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Accusé d’antisémitisme, Kanye West est « heureux » d’avoir « dépassé la limite »

Accusé d'antisémitisme, Kanye West est « heureux » d'avoir « dépassé la limite »

Kanye West, le 9 février 2020. | © Jean-Baptiste Lacroix / AFP

People et royauté

L’artiste américain de 45 ans ne semble éprouver aucun regret sur ses récentes déclarations jugées antisémites.

 

D’après un article Paris Match France de Léa Bitton

Kanye West assume clairement ses propos. Accusé d’antisémitisme depuis ses récentes diatribes sur les réseaux sociaux, l’artiste américain de 45 ans a lâché quelques mots à un journaliste de Page Six l’ayant croisé à la sortie d’une projection ce mercredi. « Si vous critiquez quelqu’un parce qu’il est mauvais en affaires, ça veut dire que vous êtes antisémite. Je suis heureux d’avoir dépassé la limite puisque ça veut dire qu’on va pouvoir ouvertement parler du fait d’être banni d’une banque », a-t-il dit avant de se qualifier comme étant « l’homme noir le plus riche de l’histoire américaine ».

Dans sa déclaration, l’ex-époux de Kim Kardashian parle de JPMorgan Chase, la banque américaine dont il est client. Selon un document relayé par Candace Owens, une proche de Donald Trump, JPMorgan Chase aurait rompu ses relations avec Kanye West et sa société Yeezy. Aucune justification n’est donnée dans la lettre mais il se pourrait que ses propos antisémites soient la cause de cette discorde. Kanye West aurait jusqu’à la fin du mois de novembre pour trouver un nouvelle banque.

C’est aux côtés de cette conservatrice américaine que Kanye West avait provoqué un tollé en portant le tee-shirt « White Lives Matter » lors du défilé Yeezy organisé pendant la Fashion Week parisienne. Un slogan évidemment détourné de « Black Lives Matter» , incarnant le combat contre le racisme aux États-Unis.

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Il y a quelques jours, l’interprète de « Stronger » avait partagé une capture d’écran de messages échangés avec P. Diddy sur son compte Instagram, dans lequel il lui disait : « Je vais t’utiliser comme exemple pour montrer aux Juifs qui t’ont dit de me téléphoner que personne ne peut me menacer ou m’influencer ». Ces mots lui avaient valu d’être bloqué par le réseau social de Mark Zuckerberg.

Le père de North (9 ans), Saint (6 ans), Chicago (4 ans) et Psalm (3 ans) s’était alors rabattu sur Twitter pour exprimer son mécontentement et avait écrit : « Je vais jouer à « Death Con 3 » sur LES JUIFS. Ce qui est drôle, c’est que je ne peux pas être antisémite parce que les noirs sont en réalité juifs. Vous m’avez manipulé et essayez d’évincer quiconque s’oppose à vos plans ». « Death con » serait une allusion à DEFCON, l’échelle du niveau d’alerte des forces armées des États-Unis.

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