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Ghislaine Maxwell pourrait demander à purger sa peine en Angleterre

Ghislaine Maxwell

Ghislaine Maxwell en 2003. | © Media Punch.

People et royauté

Selon son frère Ian, Ghislaine Maxwell pourrait demander à purger la fin de sa peine en Angleterre.

D’après un article Paris Match France de Kahina Sekkai

La peine n’a pas encore été annoncée, mais Ghislaine Maxwell fait déjà des plans. Selon le Daily Telegraph, l’ancienne mondaine reconnue coupable de complicité de trafic de mineures
pourrait demander à purger sa peine de prison en Angleterre. « Il existe un programme pour que les étrangers purgent leur peine de prison dans leur pays de nationalité », a expliqué au quotidien Ian Maxwell, son frère, déplorant de ne pas avoir pu lui rendre visite aux États-Unis lors de son dernier voyage, la semaine dernière, en raison d’une bagarre qui avait éclaté dans la prison, entraînant un confinement décidé par la direction de l’établissement pénitentiaire. « Nous allons faire appel de sa condamnation », a-t-il précisé. La sexagénaire, fille du magnat des médias britanniques décédé en 1991 Robert Maxwell, pourra demander un transfèrement en Angleterre au bout de trois ans d’incarcération.

Ghislaine Maxwell, qui encourt une peine de 55 ans de prison, sera fixée le 28 juin prochain. Elle a déjà passé près de deux ans en détention, la plupart du temps à l’isolement mais depuis un mois avec une quarantaine d’autres détenues, depuis son arrestation en juillet 2020 par le FBI dans le New Hampshire. « Maxwell a assisté, permis et contribué à l’abus de mineures par Jeffrey Epstein en, entre autres, aidant Epstein à recruter, amadouer et finir par abuser des victimes dont Maxwell et Epstein savaient qu’elles avaient moins de 18 ans », pouvait-on lire dans l’acte d’accusation justifiant son interpellation.

« Vous n’aurez qu’à faire ce qu’il vous demande et tout ira bien », avait assuré Ghislaine Maxwell à Chauntae Davies, une jeune masseuse qui avait raconté à Paris Match leur rencontre au spa du Beverly Hills Hotel. La Britannique aurait ainsi recruté plusieurs jeunes femmes, officiellement pour prodiguer des massages au milliardaire mais qui s’est avéré être un système de prostitution de mineures, même si elle a toujours nié les accusations formulées à son encontre comme Jeffrey Epstein, qui a plaidé non coupable des charges retenues à son encontre en 2019. « Je le prenais pour un oncle. Au début, j’avais des relations chastes avec lui, j’étais juste une secrétaire et mes amies me jalousaient. Quant à Ghislaine, je la respectais énormément. Elle était très maternelle avec nous. Elle nous disait que nous étions ses ‘kids’, ses enfants », avait raconté Virginia Roberts Giuffre, une des victimes de Jeffrey Epstein.

« Un des pires crimes que l’on puisse imaginer »

La Britannique avait été reconnue coupable de cinq chefs d’accusation en décembre dernier, à l’issue de 40 heures de délibérations. Le procureur fédéral du tribunal de Manhattan Damian Williams avait qualifié ces charges d’ « un des pires crimes que l’on puisse imaginer : faciliter et prendre part à l’agression sexuelle d’enfants ». Les jurés avaient estimé qu’elle avait aidé le financier milliardaire Jeffrey Epstein à se constituer un trafic de très jeunes femmes, dont certaines n’avaient que 14 ans, dont il abusait, parfois en présence de Ghislaine Maxwell, son ancienne compagne. Lui-même s’est suicidé en prison en août 2019, avant d’être jugé pour crimes sexuels, après n’avoir été condamné qu’à une faible peine pour « sollicitation de prostituées mineures » en 2008, en vertu d’un accord depuis très décrié avec le procureur de Palm Beach. Alex Acosta, le magistrat de l’époque, devenu secrétaire au Travail de l’administration Trump, avait été contraint à la démission en 2019 lorsque cet accord avait refait surface dans les médias.

En avril, la juge fédérale Alison Nathan a refusé à Ghislaine Maxwell le droit de faire appel de sa condamnation, ses avocats ayant reproché à un des jurés de n’avoir pas dévoilé à la cour qu’il avait lui-même été victime d’abus sexuel. L’homme l’avait révélé dans une série d’interventions dans les médias à l’issue du procès, mais cela n’était pas suffisant aux yeux de la juge pour motiver l’ouverture d’un nouveau procès.

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