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Décès d’Elizabeth II : 10 anecdotes au sujet de la reine adorée

Elizabeth II est décédée.

Elizabeth II. | © Jonathan Brady / POOL / AFP

People et royauté

La reine Elizabeth II est décédée à l’âgée de 96 ans après 70 années sur le trône.

 

Premier couronnement télévisé

Le 2 juin 1953. En raison d’une météo favorable, c’est la date choisie par des experts pour le couronnement d’Elizabeth à Westminster Abbey. À 26 ans, cela fait pourtant déjà 15 mois que la jeune femme est reine. Le moment, ô combien historique, est retransmis à la télévision en mondovision. Il s’agit tout simplement de la première fois de l’Histoire qu’un couronnement peut être suivi par des téléspectateurs en direct, puis dans des salles de cinéma. On estime que 277 millions de personnes ont suivi l’événement de par le monde.

Un règne record

Vertigineux. Dès 2015, Elizabeth II battait le record de longévité sur le trône du Royaume-Uni, surpassant la reine Victoria, son arrière-arrière-grand-mère. Cette dernière, qui incarne notamment l’apogée de l’Angleterre et l’industrialisation effrénée du 19e siècle, aura régné 63 ans et sept mois. Après 70 années de règne, Elizabeth II affiche quant à elle 21.000 engagements officiels au compteur, dont 150 visites à l’étranger au sein du seul Commonwealth. Le pays européen que Sa Majesté a le plus visité ? La France.

Langue de Molière

La transition était donc toute trouvée. Elizabeth II maîtrise parfaitement notre langue, et ce sans traducteur de la Cour. Elle avait appris le français alors qu’elle était encore princesse, et seul un léger accent trahit sa nationalité. « La tradition anglo-saxonne est un peu à la tradition latine en Europe ce que l’huile est au vinaigre, il faut les deux pour faire la sauce », avait-elle déclaré en français lors d’un événement officiel avec le président François Mitterrand en 1992. Selon Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l’Élysée et ancien ministre des affaires étrangères, il s’agissait d’ailleurs de son « président français préféré ».

Exception belge

Les familles royales belges et britanniques sont intimement liées. La mère de la reine Victoria, encore elle, était la soeur de Léopold 1er. « C’est Victoria qui a aidé Léopold II à trouver sa femme et avoir une descendance », affirme Pierre De Vuyst, journaliste spécialiste des monarchies. Si l’histoire entre les deux royaumes est relativement tumultueuse, la réconciliation aura lieu grâce à Elizabeth II et Baudouin dans les années 1960. La reine, qui ne se déplace que très rarement pour des funérailles à l’étranger, s’est rendue à Bruxelles en 1993 pour saluer une dernière fois le roi des Belges.

Flair hors pair

De De Gaulle à Donald Trump, de Churchill à Obama en passant par Kennedy et Mandela. Elizabeth II a croisé la route de toutes les figures politiques majeures des 20e et 21e siècles. Si la reine incarne parfaitement la neutralité sur l’échiquier géopolitique, elle n’en garde pas moins un instinct unique en son genre. La souveraine aurait tout de suite cerné Vladimir Poutine. « Les chiens ont des instincts intéressants, n’est-ce pas ? », aurait-elle glissé alors qu’un chien aboyait en direction du président russe lors d’une visite d’État en 2003. Peu protocolaire, mais prophétique.

Juteuse passion

Il y a deux choses que la reine aime plus que tout au monde : ses Corgis et ses chevaux. Passionnée d’équitation depuis son plus jeune âge, Elizabeth II a transformé cette échappatoire en véritable petit business. En 2019, on estimait que ses chevaux lui avaient rapporté pas moins de 7,77 millions de livres sterling (soit 8,7 millions d’euros) en 31 ans. La grand-mère de William et Harry a remporté plus de 500 courses sur certains des plus prestigieux parcours. Ce n’est donc pas un hasard si elle posait avec deux chevaux à la robe blanche pour le portrait officiel de ses 96 printemps.

Drôle de ménagerie

On frôle le surréalisme belge. Comme le veut la Common Law, loi délicieusement absurde datant du 14e siècle, Elizabeth II est propriétaire de la plupart des cygnes qui barbotent dans la Tamise. Ils sont recensés chaque année en juillet au cours d’une cérémonie aussi antique que champêtre, et étaient récemment au nombre de 88. Elle possède aussi tous les esturgeons, baleines, marsouins et dauphins du Royaume-Uni. Ni plus ni moins.

Pince-sans-rire

Sa réputation la précède. Symbole de la monarchie constitutionnelle, la Britannique aux 70 ans de règne reste quelqu’un de simple et qui aime rire. Un trait de caractère qu’elle partageait avec son époux, feu le prince Philip, tous deux adeptes de petites phrases qui font mouche. « La reine a un sens de l’humour très aiguisé et est une grande imitatrice. Elle peut reproduire tous les accents, y compris le mien »avait révélé sa styliste Angela Kelly, originaire de Liverpool.

Le sens du style

Impossible de parler de la reine sans parler de mode. Jaune canari, bleu électrique, vert pomme… Elizabeth II a arboré une impressionnante palette au fil des décennies. Et pas seulement par goût. Manière d’honorer un pays ou un événement, ses tenues colorées sont aussi un moyen pour ses agents de sécurité de la repérer instantanément dans la foule.

Elizabeth Poppins

Depuis 1968, la monarque ne quitte pas jamais son sac à main de la maison Launer. Un accessoire dont elle se sert pour faire passer des messages simples et (très) efficaces à son staff. Le sac est sur le sol ? Elle aimerait écouter une conversation. Il est sur la table ? Elle souhaite quitter les lieux sans plus attendre. Redoutablement efficace.

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