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Altesses et stars : Ces « royals » qui règnent sur Instagram

Altesses et stars : Ces « royals » qui règnent sur Instagram

Les petits-enfants de Grace poursuivent une ligne princière et glamour, comme à l’occasion du bal de la Rose 2016. | © NICE MATIN

People et royauté

Leurs parents règnent mais ne gouvernent pas. Ils influencent mais ne règnent pas. Enquête sur les « royals » qui préfèrent leurs followers à leurs sujets.

 

D’après un article Paris Match France de Arthur Loustalot

Au royaume de la mode, Eliza et Amelia Spencer ont comme un don d’ubiquité. Pour ne jamais être en retard sur les tendances, les sœurs jumelles n’hésitent pas à changer de fuseau horaire. On les a vues au show Michael Kors à New York et, neuf jours plus tard, au défilé Versace à Milan. Entre les deux, elles apparaissaient à la fashion week de Londres. Les filles du comte Spencer, le frère de la princesse Diana, ont grandi en Afrique du Sud, mais c’est dans la capitale britannique que les étoiles montantes du gotha ont trouvé leur firmament en même temps qu’un parterre d’admirateurs. Leur plan de carrière ? Fini la rébellion. Elles sont des ladies modèles. Un peu mondaines, beaucoup mannequins, en attendant de jouer les bonnes fées : Amelia veut devenir organisatrice de mariages, Eliza, décoratrice d’intérieur. Les nièces de Lady Di libèrent dans leur sillage des notes d’histoire et un storytelling bien orchestré. À 29 ans, elles sont le fleuron d’une aristocratie décomplexée qui brille hors de l’apparat et des impératifs royaux.

Altesses et stars : Ces « royals » qui règnent sur Instagram
Eliza et Amelia Spencer. © Belga Image

Avec Leah Isadora Behn, sixième dans l’ordre de succession au trône de Norvège, on se rapproche de la couronne. Mais pas question d’être une héritière sans style. La petite-fille du roi Harald V et de la reine Sonja n’a pas peur de mettre son expérience et toute son influence au profit des apparences. Sur les réseaux sociaux, elle dispense ses conseils et tutos maquillage, se grime, rafraîchit et déride le visage… de la monarchie. Au pays du soleil de minuit, cette reine des paillettes et du fard à paupières a été élue « influenceuse beauté de l’année ». Elle a fait ses premiers pas sur tapis rouge lors d’un événement organisé par une autre it-girl et gourou des cosmétiques, Kylie Jenner, l’une des sœurs Kardashian. Et déclare (à 16 ans) ne pas vouloir devenir employée de bureau.

 

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Auparavant, quand on parlait de sang bleu, on rêvait de Versailles ou de Windsor. Désormais, on pense Courchevel, Hollywood et Monte-Carlo

En revanche, avoir des horaires fixes, rester assis derrière un écran, cela n’effraie pas Nikolai de Danemark. Même si l’héritier de la plus vieille monarchie d’Europe dit n’être pas fait pour une vie de rigueur et de discipline. Après avoir abandonné une formation militaire, il a choisi d’intégrer la Copenhagen Business School. Le fils du prince Joachim, petit-fils de la reine Margrethe II, peut bien se faire connaître en foulant les podiums pour Dior et pour Burberry et s’offrir la couverture du « Vogue Scandinavia », il a trouvé le parfait équilibre. Le mannequinat ? « Un travail temporaire », promet-il. Septième dans l’ordre de succession, il n’aura sans doute jamais les obligations de qui est appelé à monter sur le trône, mais pas question pour lui de se laisser aller à jouer les enfants rois. Le prince de 22 ans se prépare à assumer des responsabilités dans deux domaines d’activité qu’il juge « passionnants » : l’administration des affaires et la gestion des services. Son petit frère, Felix, 19 ans, suit l’exemple en prenant la pose pour la marque danoise de bijoux Georg Jensen. Port altier, allure princière innée, chacun séduit par ce mélange royal d’aisance et de mystère, cultivé à l’ombre des réseaux sociaux.

Tout le contraire de Maria Olympia, princesse de Grèce et de Danemark, reine dans l’art de provoquer ruptures de stock et tendinites du pouce – maladie professionnelle du fan qui fait défiler sur son écran de téléphone les photos partagées. Son profil Instagram est un tour du monde en quelques clics, tourbillon qui nous entraîne des palais vénitiens aux temples de Hongkong. La petite-fille de Constantin II, fille du diadoque Paul et de Marie-Chantal de Grèce, lointaine cousine de Philip d’Angleterre et surtout héritière américaine d’un empire de duty-free, met en scène pour ses 251 000 abonnés les coulisses d’une vie de happy few et lève le secret sur ses marques préférées. Influenceuse et mannequin, elle est devenue l’égérie du sac Capucines de Louis Vuitton. En 2014 déjà, « Tatler » lui offrait la couverture et un sacre : « Le plus beau parti du monde ». Elle pourrait aussi concourir à l’élection de la princesse la plus branchée de la planète…

 

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Un titre que lui dispute Melusine Ruspoli. Un prénom de fée venu du Moyen Âge, une beauté Renaissance et des idoles qui ont bouleversé le XXe siècle, Audrey Hepburn et Brigitte Bardot. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la fille du prince de Cerveteri et de l’ex-mannequin française Theresa Genest est une jeune femme bien dans son époque. Une princesse italienne 2.0 qui se dépeint par petites touches colorées pour ses 144 000 adorateurs sur Instagram. Sa ligne éditoriale ? Plaisirs huppés et dolce vita. Un après-midi de polo à Los Angeles, un autre au ski à Aspen ou sous le soleil de Rome… Une vie de château et de globe-trotteuse. Comme si la mode ne pouvait décidément plus se passer de l’aura des têtes couronnées, elle aussi est devenue mannequin. Elle a défilé pour Dolce & Gabbana, pris la lumière pour une campagne de Salvatore Ferragamo. Et rêverait d’intégrer une grande maison. Pour l’instant, Victoria de Marichalar y Borbon se contente de regarder.

Melusine Ruspoli, princesse italienne 2.0, aux 144 000 adorateurs sur Instagram

En mars, pendant la fashion week de Paris, elle a pu admirer les collections prêt-à-porter Loewe et poser, le temps d’un selfie, à côté de Rihanna. L’été dernier, c’est sa pratique du ballet qui lui a permis de faire le buzz : quelques pas chorégraphiés partagés sur TikTok ont fait danser plus de 2 millions d’internautes. À 21 ans, cinquième dans l’ordre de succession au trône, la grande d’Espagne a tout d’une petite star mais garde la tête sur les épaules et plusieurs cordes à son arc. Le fruit d’une éducation dans un pensionnat du Sussex puis une école de commerce à Madrid. Elle ne renie rien de l’esprit de famille, passionnée de corrida, comme son grand-père, Juan Carlos, et d’équitation, comme sa mère, l’infante Elena. Elle compte peut-être parmi ses exemples une autre cavalière talentueuse devenue une icône de style : Charlotte Casiraghi.

La fille de Caroline de Monaco, petite-fille de Grace Kelly, continue de placer le Rocher au centre de la mode. Fondatrice des Rencontres philosophiques de Monaco, devenue ambassadrice et porte-parole de Chanel, elle marie l’intelligence au raffinement et décline toutes ses passions avec la prestigieuse maison. Parce que les livres comme les lignes des créateurs, selon elle, recèlent une part de rêve, cette amoureuse des lettres a lancé les Rendez-vous littéraires rue Cambon. Avant d’ouvrir le dernier défilé haute couture, en janvier, avec une chevauchée épique ! Elle n’a pas eu besoin de chercher très loin pour se trouver des complices glamour. Son frère, l’homme d’affaires Pierre Casiraghi, et sa femme, Beatrice, perpétuent l’histoire d’amour qui lie Dior à Monaco, lui en tant qu’ambassadeur de Dior Men et elle comme égérie Dior. Beatrice Borromeo vient d’être élue « personnalité la plus stylée d’Europe » par « Tatler ». Si ses looks font le tour du monde, elle n’oublie pas sa vocation de journaliste. L’ex-présentatrice de la chaîne Rai 2 prépare des documentaires avec Astrea Films, sa société de production. Sur le Rocher, elle n’est pas la seule à avoir l’esprit d’entreprise. En mars, Pauline Ducruet a présenté à Paris la nouvelle collection d’Alter, marque de vêtements unisexes et écoresponsables qu’elle a créée. Elle confie avoir eu parmi ses premiers modèles une princesse nommée Stéphanie : « J’admirais ma mère dans des robes couture les soirs de bals de la Rose ou de la Croix-Rouge. Elle aussi ne se laissait rien imposer ! » Elle lui aurait transmis ce petit plus inexplicable, la recette magique qui fascine, un « mélange de respect et de rébellion ».

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