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Le brillant destin du prince Gabriel de Belgique

Le prince Gabriel affiche une détermination sans faille depuis sa médiatisation. | © BRUSSELS, BELGIUM - SEPTEMBER 30 : Their Majesties the King and Queen and Her Royal Highness Princess Elisabeth attend the Blue Hat Parade at the Royal Military School (KMS) in Brussels. The parade is the ceremonial handing over of the blue cap to the student officers who have passed their Military Initiative Phase (MIF). The King presents the blue cap to the apprentices of the platoon to which His Royal Highness Prince Gabriel belongs. Ceremony pictured on SEPTEMBER 30, 2022 in Brussels, Belgium, 30/09/2022 ( Photo by Philip Reynaers / Photonews

People et royauté

Deuxième dans l’ordre de succession au trône, le prince Gabriel (19 ans), qui a intégré fin août l’École royale militaire de Bruxelles, a reçu son béret bleu des mains de son père, le roi Philippe, sous l’œil ému de sa mère et de sa sœur aînée. Une étape importante dans la médiatisation d’un membre de la famille royale.

 

Par Christian Marchand

Petit à petit, la Belgique découvre un nouveau personnage de la famille royale qui, à l’avenir, risque bien d’attirer les projecteurs sur lui. Gabriel a 19 ans depuis le 20 août dernier et les médias étrangers lui promettent un brillant destin. Il y a quelques mois, la presse s’était d’ailleurs enflammée pour une pseudo-idylle du prince avec la princesse héritière néerlandaise Catharina-Amalia. Un détail pour beaucoup, sauf que Gabriel est deuxième dans l’ordre de succession au trône et que, comme le rappelle la RTBF elle-même, « il suffirait que sa sœur
Élisabeth renonce ou soit dans l’incapacité de devenir reine pour qu’il devienne le prochain roi des Belges ». Aujourd’hui, Gabriel serait parmi les dix princes les plus en vue d’Europe.

Jusqu’ici, il s’est plutôt montré en compagnie de sa sœur Élisabeth (à deux reprises, ils ont fait ensemble la couverture de Paris Match), bénéficiant de l’aura de la future reine, et de sa famille, lors de sorties médiatisées. Mais, en suivant quasi comme son aînée cette formation en sciences sociales et militaires à l’ERM, il franchit un palier.

Comme l’explique le site de la monarchie belge, il a, jusqu’à ses 16 ans, été scolarisé en néerlandais au collège Saint-Jean Berchmans à Bruxelles. Il parle couramment le français, le néerlandais et l’anglais. Et, avant d’entrer à l’École royale militaire, il a achevé une formation préparatoire d’un an au Royaume-Uni, et a obtenu son baccalauréat international en anglais à l’International School of Brussels. Féru de piano et grand amateur de sport (il pratique le taekwondo, le football, le vélo, le tennis, la voile et la randonnée, et a joué au hockey pendant neuf ans dans un club bruxellois), Gabriel est aussi « un jeune homme bien », comme nous l’ont répété tous ceux que nous avons rencontrés.

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Masquant difficilement sa fierté de père, le roi Philippe remet le béret bleu à Gabriel. ©Philip Reynaers / Photonews

Le Prince s’engage régulièrement comme bénévole pour soutenir les personnes les plus vulnérables. Durant la crise du coronavirus, il a eu de nombreux contacts téléphoniques pour soutenir des personnes âgées isolées résidant en maison de repos. Depuis l’âge de 8 ans, il est actif dans les mouvements de jeunesse, notamment les scouts où il a été, ces dernières années, chef de patrouille. Bref, Gabriel a tout du gendre idéal.

Derrière cette avancée médiatique se cache, en réalité, une vraie réussite : la monarchie belge a pris un coup de jeune. « Qui aurait pu penser, au moment de l’abdication d’Albert II à l’été 2013, que la famille royale allait devenir l’une des plus enviées en Europe ? » interroge un spécialiste. « À l’époque, beaucoup se posaient tellement de questions sur l’avenir du roi Philippe que celui-ci semblait condamné au strict minimum médiatique pour éviter tout piège. Et, aux yeux des observateurs étrangers, la reine Mathilde apparaissait comme le seul élément glamour de cette Belgique plutôt morose, en proie à des luttes politiques et communautaires. Dix ans après, le royaume semble effectivement avoir bénéficié d’une cure de jeunesse. Non seulement le Souverain a confondu tous ses détracteurs mais, comme un feuilleton qui a trouvé de nouveaux héros, il ne se passe plus un mois sans que des épisodes soigneusement mis en valeur viennent égayer la vie au palais et ravir les Belges. »

 

©Philip Reynaers / Photonews

Tout le mérite en revient d’abord aux principaux concernés, en l’occurrence la princesse Élisabeth et le prince Gabriel : la première réussit un sans-faute dans l’apprentissage de son futur métier de reine et, à sa façon d’être, ajoute une beauté naturelle qui se transforme petit à petit. « L’adolescente », explique un autre observateur des médias, « est devenue une ravissante jeune femme qui n’a rien perdu de sa spontanéité, comme elle l’a magnifiquement montré lors de la cérémonie de ses 18 ans. Une réussite par la modernité de la cérémonie, mais aussi par l’image de liberté qui en a été donnée. De jeunes danseurs, une franchise dans les propos et de la sensualité, qui aurait pu imaginer cela pour l’anniversaire d’une jeune princesse de Belgique ? » Depuis, le prince Gabriel marche sur les traces de sa sœur. Et, comme elle, il est mis en avant au bon moment.

« La Belgique est devenue le symbole d’une monarchie 2.0 », explique encore notre interlocuteur. « Elle est plus sexy et cette image est tout profit pour le pays sur la scène internationale. Une cellule de communication travaille l’image de la nouvelle génération. Des comptes Facebook et Instagram sont régulièrement alimentés. Mais il convient d’insister sur un fait : tout cela n’est guère fabriqué ou imposé, c’est le naturel qui l’emporte. Et cela n’existe que grâce à la grande intelligence du roi Philippe et de la reine Mathilde, dont le système éducatif a été parfait. Qu’il s’agisse d’Élisabeth et de Gabriel ou de leurs frère [Emmanuel] et sœur [Éléonore], leurs enfants sont des êtres sains, certes parfaitement à l’aise avec leur époque, mais avant tout respectueux de leur héritage familial. Sans vouloir rappeler des jours difficiles, c’est surtout une grande victoire pour le roi Philippe, qui avait juré ne jamais imposer à ses enfants ce qu’il avait vécu lui-même dans son enfance. »

Dernier détail : le Palais nous confirme qu’aucun événement officiel ne devrait marquer les 21 ans de la princesse Élisabeth, ce 25 octobre. « Aujourd’hui, la majorité est à 18 ans », explique le porte-parole Xavier Baert. « Et la Princesse étudiera à Oxford ce jour-là. »

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La reine Mathilde n’aurait manqué l’événement pour rien au monde

Les souverains entourés par leur fils Gabriel et leur fille Élisabeth. ©Philip Reynaers / Photonews

Et il en est de même pour la princesse héritière Élisabeth. Ce vendredi 30 septembre 2022, toutes les deux se trouvaient à l’École royale militaire de Bruxelles pour voir le prince Gabriel recevoir son béret bleu des mains de son père. Le roi Philippe avait en effet pour mission de remettre ce couvre-chef aux élèves officiers du peloton dont fait désormais partie son fils : il témoigne de la réussite de leur phase d’initiation de six semaines au camp militaire d’Elsenborn, à l’est du pays.

Un passage obligé permettant d’acquérir les qualités militaires professionnelles, physiques et mentales nécessaires pour poursuivre cette formation qui assurera leur intégration au sein des forces armées. Cette première étape s’était achevée la veille, comme le précisait le Palais sur Instagram, à travers une vidéo montrant le deuxième des quatre enfants du couple royal en pleine action avec ses condisciples.

Pour cette cérémonie qui a dû lui rappeler bien des souvenirs, puisqu’elle l’a vécue il y a juste deux ans, la duchesse de Brabant, qui arborait une nouvelle coupe de cheveux plus courte, s’affichait dans une robe-manteau à imprimé prince-de-galles et double boutonnage accordée à une pochette et des escarpins bordeaux. Un look sobre qui tranchait avec celui de sa mère.

Mathilde n’avait pas hésité à hisser les couleurs pour ce grand jour de la vie de l’aîné de ses deux fils : elle avait réenfilé son tailleur jaune bouton d’or Natan, l’associant à l’orange de sa blouse à col lavallière, ses gants, ses souliers, sa minaudière et le bibi « feuilles d’érable » qu’elle portait en 2018 à Ottawa, au Canada.

Suivant les pas de sa grande sœur, le prince Gabriel a intégré l’ERM le 22 août 2022, deux jours après avoir fêté ses 19 ans. Il y étudie les sciences sociales et militaires lors de cours donnés en néerlandais, après avoir passé un an en Angleterre où il a suivi une formation préparatoire axée sur les matières STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) au National Mathematics & Science College de Coventry, dans le Warwickshire.

(D.B.)

 

©Philip Reynaers / Photonews

 

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