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Meghan et Harry, la fin du rêve américain

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Le prince Harry et Meghan Markle | © Ed JONES / AFP.

People et royauté

Installé à Montecito, le couple princier a du vague à l’âme. Meghan et Harry s’apprêtent à déménager.

D’après un article Paris Match France de Irène Frain

Trois jours d’averses ininterrompues sur les côtes de Californie. Ce matin, les sans-abri de Santa Barbara réfugiés sous les piliers de l’autoroute 101 promènent un regard plus désabusé que jamais sur leurs tentes de fortune et les chariots où ils ont entassé le peu qu’il leur reste. Comme des milliers d’habitants du Golden State, la pandémie les a privés du jour au lendemain de leur travail et de leur toit. D’autres ont gardé leur job mais la spéculation immobilière les contraint à dormir dans leur voiture, dans les parkings environnants.

Savent-ils qu’à moins de 3 kilomètres d’ici, et en ce moment même, une de leurs concitoyennes, Meghan Markle, se réveille elle aussi avec des soucis de logement ? Elle ne se sent plus très bien, vient-elle de faire savoir, dans la maison où elle a emménagé il y a dix-huit mois. Ou plutôt son château, elle tient absolument à cette appellation, en français s’il vous plaît, son sweet home compte 25 pièces, 9 chambres, 16 salles de bains, un spa, une piscine, une cave à vin et un parc de 3 hectares. « L’endroit ne l’enthousiasme plus », a annoncé un proche. Et son environnement, en définitive, « ne lui sied pas ».

« Dix mois pour s’en apercevoir ? » a aussitôt ironisé un habitant de Santa Barbara. « La vérité, c’est qu’elle vit hors-sol. Et ce qui se passe en dehors de son astéroïde, elle s’en moque. Elle sait seulement que pour ses intérêts – ou ce qu’elle pense être ses intérêts – elle doit vivre là. »

Là, c’est Montecito, la banlieue est de la ville, l’une des plus impressionnantes concentrations d’ultrariches de toute la planète. Une colline fendue de cinq étroits canyons et noyée sous une végétation exubérante, palmiers, pins, oliviers, citronniers, orangers, sycomores, érables, figuiers de Barbarie. Ces dernières années, ces 24 kilomètres carrés paradisiaques suspendus au-dessus du Pacifique ont été soudain investis par les milliardaires du Nasdaq et quelques-unes des stars les plus célèbres de Hollywood et des médias américains. L’endroit était connu depuis longtemps des vieilles fortunes américaines, l’« Old Money », comme on dit ici. Elles y menaient le plus souvent des vies discrètes et soucieuses de respecter la poésie des lieux et les autres habitants, une population qui, pour être aisée, était loin d’avoir leurs moyens et s’était installée ici pour vivre à plein son idéal de simplicité, de spontanéité, de décontraction, de joie de vivre et de symbiose avec la nature. « Ici, nous avons le goût des petits bonheurs, explique Trish, une de ces Montecitiennes de longue date. Une petite randonnée, une promenade à vélo, retrouver un ami, aller au marché, à la plage, ne pas nous presser, voilà notre art de vivre. Le lieu nous a façonnés autant que nous l’avons façonné… »

Une photo très informelle pour la carte de vœux. Avec Archie, 2 ans, roux comme son père, et Lilibet, 6 mois, que l’on découvre pour la première fois.
Une photo très informelle pour la carte de vœux. Avec Archie, 2 ans, roux comme son père, et Lilibet, 6 mois, que l’on découvre pour la première fois. © Alex LUBOMIRSKI/EYEPRESS/AFP

Seulement Los Angeles n’est qu’à deux heures de route, et avec l’arrivée de célébrités planétaires telles que George Lucas, Tom Cruise, Ellen DeGeneres, Ariana Grande ou Ted Sarandos, co-P-DG de Netflix, Montecito est devenu « the place to be ». L’une des plus rapides à saisir le profit à tirer de la situation fut Oprah Winfrey. En quelques années, elle a réussi à ajouter à son manoir deux autres propriétés pour n’en faire qu’une seule, la Terre Promise – 24 hectares, montant estimé : 100 millions de dollars. Dans la foulée, des promoteurs immobiliers ont accouru et leur rêve à eux, c’est de faire de la colline un « parc à riches » assez clinquant pour attirer les touristes fascinés par les beautiful people et les réussites hors du commun.

En encourageant les Sussex à s’installer à Montecito, Oprah Winfrey comptait bien que le marché immobilier explose

Villas pompeuses, enseignes à la gloire du faux luxe, voici donc que le petit paradis se fracture. D’un côté, la tribu « Art de vivre », le vrai grand chic montecitien, signalé par un mode de vie détendu, spontané, informel, et le goût des plaisirs minuscules – s’en aller retrouver les hérons cendrés sur la plage, par exemple, ou randonner à pied ou à vélo dans les canyons. Et, de l’autre, le clan « Argent neuf », qui n’occupe ses villas que quelques mois, voire quelques semaines par an, et ne se sent bien que dans les décors qui en jettent. Enfin, au milieu, arbitre de ce choc des cultures, le banc mouvant des grands requins de l’immobilier. Ceux-là, l’arrivée des Sussex les enchante : depuis qu’ils sont là, les prix des maisons flambent.

Lorsque Meghan a décidé d’envoyer son titre et son diadème valdinguer par-dessus la Tamise, ses nuits étaient-elles déjà hantées par le rêve de rejoindre le clan de l’« Argent neuf » ? Pas impossible, vous glissent à l’oreille les amoureux du « vrai Montecito », qui vous rappellent dans la foulée qu’Oprah Winfrey, vieille connaissance de Meghan, la prit sous son aile dès les premiers moments de son idylle avec Harry. « Lors du Megxit, poursuivent-ils, Oprah est carrément devenue son mentor. C’est elle qui l’a introduite auprès des ultra-riches pour qui Montecito n’est pas un lieu d’art de vivre mais le marqueur obligatoire du succès. C’était l’époque où l’opinion démocrate aurait bien vu Oprah comme présidente des États-Unis. Mais celle-ci est trop futée pour se lancer dans pareille aventure. Elle n’a qu’une passion : les affaires. Or Meghan, entre autres prétentions démesurées, a des ambitions politiques, et Harry lui-même a déclaré que sa femme et lui ont l’intention de devenir des acteurs essentiels dans la vie des États-Unis.

Dans une école primaire de Harlem, à New York, pour promouvoir l’alphabétisation précoce, le 24 septembre 2021.
Dans une école primaire de Harlem, à New York, pour promouvoir l’alphabétisation précoce, le 24 septembre 2021. © The ImageDirect / Bestimage

Oprah les a parfaitement analysés. Après le mouvement Black Lives Matter, lorsqu’elle a interviewé Meghan en la présentant comme une victime du racisme et une icône de la lutte contre les discriminations, elle s’est magnifiquement dérobée à tous les fans qui voulaient l’installer à la Maison-Blanche. Elle a refilé le bébé à Meghan, qui ne demandait que ça et, du même coup, elle a pu continuer à faire du business. Et pas seulement à la télé. En encourageant les Sussex à s’installer à Montecito, elle comptait bien que le marché immobilier explose. C’est ce qui est arrivé. La différence entre Oprah et les Sussex, c’est qu’Oprah, elle, passe cinq mois et demi de l’année dans un État à la fiscalité bien plus douce que celle de la Californie, tandis que Harry et Meghan, eux, vivent ici à l’année. »

Est-ce à dire que l’enthousiasme de Meghan pour son « château » n’a pas survécu à la découverte de sa feuille d’impôts ? Son installation à Montecito, en tout cas, a fortement irrité les membres de la tribu « Art de vivre ». Et pas seulement à cause des ballets d’hélicoptères au-dessus de la colline ou des rues qu’il a parfois fallu barrer pour contenir les touristes voyeurs. « Avec toute cette attention portée aux Sussex, se désole aussi Trish, Montecito est désormais perçu par les médias et les promoteurs immobiliers comme une enclave opulente réservée aux seuls milliardaires, et nous voyons maintenant notre vie menacée à cause d’un mythe. C’est peut-être un changement inévitable, mais la présence des Sussex l’a considérablement accéléré. »

En mission à l’Onu. Le 25 septembre 2021, ils sont reçus avec tous les honneurs à New York par l’ambassadrice américaine aux Nations unies.
En mission à l’Onu. Le 25 septembre 2021, ils sont reçus avec tous les honneurs à New York par l’ambassadrice américaine aux Nations unies. © Zuma Press/Bestimage

D’autres grincent aussi que Meghan Markle n’a fait aucun effort pour tenter de comprendre la logique interne de cette petite communauté hors du commun. Comme Harry, elle ignore tout de son histoire, dont certains épisodes pourraient pourtant retenir son attention puisqu’elle s’imagine un grandiose avenir politique au service des minorités opprimées. À l’emplacement des somptueuses résidences de ses amis du clan « Argent neuf » s’étendaient il y a moins de trois siècles des champs cérémoniels indiens. Il arrive aussi qu’à l’occasion du creusement d’une piscine on exhume un squelette pluriséculaire. Et comment ignorer le grand mémorial consacré aux Indiens en surplomb de la plage où Harry s’est baladé avec son petit Archie pour illustrer l’interview d’Oprah ? Mais l’a-t-il vu seulement ? Lors de son installation dans leur propriété, Riven Rock – « la Roche Fendue », du nom d’un spectaculaire rocher fracturé par le milieu qui se dressait jadis dans le parc –, ni lui ni Meghan n’ont cherché à en savoir plus sur son histoire pourtant bien connue ici depuis qu’un auteur à succès, T.C. Boyle, s’en est inspiré pour un roman précisément intitulé « Riven Rock ».

Les Sussex souhaiteraient revendre Riven Rock afin d’acquérir un domaine encore plus luxueux

Le premier occupant des lieux, McCormick, magnat des machines agricoles, était à l’image de son rocher, complètement fêlé. Schizophrène, il était de surcroît assailli par des fantasmes sexuels qu’on n’ose évoquer dans ces colonnes – une attirance accusée, semble-t-il, pour les orangs-outans dont s’entourait son psychiatre personnel, sans doute cintré lui-même puisqu’il autorisait son patient à inviter à sa table son primate préféré, voire à l’asseoir à ses côtés lorsqu’il s’offrait un petit tour en Rolls dans les allées du parc. Le château de McCormick fut détruit par un tremblement de terre, on le reconstruisit quand même mais il tomba vite en ruine. Alors on le rasa, on démembra le parc en parcelles et c’est sur un de ces terrains qu’un Canadien qui avait fait fortune dans le vin construisit dans les années 1990 le monumental manoir d’inspiration provençale dont à présent Meghan ne veut plus. Mais là encore malédiction : à la suite d’un revers de fortune, le Canadien dut revendre Riven Rock à un oligarque russe, Serguey Grishin, dont le surnom à lui seul suggère par quel moyen il pouvait disposer des 25 millions de dollars réclamés par le Canadien pour Riven Rock : « Scarface »(« le Balafré »).

L’apparition du couple au concert caritatif Global Citizen Live à New York, le 25 septembre 2021.
L’apparition du couple au concert caritatif Global Citizen Live à New York, le 25 septembre 2021. © Backgrid UK/ Bestimage

Ce que le Russe appréciait par-dessus tout, c’était aussi les hautes haies dont les membres du clan de l’« Argent neuf » ont coutume de clôturer leurs domaines, insoucieux des commentaires qu’elles suscitent dans la tribu « Art de vivre » : « Plus haute est la haie, plus grand est le crime. » L’oligarque, en la matière, ne fut guère discret : entre autres maltraitances conjugales, il explosa toutes les dents de devant de son épouse, laquelle lui en demande à présent réparation par voie de justice, ainsi qu’une part des 14 millions que lui ont rapportés la vente du « château » aux Sussex. Mais de cet épisode, les deux tourtereaux n’en ont eu cure au moment de conclure l’achat. Une bonne affaire au demeurant : le Balafré a rabattu de 10 millions de dollars ses prétentions initiales, ce qui a porté le prix final de Riven Rock à 14,6 millions de dollars, financés pour partie par Harry sur l’héritage de sa mère et les généreux subsides de son père, Charles. Quant au reliquat, la bagatelle de 9 millions de dollars, il a fait l’objet d’un prêt au nom de sa dulcinée, ce qui porte le remboursement mensuel à 310 000 dollars, peut-être beaucoup, tout de même. Mais c’est aussi cela, le monde de Meghan : ce que je veux, Dieu le veut et par conséquent Harry le veut. Quant au reste, on verra plus tard et, quoi qu’on me dise, me redise et me prédise, j’en ferai à ma tête. L’ex-duchesse est même restée sourde à l’avertissement du constructeur du « château », l’ex-vigneron canadien, qui, lorsqu’il a appris que le Balafré avait vendu Riven Rock, s’est fait un devoir de l’appeler pour la prévenir : « Faites quand même attention aux coulées de boue. »

De cette bâtisse, il avait supervisé le moindre bouton de porte ; il avait poussé le perfectionnisme jusqu’à répandre du vin sur le sol de sa cave pour lui donner l’odeur d’un cellier français et à inventer un système qui détecte l’arrivée du brouillard sur la colline et régule automatiquement la température et le degré d’humidité de la maison. « La seule chose que je n’avais pas anticipée, raconte-t-il, c’étaient les glissements de terrain qui ont ravagé Montecito début 2018. Il y a un canyon au bout de la rue, la propriété n’est donc pas à l’abri d’une coulée catastrophique. J’ai absolument tenu à ce qu’ils le sachent. »

Kate et William dans la campagne irlandaise.
Kate et William dans la campagne irlandaise. © DR

Eux, les Sussex, ça ne les a pas émus plus que ça. Et pourtant, dans Montecito, les stigmates du drame sont sous leurs yeux. Les figuiers de Barbarie, les cactus, les citronniers, les pins et les érables ont repoussé le long des petites rues sans trottoir qui sillonnent la colline. Mais à 1 kilomètre de chez eux, devant la vieille église hispanisante Notre-Dame-du-Mont-Carmel, comment échapper à la liste de la vingtaine de morts et disparus et aux tas de rochers vomis par les canyons gorgés de boue ? À deux pas de Riven Rock, en surplomb du torrent grossi par les averses de ces derniers jours, on remarque aussi les fondations d’une villa dévastée – ici, on ne reconstruira pas. Oprah Winfrey et ses amis, oui, ont fait de très belles déclarations publiques et, sous le coup de l’émotion, envoyé quelques chèques. Mais quand il s’est agi de mettre la main à la pâte – en l’occurrence dans la boue – on n’a plus vu personne.

« Montecito a toujours été une enclave, admettent les tenants de la tribu “Art de vivre”. Avant nous, c’était un repaire de clochards et de hors-la-loi. Seulement il y a maintenant une enclave dans l’enclave et nous sommes grignotés par un univers où l’on se définit par ce qu’on possède, ce qu’on affiche, ce qu’on choisit de consommer et davantage encore par ce qu’on lit de soi-même dans le regard de ses voisins. » À la vérité, difficile de se mettre en quête de ces chers « petits bonheurs » spontanés et sans façons quand on vit 24 heures sur 24 sous les yeux de gardes du corps et l’œil glauque des caméras de surveillance. Tout est façade, et la vie se résume à surfer de mode en mode, d’instant en instant, refermé bien égoïstement sur son petit monde et rien que lui, telle Meghan sur son astéroïde de Riven Rock. À preuve, la réponse laconique de Trish quand on l’interroge sur l’implication des Sussex dans la vie de la communauté montecitienne : « À ma connaissance, aucune. » Et lorsqu’on lui demande quels sont les commentaires qu’elle entend le plus souvent à leur propos, elle éclate de rire : « C’est la phrase : “Avez-vous vu Harry ?” ». Car, bien sûr, ils pointent le nez dehors. Mais pas longtemps, pas loin, pas très souvent.

Ils ne font pas marcher le commerce, se fournissent à Los Angeles et n’ont même pas goûté le cultissime kouign-amann de Bree’osh, le restaurant breton

Fin décembre, par exemple, ils sont sortis de Riven Rock pour admirer une parade de voitures drapées dans des décorations de Noël qui circulait à 200 mètres de là. Ils avaient adressé un chèque pour financer les guirlandes lumineuses. On leur prête aussi quelques descentes dans la rue principale – un étrange mélange de boutiques bio, de banques, de cabinets de traders et d’avocats, de cliniques de chirurgie esthétique et de restaurants où il est bon de se faire voir, tel Lucky’s, rendez-vous raffiné de ces habitantes esseulées qu’on appelle les « fortunes de divorce » et des jeunes gens bien faits de leur personne prompts à les escorter. À Noël toujours, on a vu Meghan faire une razzia de cadeaux de dernière minute chez l’ultrachic Philippe Laffont, à la fois cafétéria de luxe, magasin de déco, de vêtements et d’épicerie fine. On y déniche des canettes de Fanta basique comme du Margaux millésimé, du vinaigre de champagne, des hamburgers à la saucisse et du kale certifié bio. Mais en matière de provisions de bouche, ce ne sont pas les visites de Meghan qui feront marcher le commerce. Les propriétaires de Riven Rock Road se fournissent à Los Angeles et l’ex-duchesse, aux dernières nouvelles, n’a toujours pas passé le seuil du cultissime (et breton) Bree’osh, dont le kouign-amann à tomber fait pourtant les délices des Montecitiens tous clans confondus. Même pour ce délice-là, elle ne sort pas de sa bulle. Se sentirait-elle, comme à Buckingham, rejetée ? Ou le couple a-t-il compris qu’il vit au-dessus de ses moyens – train de vie mensuel estimé : 350 000 dollars.

En ces jours de pluie ou les petits bonheurs se font rares, le sport préféré des habitants, c’est de dévider toutes les rumeurs dans les cafés de Montecito. Les prévisions de ventes de l’autobiographie de Harry seraient exécrables. Meghan ne supporterait plus le vent qui rabat sur son jardin les effluves des champs de cannabis cultivés à 3 kilomètres de là, elle les trouve « nauséabonds ». Une voisine lui aurait appris que son caniche a été dévoré par un coyote, une autre qu’un ours voleur d’enfants serait en maraude dans le secteur. Elle se serait fâchée avec un troisième voisin, l’acteur Orlando Bloom, au prétexte qu’il a prêté sa voix à un héros de dessin animé satirique qui présente Harry sous les espèces d’un crétin. Oprah Winfrey lui battrait froid depuis qu’elle a appris que l’ex-duchesse soutire ici et là les numéros de portable d’hommes politiques américains et les appelle sans l’en aviser. Le couple flirterait avec les requins de l’immobilier et souhaiterait faire la culbute en revendant Riven Rock afin d’acquérir un domaine bien plus luxueux à l’autre bout de leur rue : le château Montecito, faux Versailles d’un mauvais goût impeccable. Et pour finir, de tout ce flot de bruit, surgit immanquablement une interrogation cruciale : le sort des poules de Meghan. Après leur apparition fracassante dans le show d’Oprah, vont-elles supporter un déménagement ? That is the question.

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