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Delphine : Son tango-techno « Matrix » aux accents futuristes a ravi le jury

Un "tango techno", Matrix style, une tenue vert pétant et pailletée de noir, le public de Dancing With The Stars, édition flamande a découvert une Delphine fan de techno devant l'éternel. 2021-12-11 - Dancing With The Stars - Show 2 @ AED Studio's (Lint) - répétition générale

People et royauté

Delphine de Saxe-Cobourg poursuit son parcours hors des sentiers battus. Dans la version flamande de Dancing With The Stars, elle vient de passer le cap de la 2e semaine. Dans une tenue pailletée, elle a entamé, avec son coach Sander Bros, un tango futuriste qui a emballé les jurés.

Le show dans sa version flamande est à l’image du modèle américain, en plus intimiste. Il est à suivre sur Play4 (ex VT4) le samedi.Ce 11 décembre, Delphine offre une performance enlevée, menée de main de maître par son coach, le Néerlandais Sander Bos. C’est la deuxième semaine de la compétition et le couple est retenu pour la prochaine étape.
Sa première danse en studio et diffusée sur petit écran, le 4 décembre, était une valse. Elle arborait alors une robe courte et volantée, virevoltante, un peu patineuse, dans les tons pêche.

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On la reconnaît davantage dans l’épisode de ce 11 décembre : un tango-techno épatant, d’inspiration “Matrix”. Vêtue d’un top ajusté et décolleté vert émeraude et d’un pantalon noir pailleté, Delphine vole le show, si on ose dire. Sa tenue tranche largement avec celles des autres jeunes femmes – aux allures un rien nineties, évocations indirectes de Spice Girls désuètes.
Ce tango-techno enlevé correspond à Delphine telle qu’on la connaît. “You got balls” dit un juré. “Tu vis la performance, je l’a remarqué. (…) Comment utiliser la techno comme outil pour le tango… Ce que tu réalise sur scène est vrai. (…) Quand on sait ce que tu as traversé dans ta vie rend les choses encore plus touchantes.”
Il rappelle encore que Delphine a pour ambition de “make the world a better place”, tenter de participer à rendre le monde meilleur. Il salue la synergie durant cette chorégraphie façon “Matrix” et exprime en quelques mots cette idée: Delphine va au bout des choses, au bout d’elle-même.

 

Delphine et son coach, le Néerlandais Sander Bros en deuxième semaine de Dancing With the Stars. @-AED-Studios-Lint

Ceux qui la connaissent le savent : elle ne joue pas, n’affiche pas un second degré de bon ton, elle est entièrement vouée à la cause. Cette façon de s’investir, d’assumer ses actes, d’y croire à fond, de se livrer en bloc, ce sourire fier, sans une once de cynisme, tout cela est touchant chez elle.

Elle explique durant l’émission être une fan de techno. Elle évoque sa période de “party animal” à Londres. Rien d’outrageux. Simplement ce goût du clubbing, ce besoin de « rencontrer des gens de tous les horizons ».

Cette tranche de vie londonienne l’a conquise, l’a façonnée aussi. Un mélange de milieux, d’origines, de conceptions qui forgent l’ouverture, la curiosité d’autrui.

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Durant l’émission de samedi, le public a eu droit à un intermède de présentation qui relate en substance les coulisses des entraînements. Delphine et Jim O’Hare, son mari, apparaissent confortablement lovés sous leur couette, un immense seau à pop-corn entre eux. La séquence est délicieuse de kitsch.

Autre moment à épingler, le duo formé par Nina Derwael, médaillée d’or en gymnastique aux JO de Tokyo, et son coach Simone Arena, frais, rock’n’rollesque, sur fond de My Sharona, sacré tube de The Knack à la fin des années 70.

Après chaque performance, les couples sont réunis sur la scène. Delphine se tient en retrait, souriante. Le menton haut, visage sculpté, cheveux plaqués en arrière, regard à la Lauren Bacall. Cinquante-trois ans et des poussières, elle en fait dix de moins.

Son engagement : soutenir association Make-A-Wish et un jeune garçon britannique vivant en Belgique et qui souffre de leucémie, se double d’une autre mission, plus informelle : démontrer aux femmes de sa génération que rien n’est impossible. Ce travail, Delphine l’a accompli à la force du poignet. Elle nous confiait, lors des premières entraînements, interrompus par le Covid dont elle a souffert, qu’elle découvrait des muscles dont elle ne “soupçonnait même pas l’existence ».

“J’ai un respect nouveau pour les danseurs professionnels”

“Je m’accroche mais c’est vraiment beaucoup plus exigeant que je ne l’imaginais. J’ai un respect nouveau pour les danseurs professionnels : ce sont des athlètes qui travaillent vraiment dur», nous dit-elle le lendemain du show. Le Covid a contraint Delphine à interrompre ses entraînements, un stimulant finalement assure-t-elle, “Ça m’a poussée à m’entraîner plus encore et à rattraper le temps perdu. Apprendre de nouvelles chorégraphies prend du temps, en particulier pour une débutante comme moi. Mais j’y arrive pas à pas, et je savoure le parcours.”

Quant aux douleurs ressenties lors de la première épreuve en autre, elle les considère comme “faisant partie du jeu. “Je me sens privilégiée de pouvoir partager cette expérience, alors ces maux sont vraiment un moindre prix à payer pour en être.»

L’esprit entre les concurrents est sain, assure-t-elle. « Nous nous encourageons réciproquement à donner le meilleur. L’une des meilleures choses qui nous unissent est l’appui que chacun apporte à l’association Make-A-Wish. Cet engagement donne à tous un but supplémentaire et particulier. Je leur souhaite vraiment de donner le meilleur d’eux-mêmes et je sais que la réciproque est vraie.»

Une femme de mon âge qui a surmonté un cancer m’a confié que ma démarche l’inspirait pour se remettre en activité et à fond dans la vie

Quels sont les échos les plus encourageants qu’elle a eus ? « L’expression “Go for it!” est merveilleuse dans cette situation. J’apprécie beaucoup le feed-back positif que j’ai reçu du public. Et la sensibilisation accrue à la cause de la fondation Make-A-Wish est très satisfaisante.» Elle souligne une « belle réceptivité, et le fait qu’ils sont ouverts à l’idée que je peux aider les autres de façon non conventionnelle mais utile et positive. Le plus beau compliment que j’ai reçu jusqu’ici vient d’une femme de mon âge qui a surmonté un cancer et m’a confié que ma démarche l’inspirait pour se remettre en activité et à fond dans la vie. »

Elle aborde aussi cet aspect purement artistique de la discipline qui a, dit-elle, élargi le spectre de sa créativité. «J’ai sans aucun doute dépassé des frontières inconnues avec cette expérience de la danse. Pas seulement physiquement mais aussi en termes d’inspiration créative. C’est un grand voyage de découverte.»

Cette expérience lui apparaît-elle, avec un peu de recul, comme moins redoutable qu’elle ne l’avait prévu ? « Peut-être. Il y a le fait aussi que les professionnels de la danse avec lesquels je travaille me considèrent comme une concurrente pleinement engagée. A début, j’ai vécu une tempête de crainte pure. Danser en live pour la télévision en face d’un public “en studio… Des mouvements de danse complexes à maîtriser face à des personnes qui ont parfois la moitié de mon âge. Après avoir franchi le Rubicon de la peur, j’ai réalisé que le paysage, le décor et l’expérience de vie de l’autre côté peuvent être très bien aussi.»

« L’art peut être d’un grand soutien lorsqu’on est malade et vulnérable»

Ce nouvel obstacle qu’elle s’est imposé pourrait être interprété comme une façon aussi de prouver à ses parents combien elle peut s’assumer en femme indépendante. « J’envisage ce challenge d’un point de vue très différent, je ne suis pas focalisée sur le passé. Cet engagement consiste à faire usage du meilleur de mes capacités pour sortir de ma zone de confort, travailler dur et, une fois encore, aider cette grande cause qu’est Make-A-Wish. C’est épanouissant et c’est une façon pour moi de manifester une forme de gratitude : j’ai la chance de pouvoir relever de tels challenges, d’avoir un mari et des enfants aimants. J’ai la chance surtout d’être en bonne santé. Pour Adam, le jeune garçon que je soutiens à travers Make-A-Wish, et pour ses proches, nous allons organiser une “Super-Hero” party. La crise sanitaire nous impose d’attendre un peu pour réaliser ce vœu mais dès que nous aurons le feu vert des autorités, nous allons nous y consacrer. Je m’en réjouis énormément.»

Delphine a déjà reçu d’autres propositions artistiques et humanitaires à la fois allant dans une direction similaire de ce qu’elle accomplit ici. « Le temps nous le confirmera. » Cette participation apparaît comme une nouvelle étape, peu conventionnelle, vers d’autres perspectives de soutien dans le domaine médical. « Cette sphère me touche particulièrement, et m’inspire en termes artistiques, c’est dans la ligne de mon engagement notamment à l’UZ Gent, l’hôpital universitaire de Gand.» Delphine y promeut l’art au sein de l’institution médicale. « Il peut être d’un grand soutien lorsqu’on est malade et vulnérable.»

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