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« Je ne peux pas admirer Jean-Luc Godard » : Gérard Darmon explique son désamour pour le réalisateur dans « C à vous »

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Gérard Darmon. | © PHOTOPQR/LE PARISIEN/LP / Arnaud Journois

People et royauté

C’est une séquence qui fait le tour de la toile. Ce mercredi 14 septembre, alors qu’il était invité sur le plateau de C à Vous sur France 5, Gérard Darmon s’est permis de dire tout le bien qu’il pensait du réalisateur Jean-Luc Godard, décédé ce mardi.

 

Alors qu’il était venu présenter sa dernière pièce de théâtre Une situation délicate dans laquelle il joue aux côtés de Clotilde Courau et Max Boublil, la présentatrice Anne-Elizabeth Lemoine lui demande s’il a quelque chose à dire par rapport au décès de Jean-Luc Godard après une séquence hommage. « Pas spécialement », répond aussitôt l’acteur.

Un ange passe sur le plateau et Gérard Darmon enchaîne alors : « J’ai peur d’être à contre-courant en m’exprimant sur ce Monsieur qui était le cinéaste qu’il était – ce n’était pas ma tasse de thé – mais c’est surtout l’homme qu’il était qui n’a pas été très bienveillant pour ma communauté, pour les Juifs en général et pour Israël en particulier. » Il ajoute : « Je trouve que les propos qu’il a tenus étaient absolument inadmissibles, c’était de l’antisémitisme, c’était du négationnisme, c’était du révisionnisme, et je pense que j’ai été plus touché par la disparition de la reine Elizabeth que par Jean-Luc Godard, pardonnez-moi. Mais je ne peux pas admirer quelqu’un qui hait à ce point-là les Juifs, ce n’est pas possible. »

Toujours dans le plus grand des calmes, le comédien de 74 ans ajoute : « Paix à son âme, mais ce n’est pas quelqu’un que j’apprécie, que j’aime. […] C’est tout ce que je peux dire sur lui, je n’ai pas aimé la façon dont il a traité le peuple juif et Israël. Je n’ai pas aimé cette façon qu’il a eue de revoir l’histoire », a-t-il déclaré. Et de conclure : « Qu’il ait ses idées, qu’il soit pro-palestinien, c’est bien, et moi je suis pour d’une certaine façon aussi. Mais pas dire que « les juifs de la Shoah s’étaient faits tuer exprès comme des moutons pour que trois ans après on reconnaisse Israël » et quand je pense que certains adhèrent à ce genre de propos, pardonnez-moi, mais je trouve ça honteux. »

Darmon fait notamment référence à des propos polémiques tenus par le réalisateur de la Nouvelle Vague et relayés par le cinéaste Alain Fleischer dans le livre Courts-circuits : « Les attentats-suicides des Palestiniens pour parvenir à faire exister un Etat palestinien ressemblent en fin de compte à ce que firent les juifs en se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans les chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l’Etat d’Israël. »

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