ces brèves expliquant qu’aux Pays-Bas le souverain ou la souveraine pourrait épouser une personne du même sexe. »

« Catharina-Amalia pourrait épouser une femme et devenir Reine », confirmait récemment, après une interpellation parlementaire, Mark Rutte, Premier ministre des Pays-Bas, Les mariages de même sexe, légaux depuis 2001 dans le pays, concernent aussi la famille royale. Les réseaux sociaux fourmillent de raccourcis on le sait. « Cela a créé des confusions », poursuit Wim Dehandschutter, « alors que ce point précis ne visait nullement Amalia en particulier. Certains ont commencé à dire que cette liaison prétendue avec Gabriel était là pour noyer le poisson, pour cacher une homosexualité latente. Un jour une relation avec une femme, le lendemain avec le prince Gabriel: je constate que les internautes mélangent décidément tout.»

Willem-Alexander et Maxima, encore princes, lors d’une pose avec leurs trois filles, Catharina-Amalia, Alexia et Ariane à Wassenaar, aux Pays-Bas, le 20 juillet 2009. Les assauts médiatiques n’attendent pas.. © EPA/FRANK VAN BEEK

Ce qui a sans doute émoustillé les médias, c’est aussi ce côté Roméo et Juliette, soit une union entre deux familles interdites d’amour en quelque sorte. « Certains ont avancé qu’une loi datant du XIXe siècle empêcherait les amoureux potentiels de se marier. Cette loi mentionne surtout un rôle de pouvoir qu’ils ne pourraient incarner, c’est tout. Il n’y aurait en réalité aucun empêchement à une telle union.»

Peu après la déclaration d’indépendance de la Belgique en 1830, le Congrès national – qui a ensuite établi la Constitution belge – a adopté des décrets imposant des restrictions au règne de Guillaume 1er, ennemi d’alors. Parmi eux, ce décret du 24 novembre 1830 qui stipule que « les membres de la maison tribale des Orange-Nassau sont exclus d’exercer tout pouvoir ou autorité en Belgique ». Dont les fonctions gouvernementales, les fonctions politiques dont celle de chef de l’Etat. Selon plusieurs historiens, ceci n’interdiirait pas néanmoins un mariage en tant que tel, le rôle du conjoint d’un monarque en Belgique n’étant pas acté dans la Constitution.

« En imaginant même qu’Amalia et Gabriel soient réellement amoureux et qu’ils en viennent à convoler un jour – une fiction à ce stade -, le fils de Philippe et Mathilde pourrait alors devenir le prince consort de la future reine de nos voisins du nord”, pointe encore Wim Dehandschutter. ‘L’ironie serait que le prince puisse finalement jouer un certain rôle aux Pays-Bas où aucune loi ne viendrait interférer contre son statut… »

En attendant, cette association a priori fantaisiste entre la future reine des Pays-Bas et le frère de la future reine des Belges, le chroniqueur de Het Nieuwsblad rappelle qu’il existe, de fait, des points communs dans les goûts des deux intéressés. Et que ces terrains d’entente peuvent avoir nourri le fantasme. « Outre le fait qu’ils sont de la même génération, et issus de deux familles régnantes proches, ils partagent une passion pour le hockey – ont joué tous deux en équipe -, ils aiment la voile, le tennis et la musique. Gabriel joue du piano, Amalia chante. Mais, les raccourcis s’arrêtent là.»

Shooting en famille le 19 février 2011 dans la station de ski de Lech am Arlberg, en Autriche. © EPA/Stiplovsek Dietmar

Wim Dehandschutter estime que la séparation géographique, à un âge où on aime partager avec ses amis la vraie vie, ne plaide pas non plus en faveur de ce lien « romantique ». Rappelons que Gabriel, qui a obtenu un baccalauréat international après deux ans d’études en anglais à l’International School of Brussels, a entamé une formation préparatoire au National Mathematics & Science College dans le Warwickshire. Un programme qui se concentre sur les matières STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques).

« Tandis que Gabriel étudie au Royaume-Uni, Amalia a pris une année sabbatique après avoir terminé son cycle secondaire. Bien sûr, s’ils étaient réellement liés, Amalia pourrait l’y rejoindre mais elle a surtout, à ma connaissance d’autres plans. On parle notamment de stages qu’elle ferait au Kenya et/ou aux Caraïbes. Bref, je ne crois pas à cette info. Cela dit, si elle devait se réaliser dans un avenir plus éloigné, je pense, dans l’absolu, que Gabriel pourrait être un bon partenaire pour Amalia car il y a somme toute assez peu de familles royales. Il a l’avantage de maîtriser le protocole et a été éduqué dans l’ombre d’une autre future reine. Il sait déjà ce que c’est que d’être en quelque sorte “la cinquième rue du carrosse”. Ils ont des backgrounds complémentaires, savent ce que c’est que d’être membre d’une famille royale, ont été élevés dans des pays voisins. Ils ont aussi le même âge. Gabriel a eu 18 ans en août, Amalia les aura en décembre. »

« Confessions » imposées et « gap year » dans l’air du temps

En prévision de ses 18 printemps, la princesse s’est confiée dans un livre  « confession » dont la sortie est prévue à la mi-novembre. La biographie qui scelle en quelque sorte la fin de l’adolescence royale est une tradition aux Pays-Bas. Avant elle, son père Willem-Alexander, et sa grand-mère, la princesse Beatrix ont eu droit eux aussi à leur livre. Cette année au vu aussi la parution de Learning by doing écrit par sa cousine Eloise d’Orange-Nassau. C’est la comédienne et écrivaine néerlandaise Claudia de Breij qui a réalisé les entretiens de Catharina-Amalia. Ensemble elles se sont rendues dans des lieux qui comptent pour la jeune fille. Dont les écuries royales, où se révélerait sous son jour le plus authentique cette passionnée d’équitation.
Sa vie a, jusqu’ici, été plutôt paisible. Sérénité dorée mais sans ronds de jambes. Sports, grand air, vie de famille fondée sur des bases solides. La proximité dans l’éducation, un suivi parental étroit sont des traits des monarchies d’aujourd’hui. La chaleur du foyer, les rires, l’enthousiasme brut, ont, d’après ceux qui connaissent Amalia, bercé son enfance.

Elle a fréquenté le Christelijk Gymnasium Sorghvliet, y a décroché l’équivalent du baccalauréat aux Pays-Bas en juin dernier et a enchaîné sur une année de break ou « gap year » avant d’entreprendre ses études universitaires.

Au terme de son cycle secondaire, la fille aînée de Maxima et Willem-Alexander a déclaré qu’elle renonçait à sa dotation jusqu’à la fin de ses études, tant qu’elle ne serait pas plus activement ancrée dans sa fonction de princesse d’Orange. Elle s’est dite « mal à l’aise » à l’idée de percevoir cette somme – plus de 1,5 millions d’euros annuels de revenus et allocations de dépenses prévus dès ses 18 ans. Dans un courrier manuscrit adressé à Mark Rutte, dévoilé le 11 juin dernier, elle a précisé qu’elle estimait ne pas donner suffisamment pour justifier les montants qui auraient pu lui être alloués. Elle explique trouver «cela gênant» tant qu’elle peut «offrir peu en retour». Elle a rappelé aussi sa position privilégiée, soulignant «les autres étudiants ont tellement plus de mal, surtout en cette période de coronavirus incertaine».

Edouard Vermeulen : « Amalia a la spontanéité du roi Willem-Alexander, et pas une once de timidité. »

Amalia a été, malgré elle, au cœur d’une « polémique » née d’un commentaire en couverture d’un magazine argentin. On y vantait sa silhouette «  plus size », Ce qui en soi peut sembler flatteur et dans l’air du temps, c’est en tout cas la ligne de défense invoquée en partie par les responsables de la rédaction qui ont expliqué en substance avoir voulu « décomplexer » les jeunes femmes.

Hypocrisie put-être mais surtout mauvaise évaluation du personnage d’Amalia. Car ceux qui la connaissent n’en démordent pas : bien dans sa tête, bien dans son corps, la future reine des Pays-Bas est à mille lieues des considérations des internautes. Ceux-ci se sont emparés de l’affaire, critiquant la cover et dénonçant une « grossophobie ». Les passions se sont déchaînées.

En tenue de ski – fuseau noir et veste marron à col de fourrure -, elle prend la pose sur les pistes autrichiennes en famille et avec l’aplomb d’une Lindsey Vonn, la championne de glisse américaine la plus glamour du siècle.

Mais Amalia, loin de ces considérations, ne se prive pas de vivre sa vie de jeune fille décidée, porte des talons aiguille, des manches courtes, la taille serrée. Son aisance apparente sur les clichés font mentir les commentaires outrés des internautes. Elle use et abuse des portraits en gros plan, teint de pêche travaillé, joues enfantines, nez mutin, brushing à l’américaine. En tenue de ski – fuseau noir et veste marron à col de fourrure -, elle prend la pose sur les pistes autrichiennes en famille et avec l’aplomb d’une Lindsey Vonn (la championnne de glisse américaine la plus glamour du siècle).

Amalia sur un ski lift à Oberlech, en Autriche, le 16 février 2009. La princesse est une sportive accomplie depuis ses plus tendres années. ©EPA/FRANK VAN BEEK

L’affaire « grande taille » avait donc fait jaser et provoqué des torrents de réactions de citoyens outrés. Mais Amalia n’en aurait cure. « Elle a beaucoup d’humour, et pas une once de timidité », nous indique Édouard Vermeulen, couturier des têtes couronnées, au verbe aussi élégant et ajusté que ses tenues. Il a souvent habillé la jeune fille, de même que sa mère Maxima. Lorsqu’on évoque l’épisode de la couverture précitée et l’éventuel malaise que ce « complexe » aurait pu susciter, Édouard Vermelen tranche. « Amalia est bien dans sa peau et accepte parfaitement son physique à ma connaissance. Je peux vous dire qu’elle est rayonnante, confiante et aime plutôt faire la fête. Je n’ai jamais entendu non plus qu’elle ait connu la moindre souffrance dans son enfance. Elle est consciente de sa silhouette, en parle volontiers. Me dit par exemple : « Attention, je ne veux pas montrer mes bras ! » Ou encore : « Je dois maigrir ! » Mais sa silhouette est équilibrée car elle est très grande. Elle a beaucoup d’humour donc ne se laisse pas envahir par des pensées négatives. Elle a un sens de la dérision comme son père. Elle en fait usage autant par rapport à son personnage physique que par rapport à la fonction. Je la décrirais comme plus sportive que sophistiquée. Mais elle n’est pas encore à l’âge où on porte des vêtements réellement protocolaires. Pour le Koningsdag (la Fête du Roi) l’an dernier, on était encore dans le confinement, elle portait un pantalon vert et un chemisier bleu. L’année précédente elle arborait une robe en soie souple un peu évasée avec un joli imprimé fait de petits blocs jaune, bleus et bordeaux. Ça lui allait très bien. Je me souviens aussi que pour le couronnement de son père, elle ne voulait pas la même robe que ses sœurs (Alexia et Ariane). Je l’ai convaincue d’utiliser au moins le même tissu et de dessiner sa robe un peu différemment. Elle l’a portée avec bonheur je crois. Mais je pense que la mode n’est pas une de ses priorités. »

Edouard Vermeulen a passé des vacances avec la famille royale des Pays-Bas en Grèce. « C’est une famille comme les autres », confie-t-il. En photo, le créateur belge lors de la présentation de sa collection Haute-Couture automne-hiver 2013 pour Natan à l’ambassade de Belgique à Paris. ©BELGA LAURIE DIEFFEMBACQ

Le créateur bruxellois souligne encore le naturel et la franchise qui caractérisent la jeune fille. « Amalia a la spontanéité du roi Willem-Alexander. Une vraie Orange. Elle a le cœur sur la main, sans protocole. Quand elle arrive, elle vous embrasse. Elle est sympathique, pas timide pour un sou, ouverte et plutôt fonceuse… De temps à autre la reine Maxima lui dit : fais attention. Elle écoute mais n’en fait qu’à sa tête. Quand elle se promène en ville, il faut parfois lui rappeler qu’elle doit être accompagnée d’un garde du corps. De manière générale, les Hollandais se soucient moins du protocole même s’ils ont aussi une forme de réserve. Le roi boit parfois une bière, il est rieur, sa fille aînée tient de lui. Ses jeunes sœurs sont plus réservées. »

Quant à l’éventuelle idylle avec un beau prince belge, Édouard Vermeulen semble sceptique. « Bien sûr, je ne connais pas la vie intime de ces jeunes. Mais je n’ai pas l’impression qu’ils se connaissent particulièrement bien. Et ils sont pris par leurs études etc. Je ne vois pas Amalia tous les jours évidemment, et sait-on jamais ce que vit une personne mais je n’ai jamais entendu aucune des deux reines, ni Mathilde, ni Maxima, évoquer cela. »
Edouard Vermeulen a déjà partagé des vacances avec la famille royale des Pays-Bas, dans leur havre grec. Il insiste sur le caractère familial et informel de leur accueil et de l’ambiance qu’ils créent au sein du foyer. « C’est une famille comme les autres. Lorsqu’ils sont en Grèce, bien sûr ils ne séjournent pas dans un lotissement. Ce n’est pas comme à la Côte d’Azur : ils ont de l’espace autour d’eux. Leur maison se trouve face à la mer et est entourée de terres. L’ambiance est chaleureuse. Pour les 18 ans d’Amalia, je ne pense pas qu’une grande réception sera organisée comme ce fut le cas pour la princesse Élisabeth de Belgique. Ce sera plutôt en famille. »

Si Amalia n’a pas encore officiellement pris de décision quant à son cursus académique, le créateur nous indique que son choix devrait se porter sur une université des Pays-Bas. La famille royale néerlandaise n’a pas à équilibrer les choix linguistiques entre communautés comme c’est le cas en Belgique, et peut sereinement envisager des études complètes au pays. Il nous confirme enfin qu’Amalia « parle néerlandais avec son père et espagnol avec sa mère ». Elle est parfaitement « fluent » dans ces langues, ainsi qu’en anglais. Elle essaie de développer aussi ses notions de la langue de Voltaire. « Elle se lance volontiers en français, et me dit bonjour avec un accent charmant. »

Le sujet est à lire dans Paris Match Belgique, édition du 18/11/21

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