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Jean-Michel Macron « approuve 90% » de ce que son fils fait et trouve les Français « très ingrats »

jean michel macron

Jean-Michel Macron, ici en 2017 lors de l'investiture d'Emmanuel Macron.

People et royauté

À quelques jours du second tour, le père du chef de l’État, très discret, a accordé une interview à L’Est Républicain. Il y évoque son fils, son quinquennat et aussi ses relations avec Brigitte Macron.

 

Sa parole est rare. Jean-Michel Macron, père du chef de l’État, s’est confié dans L’Est Républicain sur son fils et son quinquennat, à quelques jours du second tour. « J’ai beaucoup d’admiration pour la façon dont il dirige l’État actuellement. Je trouve qu’il faut avoir beaucoup de courage et que les Français sont très ingrats mais ce n’est pas nouveau», confie le neurologue. « J’approuve 90 % de ce qu’il fait. On n’est jamais d’accord à 100%. Je ne suis pas un adepte d’une secte », dit-il encore. Il estime que son fils, qualifié au second tour face à Marine Le Pen « a eu beaucoup de mérite à faire front sur tout ce qui lui est tombé sur la tête, notamment le Covid. Face à la guerre en Ukraine, il a eu beaucoup de courage. Il n’y a pas beaucoup de dirigeants européens qui ont fait ce qu’il a fait. »

Le second tour qui oppose à nouveau Emmanuel Macron à Marine Le Pen risque-il d’être serré, à son avis? « Oui peut-être. Ce n’est pas comme il y a cinq ans. Rien ne se ressemble jamais », répond-il encore.

À propos de Brigitte Macron : « Ça va, on se parle. On ne se tape pas dessus »

Jean-Michel Macron a aussi répondu à des questions plus personnelles, notamment sur ses relations avec sa belle-fille Brigitte Macron, alors que l’histoire d’amour entre son fils et son ancienne professeure, de 24 ans son aînée a été très commentée. « J’ai de bonnes relations, même si je ne déjeune pas tous les jours avec elle. Ça va, on se parle. On ne se tape pas dessus. Il n’y a pas de problème. Emmanuel n’est pas parti à 17 ans pour fuir Brigitte. Il devait depuis le début faire sa terminale à Paris. »

« Avez-vous gardé un peu de ressentiment envers Brigitte Macron qui vous a « enlevé » votre fils alors qu’il était encore très jeune ? », lui demande encore le journal. « Peut-être plus la mère d’Emmanuel que moi », répond-t-il évoquant son ex-femme Françoise Noguès, à côté de laquelle il a suivi au premier rang le grand meeting à la U Arena de leur candidat de fils. « Quand on est un homme, on estime aujourd’hui que les adolescents de 17 ans font ce qu’ils veulent. Ça les regarde. C’est leur vie. La première valeur à laquelle je tiens c’est la liberté. Emmanuel a montré qu’il était libre. Il a assumé. Simplement c’était peut-être précoce. Mais bon sur le fond… La suite a d’ailleurs montré que c’était quelque chose de solide. »

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